Jane Eyre – Charlotte Brontë

Jane Eyre

   

    Titre  : Jane Eyre
    Auteur : Charlotte Brontë
    Titre original : Jane Eyre
    Traducteur : Sylvère Monod (Anglais)
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 2013
    Date de la première publication :  Version originale 1847 / Version française 1854
    Nombre de pages :  761 
  

 
 
 

Quatrième de couverture :

Le destin dramatique de Charlotte Brontë transparaît dans l’histoire de son héroïne Jane Eyre, en rupture avec le puritanisme victorien de son époque.
Orpheline maltraitée, sans fortune et sans beauté, Jane entre comme gouvernante au manoir de Thornfield, pour s’éprendre du ténébreux Rochester, le maître des lieux. Entraînés par une passion sensuelle et une égale exigence morale, ils envisagent bientôt le mariage. Mais une présence mystérieuse hante ce domaine perdu entre landes et bruyères. Qui est cette femme, cette « folle » recluse dans une mansarde de Thornfield, qui menace leur union ?
En plein XIXsiècle, dans l’Angleterre victorienne qui voit s’éteindre les sombres lumières du roman gothique et s’étioler les vapeurs du spleen romantique, Charlotte Brontë incarne l’audacieux combat des femmes prêtes à se battre pour leur indépendance et leur liberté.

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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
   Titre  : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur    
   Auteur : Harper Lee
   Titre original : To Kill a Mockingbird
   Traducteur : Isabelle Stoïanov (Anglais – Etats Unis)  
   Éditeur : Le livre de poche
   Date de publication : 2006 
   Nombre de pages :  447 
   Date de première publication :  1960 (Version originale) / 2005 (Version française)
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.
Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.

L’attrape-coeurs – Jerome David Salinger

L'attrape coeur

   

    Titre  : L’attrape-coeurs
    Auteur : Jerome David Salinger
    Titre original :  The catcher in the rye
    Traducteur : Annie Saumont (Anglais)
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 1994
    Date de la première publication :  Version originale 1945 / Version française 1986
    Nombre de pages :  253

 
 
 

Quatrième de couverture :

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’œuvre, « L’attrape-cœurs », roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

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Pourquoi j’ai mangé mon père ? – Roy Lewis

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    Titre  : Pourquoi j’ai mangé mon père ?
    Auteur : Roy Lewis
    Titre original : The Evolution Man
    Traducteur : Vercors er Rita Barisse (Anglais)
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 1994
    Date de la première publication : Version originale (1960) / Version française (1990)
    Nombre de pages  182

 
 
 

Quatrième de couverture :

Approchez homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d’une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l’oncle réac, ennemi du progrès ; Erenst, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles…

Ces êtres délicieux font le monde autour d’un feu en dégustant des os à moelle. Regardez-les découvrir l’amour, s’essayer à la drague, se battre avec l’évolution…

Situations rocambolesques, personnages hilarants d’un monde où l’homme est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.

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Lady Susan – Jane Austen

   


Lady Susan    Titre  
: Lady Susan
    Auteur : Jane Austen
    Titre original : Lady Susan
    Traducteur :  Pierre Goubert
    Éditeur : Folio
    Date de publication : 2006
    Date de la première publication : 1871 (Version originale)
    Nombre de pages :  128 

 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…

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Une vie – Guy de Maupassant

Une vie

   

    Titre  : Une vie
    Auteur : Guy de Maupassant 
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 2009
    Date de la première publication : 1883
    Nombre de pages  320

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

« La vie, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. » C’est son ami Flaubert qui souffle à Maupassant le mot final de son tout premier roman, qui fit scandale en 1883.
Conduite par son père au sortir du couvent, la jeune Jeanne traverse la campagne normande et découvre le château dans lequel elle va vivre, aimer, avoir un enfant et connaître le plus banal et le plus exemplaire des destins. Choqué, le public de l’époque n’est pas préparé à tant de vigueur, de crudité et d’intime vérité. Coeur simple égaré dans la médiocrité et le cynisme ordinaires, Jeanne nous touche pourtant avec autant de force que Madame Bovary, sa grande soeur aînée.

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Mrs Dalloway – Virginia Woolf

Mrs Dalloway
   Titre  : Mrs Dalloway   
   Auteur : Virginia Woolf
   Titre original : Mrs Dalloway
   Traducteur : S. David    
   Éditeur : Le livre de poche
   Date de publication : 1988 
   Nombre de pages :  220   
   Date de première publication :  1925 (Version originale) / 1929 (Version française)
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Tôt le matin, tard le soir, Clarissa Dalloway se surprend à écouter le clocher de Big Ben. Entre les deux carillons, une journée de printemps, une promenade en ville, le flux des états d’âme et le long monologue d’une conscience.
Clarissa tente de « sauver cette partie de la vie, la seule précieuse, ce centre, ce ravissement, que les hommes laissent échapper, cette joie prodigieuse qui pourrait être nôtre ». Et pourtant résonne déjà dans ce livre, le plus transparent peut-être de l’oeuvre de Virginia Woolf, comme la fêlure de l’angoisse ou le vertige du suicide.

Dracula – Bram Stoker

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    Titre  Dracula
    Auteur : Bram Stoker
    Titre original :  Dracula
    Traducteur : ???
    Éditeur : Bibebook
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  ~ 690

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Écrit sous forme d’extraits de journaux personnels et de lettre, ce roman nous conte les aventures de Jonathan Harker, jeune clerc de notaire envoyé dans une contrée lointaine et mystérieuse, la Transylvanie, pour rencontrer un client étranger, le comte Dracula, qui vient d’acquérir une maison à Londres. Arrivé au château, lieu sinistre et inquiétant, Jonathan se rend vite compte qu’il n’a pas à faire à un client ordinaire… et qu’il est en réalité retenu prisonnier par son hôte…Inutile de vous en dire plus, chacun sait qui est le terrible comte Dracula, le célèbre vampire… Le pauvre Jonathan, et ses amis, ne sont pas au bout de leurs peines…

Ce que j’en pense :

Je ne suis pas une adapte de tout ce qui est fantastique, ni des films, ni des romans. Mais Iluze nous demande dans son défi un genre par mois de lire pour le mois de mars un roman du genre fantastique ou fantasy. Je me lance donc dans la lecture d’un classique de la littérature fantastique, Dracula. Ce livre a été écrit par Bram Stoker au 19ième siècle.

Tout le monde connaît l’histoire du vampire le plus célèbre de la littérature. Jonathan Harker est invité en Transylvanie, chez le conte Dracula, pour y régler des affaires immobilières. Ce dernier a l’intention de posséder un pied à terre à Londres. Son voyage s’annonce rapidement étrange. Son hôte l’enferme dans le château, il n’apparait qu’entre le coucher et le lever du soleil, il ne boit ni ne mange et aucun miroir ne meuble le château… et ce n’est qu’un début…

Bran Stoker décide de nous conter l’histoire de Dracula à plusieurs voix et à travers la lecture des journaux intimes et correspondances  de presque tous les protagonistes (seul le conte Dracula lui même n’a pas le droit à la parole). Cette méthode a selon moi deux avantages. D’une part, elle permet au lecteur de connaître intimement chacun des personnages et ils sont nombreux. D’autre part, elle permet au lecteur de découvrir les indices, les suspicions des actions et de la présence de Dracula sous différents angles.

Ce roman est très riche en rebondissements et la traque finale est haletante mais je déplore pourtant quelques longueurs.

Les personnages sont mignons « tout plein » mais je les trouve malgré tout un peu niais. Je n’ai jamais rencontré de personne aussi gentille et bien attentionnée alors sept réunis en une seule histoire ! Il est vrai également que je ne côtoie (ou ils se dissimulent) de héro prêt à se sacrifier pour le bien de l’humanité et que je ne vis pas au 19ième siècle. Pour finir sur les personnages, j’aurai préféré leur voir apparaître quelques failles.

Malgré tout cela, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’histoire de Dracula en compagnie du docteur Van Helsing et ses acolytes. J’ai très envie, maintenant, de découvrir cette histoire au cinéma (Quel film me conseillez vous ?) et de lire des romans plus modernes.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# Un genre par mois chez Iluze

Les 100 livres à lire au moins une fois chez Bianca

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Le joueur d’échecs – Stefan Zweig

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    Titre  Le joueur d’échecs
    Auteur : Stefan Zweig
    Titre original : Schachnovelle
    Traducteur : Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent (Allemand)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  111

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Qui est cet inconnu capable d’en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu’antipathique ? Peut-on croire, comme il l’affirme, qu’il n’a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l’inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l’isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d’illustration à la charmante époque où nous vivons ».

Ce que j’en pense :

Le joueur d’échecs est un texte sombre que l’on comprend et donc apprécie davantage quand on connaît les circonstances dans lequel il a été écrit. Stefan Zweig a écrit cette nouvelle fin 1941 juste avant de se suicider en février 1942. Il se sent à l’époque las et désespérément impuissant devant la toute puissante et arrogante Allemagne nazie.

Dans le joueur d’échecs, le narrateur est autrichien (comme l’auteur). Il est sur un paquebot qui le conduit de New York à Buenos Aires (C’est au Brésil que Stefan Zweig a fini sa vie). Czentovic, le champion d’échecs fait également parti du voyage. L’auteur insiste sur les origines modestes, l’inculture et les incapacités à apprendre du champion. Il est également décrit comme vaniteux, impertinent, grossier. On détecte rapidement que Czentovic est le « méchant » de l’histoire. Mais voilà, plusieurs années qu’il rapporte toutes les compétitions d’échecs, il est l’incontestable champion de ce jeu qui ne laisse aucune place au hasard.

Le narrateur est rapidement intrigué par ce personnage détestable. Il décide donc d’organiser de parties d’échecs dans le salon pour attirer le champion. Le subterfuge fonctionne puisque le champion jette un coup d’œil mais acceptera une parte seulement si elle est rémunérée. Les parties s’enchainent et le champion accumulent les victoires jusqu’à ce qu’un mystérieux voyageur intervienne et conseille les joueurs qui grâce à lui font pat. C’est cet inconnu qui devient le véritable héros de ce récit. Il prétend ne pas connaître les règles de ce jeu. Le narrateur intrigué par cette révélation va questionner l’inconnu. Cet homme, Monsieur B. lui révèle les circonstances qui l’ont amené à jouer aux échecs avec toute la démesure de la situation.

Une partie est enfin organisée entre Czentovic, dont certains traits sinon tous l’assimilent à l’Allemagne nazie et M. B qui symbolise qui pays envahis. Stefan Zweig est mort avant la fin des combats cependant sa vision n’est pas très optimiste car il finit le roman par cette phrase prononcé par Czentovic : « Pour une dilettante, ce monsieur à vrai dire était remarquablement doué ».

Cette nouvelle est très agréable à lire, l’histoire est prenante mais elle prend un tout autre sens lorsque l’on découvre le parallèle avec la seconde guerre mondiale. Les mots de Stefan Zweig sont simples et fluides. On peut cependant être choqué des propose de Monsieur B qui déclare que la torture qu’il a subit est pire que les horreurs des camps de concentration. Mais on l’excuse car il est lui aussi une victime et ce qu’il décrit vient s’ajouter à la longue liste des barbaries nazies.

La construction narrative que l’on retrouve dans d’autres nouvelles de l’auteur,  est intéressante puisque le personnage central de la nouvelle, celui qui porte la force du récit n’est pas celui que l’on soupçonne au début.

J’ai trouvé ce texte trop  mais c’est sans doute à cause des son nombre de pages réduit qu’il est si fort et si intense. Assurément, je lirai rapidement d’autres livres de cet auteur.

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# ABC 2014 – Chez Nanet

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Alice aux pays des merveilles – Lewis Carroll

9782266197465-1    Titre  : Alice aux pays des merveilles
    Auteur : Lewis Carroll
    Titre original : Alice’s Adventures in Wonderland
    Traducteur : Jean-Pierre Berman (Anglais)
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 2010
    Nombre de pages :  128

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Par un jour d’été 1862, sur les berges de la Tamise, un jeune professeur d’Oxford, poète et mathématicien, improvise un conte pour distraire les trois fillettes d’un de ses amis. Charles Dodgson, alias Lewis Carroll, est en train d’improviser Alice au pays des merveilles.

Assise au bord de la rivière, Alice s’ennuyait un peu quand soudain, venu de nulle part, surgit un lapin blanc pressé de regagner son terrier. N’hésitant pas à le suivre, Alice pénètre dans un monde de prodiges et de menaces qui n’est autre que le royaume de l’enfance. Et voici le chat de Cheshire à l’étrange sourire, la terrible Reine de coeur, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars, la Fausse Tortue et le Valet-Poisson…

Un siècle et demi plus tard, ce monde enfantin et absurde, surréel et symbolique, est resté le nôtre.

Ce que j’en pense :

En commençant Alice aux pays des merveilles, je me suis préparée à pénétrer dans un monde merveilleusement enfantin fait de rêveries et fantaisies. C’est en effet ce que j’ai découvert mais je sors malgré tout de cet ouvrage avec un avis plus que mitigé.

En suivant Alice dans le terrier du lapin blanc pressé vêtu d’une redingote rouge, nous entrons dans un monde dans lequel plus aucun repère n’existe. En effet, Lewis Carroll se joue du temps et de ce qui caractérise fondamentalement un être ou une chose à savoir son apparence.

Dans son pays des merveilles, Alice fait une sorte de voyage initiatique qui ne mène à rien. Elle y croise de nombreux personnages loufoques, merveilleux ou horrifiques dans des situations tout aussi absurdes.

Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cet univers. J’ai découvert une multitude de situations plus ou moins amusantes juxtaposées sans aucun lien entre elles si ce n’est quelques personnages récurrents. J’ai trouvé le personnage d’Alice arrogant et niais même si elle est dépeinte comme une enfant intelligente, bien élevée et polie. Les autres personnages apparaissent de façon tellement succincte qu’il est difficile de s’attacher à eux.

Je reconnais pourtant que Lewis Carroll Lewis développe une imagination débordante transposée avec des jolis mots qui font que la lecture de ce conte est facile et agréable. Et je suis persuadée que si j’avais été une contemporaine d’Alice Lidell cette histoire m’aurait passionnée. Mais malheureusement, en lisant la version française au 21ième siècle, je perds beaucoup de ce texte car les jeux de mots récurrents, les homophonies et la parodie des poésies et chansons enfantines m’échappent totalement. Mais j’imagine aisément cette chose subtile et amusante sur une souris verte ou le corbeau et le renard.

Ce livre est un classique de la littérature jeunesse et en ce sens je ne peux que vous le conseilliez en espérant que vous en fassiez meilleur usage que moi.

 

Livre lu dans le cadre des challenges :
Le Challenge des 170 idées – Chez Herlan
Les 100 livres à lire au moins une fois – Chez Bianca
Le Challenge Haut en couleurs – Chez Addiction Littéraire

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Anna Karénine – Léon Tolstoï

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   Titre  Anna Karénine
    Auteur : Léon Tolstoï
    Titre original : Анна Каренина
    Traducteur :  Henri Mongault (Russe)
    Éditeur : Folio Classique
    Date de publication : 1994
    Nombre de pages :  928

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Chaque fois que Vronski lui adressait la parole, un éclair passait dans les yeux d’Anna, un sourire entrouvrait ses lèvres ; et, si désireuse qu’elle parût de la refouler, son allégresse éclatait en signes manifestes. « Et lui ? » pensa Kitty. Elle le regarda et fut épouvantée, car le visage de Vronski reflétait comme un miroir l’exaltation qu’elle venait de lire sur celui d’Anna.

Ce que j’en pense :

Quelle tache difficile de critiquer un monument littéraire tel que Anna Karenine de Tolstoï ! C’est un chef œuvre de la littérature, tout le monde le sait, c’est pourquoi au moment où je dois écrire cette chronique, j’ai la désagréable impression que tout ce que je pourrai dire de négatif sur cette œuvre mettra à mal moi la lectrice que je suis.

Tolstoï nous présente dans ce roman 3 couples. Le premier, celui d’Anna Karenine, femme respectable et respectée de la bourgeoise Pétersbourgeoise, épouse d’Alexis Karenine, mère de Serge (8 ans) et Alexis Vronsk, jeune et séduisant  officier quelque peu volage. Le deuxième, celui de Kitty Stcherbatska, jeune fille douce et un peu naïve appartenant à la noblesse russe et Constantin Lévine, bourgeois qui ne vit qu’à travers le respect de l’être humain et du travail. Et le troisième, Daria Oblonski, dite Dolly et Stepan Oblonski, ils sont mariés et constitue le lien entre les deux premiers couples. En effet, Dolly est la soeur de Kitty et Stephan est à la fois la frère d’Anna et l’ami intime de Lévine.

L’histoire est constituée de petits chapitres, pendant deux ou trois chapitres nous suivons un couple puis les suivants s’intéressent à un autre, etc… Ce procédé donne du dynamisme au roman et garantit au lecteur un suspens redoutable. A travers, ces petits bouts de vie enchainés, Tolstoi fait subir à ces personnages le catalogue des émotions amoureuses. Mais Anna Karenine n’est pas un simple roman d’amour, c’est également un fresque historique de la russe en cette fin de 19 ième siècle, on y côtoie les bourgeois au cours de leur bal évidemment mais aussi le monde des ouvriers agricoles tout juste libérés de leur servage. En s’intéressant un peu à l’Histoire de la Russie, on peut même deviner les prémices de la révolution de 1905 et la montée du communisme.

J’ai particulièrement été touchée par le personnage qui va vivre dans le roman une véritable évolution, elle est au début du roman une femme soumise à son mari et aux convenances de son milieu et au fil des pages elle se transforme en une femme libérée et moderne. Le personnage de son mari, Alexis Karenine m’a beaucoup perturbée, il est la droiture incarnée mais à aucun moment il ne va laisser entr’apercevoir une once de sentiment malgré les épreuves qu’il subit.

Je voudrais également citer la première de ce roman que je trouve sublime  » Toutes les familles heureuses se ressemblent ; mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon. »

Enfin, je dois avouer que j’ai quand même trouvé quelques longueurs à ce roman, le fait qu’il ait été écrit en premier lieu sous forme de périodique dans un journal de l’époque ne doit pas être étranger à cela. Cependant, ne soyez pas effrayé par la longueur de ce poids lourd de la littérature, il se lit très aisement et l’histoire est splendide.

En conclusion, je dirai qu’Anna Karenine de Tolstoï est un livre à mettre entre toutes les mains.

Livre lu dans le cadre du challenge Les 100 livres à lire au moins une fois – Chez Bianca

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