Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson

vieux-voulait-feter-anniversaire-L-G1LJIz   Titre  : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire   
   Auteur : Jonas Jonasson   
   Titre original : Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann   
   Traducteur : Caroline BERG ( Suédois)
   Éditeur : Pocket
   Date de publication <span style=": 2012
   Nombre de pages :  512

 

 

 

 
Quatrième de couverture :

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja…

Ce que j’en pense :

Le titre et la couverture du livre m’ont tout de suite attirés, en les voyant la première chose qu’on se dit c’est « On ne va pas s’ennuyer ».

Et en effet, Jonas Jonasson nous conte l’histoire d’Allan, un presque centenaire, qui s’échappe de la maison retraite pour ne pas participer à la fête donnée en son honneur pour son anniversaire à trois chiffres. Il faut savoir qu’Allan est un homme naïf qui n’a aucune ambition dans la vie autre que celle de vivre le moment présent.  C’est pourquoi en quittant sa chambre, il va tout droit sans avoir d’idée précise sur sa destination. Il se retrouve dans une gare où il dérobe presque par mégarde une valise appartenant à un membre de gang. C’est la presque cavale d’Allan que nous suivons tout au long de ce roman. Ce texte alterne les chapitres au présent et les chapitres au passé. Car Allan a eu une vie EXTRAORDINAIRE sans le vouloir vraiment, il a quand même partager la table de Franco, Staline, Mao, Truman, De Gaulle… En lisant ce roman, l’enchaînement de moments plus rocambolesques les uns que les autres nous font obligatoirement penser au film Forrest Gump .

Les personnages rencontrés dans ce roman sont fabuleux, le genre de personnages qu’on ne rencontre qu’ici.. Je pense en particulier à Benny, le presque « tout », et à Mabelle avec son langage charretier et son éléphante.

L’écriture est simple, fraiche, facile à lire et j’ai beaucoup aimé découvrir que certains détails laissés par l’auteur au gré des chapitres avaient leur importance quelques dizaines de pages plus loin. Je regrette cependant l’utilisation plus qu’abondante de nom de ville suédoise qui m’a un peu gêné dans l’anticipation de la localisation des personnages.

Bref !!! Ce roman est un entremêlât de situations loufoques et de personnages qui le sont tout autant. Si vous voulez passer un bon moment « lecture détente », précipitez-vous sur ce livre.

Publicités

Le Vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepúlveda

P1000951    Titre  : Le vieux qui lisait des romans d’amour
    Auteur : Luis Sepúlveda
    Titre original : Un viejo que leía novelas de amor
    Traducteur : François Maspero (Espagnol)
    Éditeur : Point
    Date de publication : 1992
    Nombre de pages :  128

 

 

 

 

Mon histoire avec ce livre :
J’ai lu ce livre, il y a une dizaine d’années. Je dois avouer que je n’en avais aucun souvenir donc quand j’ai vu qu’il faisait parti de la liste des 100 livres à lire au moins une fois, j’ai décidé de le sortir de ma bibliothèque.

Quatrième de couverture :
Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des shuars. Lorsque les Villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d’amour – seul échappatoire à la barbarie des hommes – pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse…

Ce que j’en pense :
Luis Sepúlveda nous emmène au coeur de la foret amazonienne dans un village nommé El Idillio à une époque indeterminée.  El Idillio est un village très isolé puisque qu’il est ravitaillé par le Sucre 2 fois l’année. C’est également par le Sucre que vient le dentiste qui fournit le vieux en romans d’amour, de l’amour qui fait souffrir avec une Happy end…
Antonio José Bolivar Proaño, le vieux, n’a pas toujours vécu à El Idillio. Il a du quitter la ville dans laquelle il vivait avec sa femme, Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupiñan Otavalo car ils n’arrivaient pas à enfanter. Ils choisirent  El Idillio grâce (ou à cause) de l’aide financière offerte aux nouveaux colons. Ils s’adaptent difficilement à cette nouvelle vie, sa femme meurt 2 ans plus tard. C’est ce moment qui choisit le vieux pour abandonner sa maison et s’engouffre dans la foret où il est accueilli par les Shuars. Grace à cette vie avec les indigènes, il apprend à connaitre et à respecter la nature et ses habitants. Malheureusement, il est est chassé de la tribu et retourne vivre à El Idillio.
Un jour, des Shuars accostent au village avec le cadavre d’un gringo. Le maire du village accuse immédiatement les Shuars. Le vieux ne peut laisser accuser ses amis et inspecte le cadavre, il énonce que l’homme n’a pas été tué par les Shuars mais par un chat, un gros chat, un gros chat femelle, l’homme ayant tué ses petits et blessé son mâle. La bête assoiffée de sang et de vengeance tue de plus en plus d’homme. Le maire inquiet organise une chasse pour tuer cette bête. Le vieux fait partie de l’équipée.
Je m’arrete là pour l’histoire.
Un récit très court qui va à l’essentiel. Un hymne à la nature dans lequel on lit entre les lignes la dénonciation de la déforestation de cette partie du monde.
Le personnage du vieux est très attachant, on l’imagine sans peine déchiffrer ses romans d’amour syllabes par syllabes, mot par mot puis phrase par phrase.

 

Livre lu dans le cadre des challenges :
# Les 100 livres à lire au moins une fois – Chez Bianca
# Le Challenge des 170 idées – Chez Herlan

Un livre très agréable à lire.

Allumer le chat- Barbara Constantine

allumer-le-chat
   Titre  Allumer le chat
    Auteur : Barbara Constantine
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Point
    Date de publication 2008
    Nombre de pages :  288

 

 

 

 

Quatrième de couverture :
Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N’empêche qu’il le nargue ce chat ! Et il faut encore s’occuper du môme, un peu nul en foot, qui n’a rien trouvé de mieux que de choper de l’eczéma sur le visage… Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille !

 

Ce que j’en pense :
Un livre très sympa !!!
Ce livre est découpé en chapitres très courts (70 chapitres). Chacun d’eux nous mène vers un nouveau rebondissement… on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. On y rencontre beaucoup de personnages dans l’esprit de « Confessions Intimes ». Tout d’abord Raymond et Mine, un petit couple de vieux très attachants, leur fille Josette et son mari Martial (et sa fameuse rencontre avec le cerf), Remi leur petit fils, ensuite Pierrot, photographe mortuaire, Marie Rose et ses recettes peu ragoûtantes, Paul, un enfant alcoolique même Bastos, le chat et Youka la chienne ont droit a la parole.
Barbara Constantine avec son récit enjoué proche du langage parlé nous livre un moment attachant et loufoque.  Personnellement, je me suis surprise plusieurs fois avec un grand sourire aux lèvres.

Beignets de tomates vertes – Fannie Flagg

9782290020579

    Titre  Beignets de tomates vertes
    Auteur : Fannie Flagg
    Titre original : Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Cafe
    Traducteur Philippe Rouard (Anglais)
    Éditeur J’ai lu
    Date de publication 2009
    Nombre de pages  474

 

 

 

 

Quatrième de couverture : 
Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, fringante octogénaire, se souvient et raconte à Evelyn, une femme au foyer et à l’existence monotone, les incroyables aventures de la petite ville de Whistle Stop. Grâce à l’adorable vieille dame, Evelyn, qui vit très mal l’approche de la cinquantaine, va peu à peu s’affirmer et reprendre goût à la vie

 

Ce que j’en pense :
Tout commence par un rencontre. La rencontre d’Evelyn Couch, une quinquagénaire dépressive et mal dans sa peau et Ninny Threadgoode, une charmante octogénaire. Cette dernière quelque peu bavarde lui raconte chaque dimanche sa jeunesse passée dans l’Albama dans la ville de Whistle Stop. Nous sommes dans les années 30, dans le sud des Etats Unis où sevit la ségrégation raciale. La vie à Whistle Stop est centralisée autour du Whistle Stop Café tenu par Idgie (belle soeur de Ninny) et Ruth.
Deux choses peuvent être déconcertantes dans ce livre, d’une part le récit est réalisé par Ninny, par un narrateur et par différentes gazettes de l’époque, d’autre part ce livre n’est pas chronologique (on fait sans cesse des bonds dans le temps).  Mais comme le récit est bien ficelé, on suit aisément les aventures extraordinaires de la famille  Threadgoode.
Les personnages sont singuliers et de belle envergure. On s’attache à chacun d’entre eux. On comprend sans peine le sentiment d’Evelyn qui voudrait être sur la photo de famille.
L’histoire est pleine de rebondissements et on peut y voir les thèmes du racisme, la crise économique de 1929, l’homosexualité…
Bref, vous l’aurez compris j’ai été emballée par les souvenirs de Ninny. Cependant, l’histoire d’Evelyne m’ beaucoup moins plu, soit elle s’émancipe, reprend confiance en elle, s’épanouie même mais sa cadillac rose de chez Mary Kay symbolisant sa réussite…. personnellement je n’adhère pas.
Je recommande cependant ce roman qui a su susciter en moi de l’intérêt et des émotions

Lire la suite

La ballade de Lila K – Blandine Le Callet

cover-1070-big
    Titre  : La ballade de Lila K
    Auteur : Blandine Le Callet
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2012
    Nombre de pages :  354

 

 

 

Quatrième de couverture :

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge. Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité…

Ce que j’en pense :                            images-12Ce roman est un coup de coeur. images-12

Avec la ballade de Lila K, le lecteur est plongé dans le Paris du 22ième siècle. Une ville ultra sécuritaire, les cures de botox sont obligatoires, le droit à la conception est contrôlé et les livres sont interdits (le papier les constituant étant considéré comme toxique). Voilà pour le décor !!!

Le début du roman est intriguant, on ne sait pas qui sont ces hommes en noir, pourquoi est elle retirée avec violence à sa mère, pourquoi cet institut dans lequel elle est placée est tant surveillé, pourquoi lui fait on passer cette série de test, quel âge a t elle, où sommes nous ???? C’est pour répondre à toutes ces questions que je suis restée accrochée avec beaucoup de plaisir à ce livre.On apprend ensuite que Lila est une petite fille maltraitée, silencieuse, intelligente, asociale et qui n’a qu’une obsession retrouvée sa mère et comprendre ce qui lui est arrivée. Sa mère l’aimait, elle en est persuadée.Au fil des rencontres, elle avancera petit à petit vers sa mère et découvrira son histoire. Les personnages qui font grandir Lila manquent cependant contenu. J’aurai aimé en savoir un peu plus sur M Kauffmann, Lucienne, Milo, Justinien et ce magnifique chat arc en ciel.Ce livre est une petite merveille même si je me dis que c’est un livre « pour les filles écrit par une fille ». Je m’interroge sur ce qu’en pense les lecteurs.

Le Club des incorrigibles optimistes – Jean-Michel Guenassia

le-club-des-incorrigibles-optimistes-p

    Titre  Le Club des incorrigibles optimistes
    Auteur : Jean-Michel Guenassia
    Titre original :
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages  734

 

 

 

Quatrième de couverture :

Michel Marini avait douze ans en 1959, à l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres, qui avaient traversé le Rideau de Fer pour sauver leur peau, abandonnant leurs amours, leur famille, trahissant leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.

Ce que j’en pense :
Je dois avouer que le titre ainsi que la photo sur la couverture m’ont attirés de prime abord. Je n’ai pas été déçue.
Ce livre est un pavé de 730 pages mais je l’ai dévoré en quelques jours.
Au fil des pages, nous suivons  Michel élève à Henry IV, passionné de lecture, de photos, de rock’n’roll et de baby foot mais nul en Maths.
Il découvre par hasard un club d’échec au fond d’un troquet. Dans ce club fréquenté par les réfugiés politique du bloc de l’est, on joue aux échecs bien sur mais on y parle beaucoup aussi. On découvre ainsi ce que Léonid, Igor, Pavel ont laissé derrière eux pour rejoindre la France, synonyme de liberté.
Parallèlement, Michel apprend à devenir adulte entre ses désillusions familiales, ses amis, ses peines de coeur.
Le roman est rythmé, les personnages sont attachants (je pense en particulier à Cécile et l’énigmatique Sacha). J’y ai  également découvert le Paris des années 60 (Le jardin du Luxembourg n’est plus le même depuis que j’ai achevé ce roman). C’est également un livre sur la trahison, chaque personnage ou presque trahit un proche ou ses idées.

En résume, je recommande chaleureusement ce roman si vous ne l’avez pas encore lu.