Le combat ordinaire (Tomes 1 à 4)

   Le-Combat-Ordinaire Titre  Le combat ordinaire
    Scénario : Manu Larcenet
    Dessin : Manu Larcenet
    Traducteur : –
    Éditeur Dargaud
    Date de publication : 2003 (Tome 1) à 2008 (Tome 4)
    Nombre de pages  Une soixantaine de pages par tome

 
 
 
 
 
 
 
Ce que j’en pense :

J’ai profité de ces vacances de Noël pour relire l’intégrale (4 tomes) de la série « Le combat ordinaire » de Manu Larcenet. Cela fait déjà plusieurs années que j’ai dans ma bibliothèque cette série, qui à l’époque m’avait fait découvrir ce fabuleux auteur et dessinateur qu’est Manu Larcenet. J’ai d’ailleurs depuis découvert d’autres oeuvres de cet auteur, notamment la série « Retour à la Terre » et plus récemment « Blast ».

Quel plaisir j’ai eu à relire ces 4 tomes et à rentrer à nouveau dans l’univers de Marco, photographe reporter névrosé, régulièrement pris de crises d’angoisse, toujours dans le doute.

J’ai avalé d’une traite les 4 tomes, qui déroulent la vie de Marco. Le premier tome pose l’univers du personnage, ses parents, son frère, son psychanalyste, son chat « Adolf », sa maison loin de Paris et de sa Bretagne natale, son travail qui ne lui dit plus rien…  Dans les autres tomes nous le suivons dans son initiation à sa vrai vie d’adulte, de sa rencontre avec Emilie, jusqu’à la naissance de sa fille, en passant par le décès de son père, et on accompagne son évolution dans ce monde qui l’angoisse tant. J’avoue cependant que le tome 4, plus politique, m’a un peu moins emballé.

Tout au long des albums, sont abordés de très nombreux thèmes qui nous amènent rapidement à s’identifier à Marco: l’angoisse de la page blanche de l’artiste, sa relation aux femmes (peur de s’engager…), la relation à l’image paternelle et la difficulté d’être père lui même…

Par ailleurs, sous un trait tout de même humoristique, Manu Larcenet évoque de nombreux sujets qui nous amènent à réfléchir: la psychanalyse, la politique et la montée du Front National ou bien encore la guerre d’Algérie…

Cette série est donc extrêmement riche et captivante.

Côté graphisme, le dessin est plutôt simple, les traits des personnages sont typiques de l’univers de l’auteur, avec pour les hommes une forte importance donnée à leur nez !  Les tomes sont parsemés de plusieurs planches entièrement en sépia, emplis de paysages vides et évoquant les réflexions de Marco.

Bref, une superbe série à avoir à tout prix de mon point de vue dans sa bibliothèque.

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