Chouette, j’ai grandi ! – Carl Norac & Claude K. Dubois

Chouette, j'ai grandi !

  Titre : Chouette, j’ai grandi !
  Auteur
 :  Carl Norac
  Illustrateur
 : Claude K. Dubois
  Titre original 
: 
  Traducteur 
:
  Éditeur :
L’école des loisirs
  Date de publication : 2012
  Nombre de pages : 26

  Quel âge ? : 3 ans

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Lola voudrait bien grandir plus vite. Elle a trouvé un jeu secret pour se rassurer. Le matin, elle saute plusieurs fois devant le miroir : «Chouette, j’ai grandi ! Chouette, j’ai grandi !» Mais, ce vendredi, à l’école, il y a encore Frankie qui lui dit : «Hé, voilà Lola, la petite ! Tu n’es pas venue en petite auto avec ta petite poupée?»

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Loup, Loup, y es-tu ? – Mario Ramos

Loup loup y es tu

   Titre  : Loup, Loup, y es-tu ?
    Auteur : Mario Ramos

    Illustrateur : Mario Ramos
    Titre original : –
    Traducteur : 
    Éditeur Ecole des loisirs
    Date de publication : 2006
    Nombre de pages  16
    Quel âge ? : A partir de 3 ans
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Promenons-nous dans le bois,
Tant que le loup n’y est pas.
Loup, loup, y es-tu ?
Loup, loup, que fais-tu ?
Silence ! Je dors!

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Journal d’Hirondelle – Amélie Nothomb

 

Journal d'Hirondelle    Titre  Journal d’Hirondelle
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2006
    Nombre de pages  144

 
 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

C’est une histoire d’amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou.

 

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Voyage de noces avec ma mère – Véronique Sels

Voyage de noces avec ma mère

   

    Titre  : Voyage de noces avec ma mère
    Auteur : Véronique Sels 
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Seuil
    Date de publication : 2015
    Date de la première publication : 2015
    Nombre de pages :  196

 
 
 

Quatrième de couverture :

Anne, fraîchement mariée à Raphaël, choisit la côte Ouest des États-Unis et une Ford Mustang rouge décapotable pour son voyage de noces. Joyeuses perspectives pour ce duo amoureux. Mais c’est sans compter sur sa mère, en plein divorce, qu’ils embarquent avec eux, n’ayant pas le coeur de la laisser seule avec son chagrin.
Commence alors un road trip burlesque, où les personnages, une jeune mariée enceinte à bout de nerfs, une mère dispersée autant qu’envahissante et un gendre – à première vue – idéal, règlent leurs comptes, se déclarent l’amour ou la guerre, et ne cessent d’interroger les liens qui les unissent les uns aux autres. Dans ce roman, savant mélange d’épisodes hilarants et émouvants, Véronique Sels aborde avec finesse des sujets complexes et universels tels que le couple, la famille ou la relation mère-fille.

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Acide sulfurique – Amélie Nothomb

 


Acide sulfurique    Titre  
Acide sulfurique
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2005
    Nombre de pages  198

 
 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle. »

 

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Biographie de la faim – Amélie Nothomb

 

    Biographie de la faimTitre  Biographie de la faim
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2004
    Nombre de pages  252

 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

La faim, c’est moi.

 

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Antéchrista – Amélie Nothomb

Antechrista

    Titre  Antéchrista
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2003
    Nombre de pages  168

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

J’avais seize ans. Je ne possédais rien, ni biens matériels, ni confort spirituel. Je n’avais pas d’ami, pas d’amour, je n’avais rien vécu. Je n’avais pas d’idée, je n’étais pas sûre d’avoir une âme. Mon corps, c’était tout ce que j’avais. »

 

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Robert des noms propres – Amélie Nothomb

Robert des noms propres  

    Titre  Robert des noms propres
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2002
    Nombre de pages  171

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Pour un écrivain, il n’est pas de plus grande tentation que d’écrire la biographie de son assassin.
Robert des noms propres : un titre de dictionnaire pour évoquer tous les noms qu’aura dits ma meurtrière avant de prononcer ma sentence. C’est la vie de celle qui me donne la mort.

Ce que j’en pense :

Le livre débute sur une naissance dans des conditions particulières. Sa mère contre l’avis de tous souhaite pour le nouveau né un prénom hors du commun pour que sa fille soit une personne extraordinaire. Elle s’appellera Plectrude. Effectivement l’enfance et la vie de Plectrude ne sont pas banales.

Aucun doute, Robert des noms propres est un roman d’Amélie Nothomb. On y trouve les thèmes préférés de l’auteur la beauté, la perfection de l’enfance, la mort… Comme toujours, son héroïne a un prénom hors du temps, elle est dans tous les extrêmes, elle est différente. Tous les ingrédients qui me plaisent d’habitude chez cet auteur n’ont pas opéré ici. J’ai détesté l’habitude de Clémence (la mère). Sans dire que je n’ai pas cru à l’histoire de Plectrude car les récits d’Amélie Nothomb ne sont pas faits pour être crus mais je n’ai pas réussi à ressentir un quelconque sentiment de cette jeune héroïne.

Et la fin, pour moi c’est une catastrophe, l’auteur a l’audace d’entrer dans le roman ce qui aurait pu donner avec le talent d’Amélie Nothomb être un évènement original et un fait exceptionnel, mais c’est beaucoup trop rapide et ça n’apporte vraiment rien au récit. Le seul bénéfice que je vois à cette fin des plus singulières c’est de faire référence aux autres romans de l’auteur.

Vous l’aurez compris, si vous voulez lire un roman d’Amélie Nothomb ne commencez pas par Robert des noms propres.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Cosmétique de l’ennemi – Amélie Nothomb


Cosmétique de l'ennemi  

    Titre  Cosmétique de l’ennemi
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2001
    Nombre de pages  140

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime.
La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d’avance. Il lui a suffi de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé. De toute façon, le hasard n’existe pas.

Ce que j’en pense :

Jérôme Angust se prépare à partir en voyage d’affaire vers Barcelone. Son avion est annoncé avec du retard l’obligeant à attendre à l’aéroport. Il essaie de faire passer le temps en débutant un livre lorsque qu’un homme s’assoit à côté de lui et engage la conversation.  Il se présente sous le nom de Textor Textel et prétend être Hollandais. Jérôme Angust n’apprécie pas cette arrivée dans son monde d’autant plus que l’homme est d’emblée impoli et sans gêne. Dans un premier temps, Jerome demande à l’homme de le laisser tranquille ce que Textor Textel n’entend pas puisqu’il commence à lui raconter sa vie. Les faits énoncés deviennent de plus en plus horribles et dérangeants, au fil du discours Jerome découvrira que cet inconnu ne l’est pas tant que ça.

Amélie Nothomb nous livre ici un très court roman qui n’est constitué que d’un dialogue entre ces deux personnages. C’est sa spécialité, elle se définit d’ailleurs elle-même  comme dialoguiste plus que comme auteur. Dans cosmétique de l’ennemi, elle excelle, on ressent qu’elle prend beaucoup de plaisir à écrire et à concocter chacune des phrases de ce dialogue et le lecteur prend également beaucoup de plaisir à les lire. Elle s’amuse à faire passer sa victime par différents stades, allant de la compréhension à la colère en passant par l’agacement, la résignation et on se délecte à suivre cette situation insupportable dans laquelle elle met ce pauvre Jérôme. Imaginez un homme qui vient vous raconter sa vie alors que vous n’avez pas envie de l’écouter, auriez-vous autant de patience que Jérôme Angust ? Personnellement, j’ai bien peur que oui donc je sais à quel point cette situation est désagréable.

Le dénouement est étonnant mais j’ai trouvé que malheureusement la fin est un peu surfaite.

Cosmétique de l’ennemi  est un très bon livre s’il l’on veut découvrir les talents de dialoguiste d’Amélie Nothomb mais il ne restera pas comme mon livre préféré de cette auteur.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Métaphysique des tubes – Amélie Nothomb


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    Titre  Métaphysique des tubes
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2000
    Nombre de pages  171

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Ensuite, il ne s’est plus rien passé.

Ce que j’en pense :

Après Stupeur et tremblements qui retrace la première expérience professionnelle nippone d’Amelie Nothomb, dans Métaphysique des tubes, nous retrouvons l’auteur au Japon mais cette fois ci elle est beaucoup plus jeune car nous la suivons dans ses trois premières années.

Avons nous des souvenirs précis de notre petite enfance ? Il semblerait que non pour le commun des mortels mais Amélie Nothomb ne ressemble à personne comme vous le verrez grave à cette lecture. Elle passe du statut de tube à celui de Dieu avec une aisance inouïe.

Elle nous livre une autobiographie gaie et enjouée. C’est avec délectation que j’ai suivi le regard de cette enfant sur le monde des adultes qui l’entoure. Cette petite Amélie Nothomb est tout à fait en adéquation avec le personnage « Amélie Nothomb – écrivain » que nous connaissons aujourd’hui, elle ne manque pas d’imagination et son regard, sa perception n’est jamais celui que l’on attend. On avait découvert dans ces romans précédents la fascination et la vénération de l’auteur pour  » la petite fille », c’est tout cet univers que l’on retrouve ici.

En tant que parent, ce roman me fait réfléchir. Peut on vivre avec son enfant, tout connaître de lui et pourtant être aussi éloigné de ce qu’il pense et ressent.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Les vacances d’un serial killer – Nadine Monfils


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    Titre  Les vacances d’un serial killer
    Auteur : Nadine Monfils
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Belfond
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages  235

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances tant attendues. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane.

Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s’enfuit. Furieux, Alfonse s’arrête dans un snack pour s’enfiler une bière pendant que les deux ados, avec leur manie de tout filmer, s’amusent à planquer leur caméra dans les toilettes, histoire de recueillir quelques images truculentes. La famille Destrooper reprend finalement la route. À l’arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leur vidéo. Quand, soudain, ils découvrent à l’écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute ! Et, pour couronner le tout, la magnifique pension dans laquelle les Destrooper ont prévu de séjourner est un rade pourri. Les vacances en enfer ne font que commencer… Une comédie décapante, teintée d’humour noir et d’un zeste de poésie, un hymne à la Belgique.

Ce que j’en pense :

Les vacances d’un serial killer est un roman policier pas tout à fait comme les autres.

Les Destrooper, une famille belge, part en vacances en mer du Nord dans une petite et calamiteuse pension de famille conseillée par un ami du père (enfin depuis peu). La famille Destrooper est des plus stéréotypées. Alfonse, le père, est le roi de la boulette sauce lapin et un fan inconditionnel du tunning. Josette, la mère, adore se plonger dans les magazines poeple et rêve de plages du Sud et de farniente. Steven et Lourdes, les enfants, sont des adolescents peu travailleurs et rêvent de cinéma. Et enfin Mémé Cornemuse, voyage en caravane et est une grand mère des plus olé-olé que je vous laisse découvrir.

Les vacances ne vont pas se passer tout à fait comme prévues et rapidement virer à la catastrophe pour la famille Destrooper.

Nadine Monfils nous propose un livre bourré d’humour et de clichés, on a l’impression de suivre la famille Bidochon en vacances. C’est très drôle ! Je ne suis pas belge mais j’ai grandi non loin du plat pays et j’ai donc adoré retrouver des images de ma jeunesse, ne serait ce que les vacances en mer du Nord (Berck sur mer pour moi) et le vocabulaire propre à la région. Mais voilà, ce livre est comme une bière belge que l’on déguste, au début c’est plaisant et rafraîchissant mais à la fin ça devient soulant. D’autant plus que le récit ne porte pas de réel suspense mais s’il est vrai que l’on se demande pendant toute la lecture qui est le serial killer qui donne son nom à l’ouvrage car attention dans ce roman un serial killer peut en cacher un autre.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges : 
# Un genre par mois – Chez Iluze
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Stupeur et tremblements – Amélie Nothomb

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    Titre  Stupeur et tremblements
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 1999
    Nombre de pages  175

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n’étais la supérieure de personne. On pourrait dire les choses autrement. J’étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques. Donc, dans la compagnie Yumimoto, j’étais aux ordres de tout le monde.

Ce que j’en pense :

Dans Stupeur et tremblements, nous suivons la jeune Amélie Nothomb alors qu’elle vient de décrocher son premier emploi dans la compagnie Yumimoto au Japon, pays qu’elle affectionne particulièrement et don elle parle la langue. Mais très vite ce qui apparaît comme une occasion inespérée d’accéder à un poste d’interprète vire à une véritable descente aux enfers.

Amélie-San découvre à ses dépens la toute puissance de la hiérarchie dans l’entreprise qui plus est japonaise.

Amélie Nothomb nous relate sa première expérience professionnelle avec beaucoup d’autodérision ce qui donne à ce texte qui aurait pu être ennuyeux un ton particulier qui le rend délectable. La puissance des mots et des formules sont au rendez vous comme dans chacun de ces romans. J’aime retrouver dans chacun de ses romans des points des repères… Dans stupeur et tremblements, la beauté exceptionnelle est incarnée par Fubuki Mori, sa supérieure directe.

On voit apparaître entre ces lignes ce qui pourrait être une critique de cette société où le dictat de la dignité et l’honneur est omniprésent mais il n’en est rien car le récit est conduit avec un amour évident du Japon, des japonais et des japonaises.

Stupeur de tremblements est une satire du monde du travail qui se situe au Japon mais que l’on peut, de nos jours, aisément étendre à nos pays occidentalisés.

Beaucoup disent qu’Amélie Nothomb est un affabulatrice et que ce récit n’est pas autobiographique. Personnellement, cela m’est égal de savoir si ce qui est contenu dans ce roman est véridique ou non. J’ajouterai même que si récit émerge de son imagination, il n’en est que plus réussi !

Pour finir, je suis toujours intriguée par le choix des titres que les auteurs donnent à leur livre et c’est avec beaucoup de plaisir que tout s’explique dans la dernière partie comme un cadeau que l’auteur offre à ses lecteurs.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Mercure – Amélie Nothomb

Mercure Amélie Nothomb

   

    Titre  Mercure
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2000
    Nombre de pages  190

 
 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Sur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet ; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage.
Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir les étranges mystères qui unissent ces deux personnages. Elle saura pourquoi Hazel se résigne, nuit après nuit, aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit un amour fou, paroxystique. Au coeur de ce huis clos inquiétant, la romancière du  » Sabotage amoureux  » et d' » Attentat  » retrouve ses thèmes de prédilection : l’amour absolu et ses illusions, la passion indissociable de la perversité.

Ce que j’en pense :

Mercure est l’un des premiers livres d’Amélie Nothomb que j’ai lu. Je lui avais attribué le titre de « Mon livre préféré de cet auteur », je le conseillais à tout le monde. Alors en me proposant de le relire une quinzaine d’années après, j’avais une certaine pression… Va t il être à la hauteur de mes souvenirs ? Et surtout, la lecture sera t elle aussi envoutante en connaissant la fin car j’ai un souvenir très fort du dénouement ?

Dans Mercure, Amélie Nothomb nous entraine une nouvelle fois dans un univers déroutant. L’histoire d’Hazel et d’Omer Loncours est des plus singulière. En effet, Hazel est une jeune fille défigurée qui vit recluse sur une ile déserte au large des côtes normandes avec pour seul compagnon, Loncours, un vieillard plutôt antipathique qui s’occupe d’elle et a fait d’elle sa pupille. Leur histoire va être chamboulée par l’arrivée de Françoise, une jolie infirmière, qui vient au chevet d’Hazel souffrante.

Un roman dans lequel Amélie Nothomb met toute son énergie. Avec Mercure, on entre de plein fouet dans l’univers d’Amélie Nothomb, des dialogues cyniques et déstabilisants, une idée de départ farfelue, une grande place à la beauté et bien sur un acte d’amour poussé à outrance qui semble justifier tous les excès.

Ce livre a deux fins bien différentes, Amelie Nothomb nous avoue qu’elle n’a pu décider entre ces deux fins, j’ai personnellement préférée la première qui selon moi correspond plus à l’atmosphère des précédents livres de l’auteur.

Une histoire divertissant que l’on peut lire comme un roman policier servi par la plume fluide et divinement perverse.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Attentat – Amélie Nothomb

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    Titre  Attentat
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2001
    Nombre de pages  153

 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

La première fois que je me vis dans un miroir, je ris : je ne croyais pas que c’était moi. À présent, quand je regarde mon reflet, je ris : je sais que c’est moi. Et tant de hideur a quelque chose de drôle. Épiphane Otos serait-il condamné par sa laideur à vivre exclu de la société des hommes et interdit d’amour ? Devenu la star paradoxale d’une agence de top models, Épiphane sera tour à tour martyr et bourreau, ambassadeur de la monstruosité internationale et amoureux de la divine Éthel, une jeune comédienne émue par sa hideur.Sur un thème éternel, l’auteur d’Hygiène de l’assassin et des Catilinaires nous offre un conte cruel et drôle.

Ce que j’en pense :

Attentat est une version moderne de Notre dame de Paris revisitée par Amélie Nothomb. Épiphane Otos est laid, affreusement laid, il ressemble à une oreille.  Ethel est une beauté parfaite. Epiphane voue un amour sans limite à Ethel mais elle n’a d’yeux que pour Xavier un artiste peintre raté.

Voilà pour l’histoire, le reste c’est du Amélie Nothomb dans toute sa splendeur… des dialogues finement ciselés, des références artistiques et littéraires parsemés déci delà, quelques pépites du vocabulaire égrenées au fil des pages, des personnages si extrêmes et extravagants que l’on ne peut s’y identifier et évidemment le thème de la beauté qui est redondant dans ces premiers ouvrages. Je viens d’enchainer ces 5 premiers romans au rythme de une par mois et je dois avouer que j’ai hâte de parvenir à un peu de changement dans sa bibliographie.

Le thème du livre est louable, on y parle du dictat de la beauté, de la norme, de la profondeur de l’âme, de l’amour. L’auteur a une façon bien à elle d’évoquer ces sujets, il n’y a jamais rien de classique chez elle, mais le message passe et fait réfléchir.

La fin est inattendue même s’il est vrai que je soupçonne Amélie Nothomb de s’obliger à un tel dénouement car elle est également récurrente dans ces premiers ouvrages.

La phrase « Il n’y a pas d’amour impossible » termine en beauté ce roman sympathique.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Péplum- Amélie Nothomb

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    Titre  Péplum
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 1998
    Nombre de pages  154

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

L’ensevelissement de Pompéi sous les cendres du Vésuve, en 79 après Jésus-Christ, a été le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues. À votre avis, qui a fait le coup ? 
Pour avoir deviné un des plus grands secrets du futur, la jeune romancière A.N.  est enlevée pendant un bref séjour à l’hôpital, et se réveille au XXVIe siècle face à un savant du nom de Celsius. Entre ces deux personnages que tout oppose – elle, furieuse contre ce rapt, lui contre cette fille qui en sait trop – s’instaure une conversation où il sera question de la grande guerre du XXIIe siècle, du réel et du virtuel de voyages dans le passé – mais aussi d’art, de philosophie, de morale.

Ce que j’en pense :

Je dois avouer que j’ai lu Peplum, il y a déjà une dizaine d’années et j’en gardais le souvenir du livre d’Amélie Nothomb que j’avais le moins aimé. Je me suis cependant relancée dans cette lecture pour le challenge Amélie Nothomb organisé par Chinouk.  Et bien !! Surprise !! J’ai passé un très bon moment lecture.

Peplum répond parfaitement à la définition du livre inclassable. Il s’agit en effet uniquement d’un dialogue, on peut donc très bien imaginer ce texte en pièce de théâtre mais elle y décrit également un épisode de sa vie, on peut donc le classer dans les autobiographies mais voilà tout cela se passe au 26ième siècle, on est donc dans du fantastique.

Amélie Nothomb se décrit comme une dialoguiste et s’est vrai qu’elle excelle dans ce domaine, elle nous en fait encore la preuve avec ce roman. On lit 150 pages de joute oratoire dans laquelle chacun essaie de convaincre, de déstabiliser son interlocuteur. Amélie Nothomb profite de ce tête à tête pour aborder des thèmes chers à son cœur comme la beauté, la littérature, la politique, les relations humaines, l’enfance… des thèmes que l’on retrouve déjà dans ces romans précédents.

Ce livre a été édité pour la première fois en 1996, la vision futuriste qu’a à l’époque Amélie Nothomb est sombre mais elle reste étrangement d’actualité.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Les catilinaires – Amélie Nothomb

les-catilinaires    Titre  : Les catilinaires
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 1997
    Nombre de pages :  151
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

La solitude à deux, tel était le rêve d’Emile et de Juliette. Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l’un près de l’autre. Etrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d’abord est venu se présenter, puis a pris l’habitude de s’incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante pour le couple que toutes les foules du monde…

Ce que j’en pense :

A chaque fois que j’ouvre un roman d’Amélie Nothomb, je me demande « Quelle histoire va t elle encore inventer ? ». Dans les catilinaires, elle s’est surpassée car elle nous présente ici une idée de départ saugrenue qu’elle fait converger vers un final tout à fait inattendu.

Emile et Juliette Hazel ont 65 ans, ils sont mariés, unis et heureux depuis 59 ans déjà. Le moment qu’ils attendent depuis toujours est enfin arrivé. Ils sont à la retraite et cherchent une petite maison à la campagne, isolée dans laquelle ils vont enfin pouvoir faire ce dont ils rêvent depuis qu’ils se connaissent, profiter l’un de l’autre, vivre l’un pour l’autre. Ils trouvent une petite maison, parfaite, une très bonne affaire, cette bâtisse ressemble tellement à ce qu’ils espèrent, qu’ils la nomment LA maison.

Les voilà prêts à vivre heureux pour plusieurs années. Mais voilà, qu’un après midi, leur seul voisin Palamède Bernadin vient leur rendre visite… mais ce n’est pas une simple visite de courtoisie comme il est bon ton d’entreprendre avec le voisinage car Monsieur Bernadin va s’incruster chaque jour de 16h à 18h. Pendant ces visites, Palamède Bernadin est très peu bavard, ces hôtes n’arrivent à lui tirer que des « oui » et des « non » et son attitude est plus qu’odieuse.

Juliette et Emile sont des gens bien élevés, ils n’osent donc pas mettre leur « invité » à la porte, cependant ce tortionnaire, comme le nomme le couple, va très vite chambouler la vie toute tracée du vieux couple.

Une fois encore, Amélie Nothomb fait preuve de dialogues savoureux, des personnages hors du commun  et d’un récit rythmé. Elle met en place une atmosphère pesante, cruelle mais aussi jubilatoire. Dans les catilinaires, l’auteur nous permet de réfléchir à la frontière entre le bien et le mal.

Livre lu dans le cadre des challenges :
Amélie Nothomb – Le Challenge – Chez Chinouk
# Le challenge des 170 idées – Chez Herlan

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La peine du menuisier – Marie Le Gall

9782253133186-T    Titre  : La peine du menuisier
    Auteur : Marie Le Gall
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages :  316
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

La narratrice grandit dans une atmosphère lourde de non-dits, dans une maison écrasée par le silence, dont les murs de pierre suintent le mystère… Son père n’est qu’une ombre solitaire. Pourquoi celui qu’elle appelle le Menuisier est-il si lointain ? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil ? Elle aimerait poser des questions, mais on est taiseux dans le Finistère. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance, mesurer l’invisible fardeau dont elle a hérité. D’une plume à la fois vibrante et pudique, Marie Le Gall décrypte l’échec d’une relation père-fille.

Ce que j’en pense :

Marie Yvonne n’est pas un bébé désiré, elle est arrivée tardivement dans une famille qui ne l’attendait pas. Quand elle nait, son père a déjà cinquante deux ans et sa sœur, Jeanne, 18. Jeanne qui déficiente mentalement même si aucun mot n’est donné sur son état. Dans la famille, on compte également Louise, la mère et Mélie la grand-mère.

Marie, alors qu’elle est encore très jeune, se découvre une famille particulière, un père présent mais inexistant, qu’elle n’ose nommer papa et qu’elle appelle le Menuisier, une mère et une grand mère silencieuse. Elle est certaine que ce silence cache un grand et lourd secret. Elle grandit dans une maison remplie de photo de défunts, elle parcourt et admire les cimetières et pourtant pour satisfaire le Menuisier, elle travaille dans à l’école.

Par convenance familiale, elle devient elle aussi taciturne, elle ne laisse échapper aucune émotion, elle n’ose poser aucune question. Elle est pourtant obsédée par le silence et laisse trainer ses oreilles afin de découvrir ce que cache cette morosité.

L’ambiance de ce roman est très lourde, très noire, la mort rode à chaque page. Marie Le Gall a une écriture délicate et sensible, nous sommes dans le Finistère dans années 1950, le roman est parsemé de mots bretons (un glossaire existe pour les non initiés). J’ai trouvé ce roman élégant mais cependant un peu trop long, rapidement j’ai eu l’impression de tourner en rond. Cette sensation est accentuée par le fait que ce roman est constitué d’un seul et long chapitre qui semble interminable.

Un roman qui nous plonge dans la Bretagne des années 1950, des personnages et des paysages typiques à ouvrir uniquement si vous voyez la vie en rose.

 

 

Les combustibles – Amélie Nothomb

couv70753363    Titre  : Les combustibles
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 2002
    Nombre de pages :  89
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres…
Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l’étincelante romancière duSabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu’on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?
Humour, ironie et désespoir s’entre-tissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

Ce que j’en pense :

Les combustibles est le  troisième opus d’Amélie Nothomb publié en 1994. Elle innove en nous proposant ici une pièce de théâtre qui ne répond pas cependant aux classiques du genre car si celle-ci est uniquement constituée de dialogues et contient des didascalies, elle n’est pas divisée en actes et scènes.

Cette pièce a pour unique décor une bibliothèque et fait intervenir trois personnages :

–      Le professeur qui semble être un professeur de littérature, c’est l’érudit, l’amoureux de la grande littérature. Il a d’ailleurs écrit plusieurs thèses à ce sujet.
Le professeur n’a pas de prénom. On sait pourtant avec quelle minutie Amélie Nothomb choisit les prénoms de ces personnages , cela accentue le fait qu’à travers le professeur, c’est ce qu’il représente à savoir l’enseignement, le professorat qu’elle égratigne.
–      Daniel, son assistant et élève. Daniel est instable dans son amour des femmes pourtant son amour des belles lettres est imperturbable.
–      Marina est la petite amie de Daniel, elle est aussi l’élève du professeur. C’est la plus fragile mais aussi la plus humaine des trois.

Nous sommes en temps de guerre, une guerre longue et destructrice. C’est l’hiver, il fait froid, très froid, un froid insupportable. Ces conditions extérieures vont réunir les trois personnages dans cette bibliothèque uniquement meublée de chaise et d’un énorme rayonnage de livres, le reste ayant été brulé pour constituer une source de chaleur. Cette situation extrême obligera les trois personnages à répondre ensemble à la question : Quel livre sacrifie-t-on pour une petite heure de chaleur ? Cette question insupportable pour les passionnés de littérature condamnera Daniel, Marina et le professeur à une bataille verbale et les mènera vers leurs instincts les plus primitifs.

Comme toujours, les mots d’Amélie Nothomb sont précis, incisifs, percutants.  Les phrases s’enchainent sans aucun temps mort.

Dans ce livre, il y a des similitudes avec son premier roman Hygiène de l’assassin, son regard critique sur le monde littéraire et ce personnage qui pousse un autre à la mort.

Sans qu’il soit mon préféré de l’auteur, j’ai beaucoup aimé Les combustibles et je vous invite vous aussi à venir vous réchauffer en désignant le livre que vous seriez prêt à bruler.

 

Livre lu dans le cadre des challenges :
Amélie Nothomb – Le Challenge – Chez Chinouk
# Le challenge des 170 idées – Chez Herlan

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Retour à l’état sauvage – Kévin Iacobellis

retour--ltat-sauvage.jpg    Titre  : Retour à l’état sauvage
    Auteur : Kévin Iacobellis
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Bookelis
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages :  120
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Un matin, je me suis réveillé avec une drôle d’idée, celle de retourner dans la nature. Je n’avais plus envie de mener cette vie d’homme d’affaires, ça m’emmerdait. J’en avais marre d’être matraqué de publicités mensongères et de vivre dans un environnement industrialisé et parsemé de stupidités. Je voulais changer mon train quotidien, le rendre plus serein. Alors, j’ai plié bagages et je suis parti seul pendant une semaine en Amazonie. Mon objectif était de camper pendant un certain temps dans la forêt tropicale, pour découvrir les richesses et déconner un peu avec les autochtones. Je n’imaginais pas que je n’allais plus jamais quitter l’endroit.

Ce que j’en pense :

Dans un premier temps, j’aimerai remercier Kévin Iacobellis pour m’avoir offert cette nouvelle.

Nous sommes le jour de Noel, Luca discute avec sa femme de leurs prochaines vacances. Il veut aller camper pour se rapprocher de la nature. Sa femme préfèrerait partir comme chaque année dans un hôtel de luxe à l’étranger. Ils décident donc d’en parler à leurs invités lors du repas festif, tout le monde trouve ca insensé. C’est pourquoi, Luca décide de partir seul passer une semaine dans la forêt amazonienne. Il ne s’imagine pas que cette expérience va radicalement changer sa vie.

Luca est un homme qui partage sa vie entre sa femme et ses deux garçons adorés et son travail comme directeur de magasin. Abusé par ce monde mercantile et mensonger, il cherche à l’occasion des vacances une vie simple loin de son train-train quotidien. Qui n’a jamais pensé à faire cette même expérimentation le temps d’une semaine ?

Le style narratif de Kévin Iacobellis est très oscillant. Il alterne des phrases subtiles construites de mots délicatement choisis, on approche même la poésie quand il décrit la forêt et des phrases très (trop) proches du langage parlé avec un vocabulaire populaire ou familier. La description de ces compagnons de voyage ou des autochtones est plus que gratinée.

Dans cette nouvelle, l’auteur développe des idées intéressantes qui manquent malheureusement un peu de profondeur et d’originalité.

 

Le sabotage amoureux – Amélie Nothomb

pic_1    Titre  : Le sabotage amoureux
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 2003
    Nombre de pages :  123
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Saviez-vous qu’un pays communiste, c’est un pays où il y a des ventilateurs ? Que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu’un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n’est qu’un épilogue ? Vous l’apprendrez et bien d’autres choses encore dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d’amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un coeur de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d’un cheval qui est un vélo…

 

Ce que j’en pense :

Dans ce très court récit, Amélie Nothomb nous conte sa vie entre 1972 et 1975, période pendant laquelle son ambassadeur de papa est affecté en Chine.  Elle vit dans le ghetto – ghetto international pour ambassadeurs – de San Li Tun à Pékin où tout le monde s’ennuie passablement. Pour s’occuper les enfants décident donc d’entreprendre une guerre cruelle. Puis arrive Elena, petite italienne, incarnation de la beauté enfantine dont Amélie tombera follement amoureuse et qui la poussera à se saboter par amour.

Dans ce récit, tout est dans l‘exagération comme peuvent l’être les mots d’un enfant de 7 ans. Les enfants du ghetto ne se chamaillent pas, ils achèvent la seconde guerre mondiale car la fin a été bâclée. Quand Amélie est à cheval sur son vélo, elle dépasse le mur du son lorsque qu’elle achète des caramels ce sont les friandises les plus célestes du monde sublunaire, sans compter, la prétention, l’arrogance et la mégalomanie de la jeune Amélie -« la beauté du monde, c’était moi », « l’univers existe pour que j’existe »-.  Ces formulations enfantines mêlées à un vocabulaire riche, un style efficace (aucun mot n’est superflu) et des images amusantes font de ce récit un pur moment de bonheur.

Un roman plein de malice à découvrir sans modération.

Livre lu dans le cadre du challenge Amélie Nothomb – Le Challenge – Chez Chinouk