Ailleurs – Julia Leigh

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    Titre  : Ailleurs
    Auteur : Julia Leigh
    Titre original : Disquiet
    Traducteur : Jean Guiloineau (Anglais)
    Éditeur : Points
    Date de publication : 2009
    Nombre de pages  104

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Le bras en écharpe, entourée de ses enfants et une valise à ses pieds, Olivia attend devant la grille du château familial. Sur le perron, sa mère l’accueille en silence. Marcus, son frère, les rejoint avec sa femme. Pourquoi revenir après tant d’années d’absence ? Et comment trouver refuge dans cet univers fragile où chacun tait sa douleur, retient ses mots, n’ose partager ses secrets ?

Ce que j’en pense :

Olivia entre dans la maison familiale presque pas effraction accompagnée de ses deux enfants Andrew et Lucy après 12 ans sans avoir donné aucune nouvelle. Elle arrive d’Australie fuyant vraisemblablement un mari violent. Elle est accueillie froidement par sa mère et les domestiques. Simultanément ou presque, son frère Marcus rejoint la famille avec sa femme Sophie tenant un paquet de linge qu’elle ne quitte pas, à l’intérieur Alice leur fille tant attendue qui est mort-née.

L’intrigue est difficile et Julia Leigh construit dans ce huis clos une atmosphère pesante et douloureuse, presque qu’angoissante. Le château dans lequel vit la famille est luxueux mais froid, vide, les règles qui y règnent sont strictes, le silence est de rigueur. Hormis l’apparition dans le récit d’un téléphone portable et d’un vendeur de kebab nous ne saurions le situer dans le temps.

Les personnages sont déshumanisés, nous ne connaissons aucune de leurs pensées, de leurs états d’âmes. L’auteur n’utilise que très rarement leur prénom, elle les nomme le plus souvent par la femme, le petit garçon ou la petite fille. Julia Leigh ne relate que des faits, des rapports familiaux distants parfois suspects, illogiques frôlant parfois le fantastique dans une froideur extrême. Elle utilise des phrases courtes avec très peu de dialogues, nous relevant malgré tout au gré des pages quelques indices permettant de comprendre cette étrange atmosphère. Le lecteur se sent loin, spectateur sans aucun pouvoir devant cette déchéance psychologique.

Un roman poignant sur l’acceptation, le deuil et la reconstruction qui mènera tous ces personnages sur un « Tiens bon ! » autoritaire et final.

Julia Leigh a un talent incontestable. Ailleurs est un fulgurant roman sur la douleur intime auquel il est difficile de ne pas penser un fois livre fermé.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge : # La plume au féminin – Chez Opaline

 

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A Mélie, sans mélo – Barbara Constantine

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   Titre  A Mélie, sans mélo
    Auteur : Barbara Constantine
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication 2010
    Nombre de pages :  256

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Pour la première fois, sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie ! Durant tout l’été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique… Et puis, comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

 

Ce que j’en pense :

Mélie est veuve, elle vit seule à la campagne. Elle n’a pas eu une vie particulièrement heureuse mais c’est le genre de femme à apprécier chaque petit bonheur que lui offre l’existence. Alors qu’elle a 72 ans, son médecin lui apprend que ses analyses ne sont pas bonnes, elle ne veut pas en savoir plus car Clara sa petite fille vient passer les vacances d’été chez elle et elle compte bien en profiter. Elle vit donc cet été comme le dernier et souhaite apprendre à Clara comment se réjouir des petites choses comme sentir la pluie sur son visage, regarder les bambous pousser ou une araignée tisser sa toile. Leur duo deviendra vite une petite tribu pour la satisfaction de tous.

Barbara Constantine nous offre un roman plein de bons sentiments qui se lit très vite. Elle structure son roman en une multitude de petits paragraphes qui donne un rythme puissant et agréable au roman. Ce découpage et son style direct (presque parlé) permettent au récit d’échapper à la niaiserie.

Un livre très sympathique qui mélange les générations, dans lequel tout le monde est gentil et s’aime, ca fait du bien au moral. Mais les personnages manquent un peu de profondeur pour qu’on puisse s’y attache et ils sont parfois placés dans des situations plaisantes mais invraisemblables.

J’ai beaucoup apprécié retrouver Raymond et Mine, les personnages d’Allumer le chat presque en guest star dans le petit groupe se réunissant chez Mélie.

Un livre optimiste qui fait du bien au moral !

Livre lu dans le cadre d’une lecture commune avec : AntRacithPetitepom lit, Sophie Songe, Books all around, De pages en pages , C’era una volta , Ciné-Book paradise.

Moi, j’ai Tom petit homme qui m’attend dans ma PAL.

et dans le cadre du challenge : # La plume au féminin – Chez Opaline
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L’île des oubliés – Victoria Hislop

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    Titre  : L’île des oubliés
    Auteur : Victoria Hislop 
    Titre original : The island
    Traducteur : Alice Delarbre (Anglais)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  528

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… Bouleversant plaidoyer contre l’exclusion, L’Île des oubliés, traduit dans vingt-cinq pays et vendu à plus de deux millions d’exemplaires, a conquis le monde entier.

Ce que j’en pense :

Alexis est une jeune anglaise, elle se cherche sentimentalement. Elle est également intriguée par le silence de sa mère qui ne possède comme seul témoignage familial, une vieille photographie de mariage représentant son oncle et sa tante. C’est ainsi qu’Alexis effectue un voyage en Crète à la recherche de son secret de famille. Le secret de famille, je vous l’accorde, est très usité dans la littérature mais c’est avec brio que Victoria Hislop nous conte celui de la famille Petrakis.

Dans l’île des oubliés, nous suivons le destin de quatre femmes, la courageuse et dévouée Eleni, la discrète et énigmatique Sophia, la délicieuse et généreuse Maria et l’ambitieuse et séduisante Anna. Nous découvrons une histoire familiale ancrée autour Spinalonga, petite ile au large de la Crète qui fut la plus grande léproserie d’Europe jusqu’au milieu du 20ième siècle.

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L’ile de Spinalonga, au large de la côte nord de la Crète, accueillait la principale colonie grecque de lépreux entre 1903 et 1957.

Victoria Hislop décrit en profondeur chacune de ces héroïnes, pour lesquels j’ai éprouvé des sentiments réels aux fils des pages, j’ai compati ou je me suis réjouie des péripéties vécues par ces femmes. Une lecture riche en émotion portée par une écriture plus qu’agréable.

Ce livre est également instructif, car j’ignorai totalement l’existence d’une prison à ciel ouvert comme Spinalonga. Je dois également avouer que j’ai été surprise d’apprendre que la lèpre n’a été éradiquée qu’en 1957. Victoria Hislop décrit parfaitement la manière dont la vie sur l’ile s’est organisée, les rapports des Crétois avec leur léproserie. Une histoire sur fond de seconde guerre mondiale avec de jolies histoires d’amour qui m’a passionnée.

Je souligne également le choix parfait du titre français, l’utilisation de cet euphémisme apporte une douceur à ce qui est caché qui me semble parfaitement adapté à ce roman.

 

L’île des oubliés, un roman très réussi !

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# ABC 2014 – Chez Nanet
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Le sumo qui ne pouvait pas grossir – Eric Emmanuel Schmitt

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    Titre  Le sumo qui ne pouvait pas grossir
    Auteur : Eric Emmanuel Schmitt
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2014
    Nombre de pages  96

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d’une famille dont il refuse de parler.

Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un  » gros  » en lui malgré son physique efflanqué, l’entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l’intelligence et de l’acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsque l’on n’est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?

Ce que j’en pense :

Lors d’une journée comme les autres, je me procure de toute urgence Le sumo qui ne pouvait pas grossir étant en manque de livre pour survivre aux transports en commun. Le choix est assez restreint donc me voici avec cette nouvelle que je n’avais pas forcement envie de lire.

C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Jun, un adolescent tokyoïte qui erre comme un vagabond. Il a abandonné sa famille, ses études, dort où il peut et pour survivre il vend des objets « honteux ». Il a ce qu’il appelle l’allergie universelle. Il ne supporte personne pas même lui. Un matin, il rencontre Shomintsu, maitre sumotori, qui lui dit « Je vois en toi un gros », cette phrase lui semble être une agression supplémentaire dans cette vie qui ne lui fait pas de cadeaux. Mais Shomintsu revient chaque jour, prononçant la même phrase à Jun qui n’a que la peau sur les os. Alors que le sort continue à s’acharner sur l’adolescent, il se laisse inviter à un combat de sumo par son harceleur. Ce spectacle qui d’emblé lui déplaît changera son existence.

Rien de très original dans cette nouvelle, une rencontre entre un homme sage et un adolescent mal dans sa peau qui guidera le jeune homme vers sa voie. Oui mais la plume d’Eric Emmanuel Schmitt est forte agréable et c’est un travail remarquable de transmettre une telle empathie en si peu de pages. Un livre agréable qui fait parti de la série Le cycle de l’invisible que je vais m’empresser de continuer.

Mais pourquoi l’auteur n’a pas trouvé judicieux de développer le thème des sumos dans lequel plein de choses sont à découvrir ni celui du bouddhisme zen qui est passionnant. En effet, la vision que nous donne l’auteur du bouddhisme zen me semble un peu simpliste et c’est bien dommage !

 

Métaphysique des tubes – Amélie Nothomb


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    Titre  Métaphysique des tubes
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2000
    Nombre de pages  171

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Ensuite, il ne s’est plus rien passé.

Ce que j’en pense :

Après Stupeur et tremblements qui retrace la première expérience professionnelle nippone d’Amelie Nothomb, dans Métaphysique des tubes, nous retrouvons l’auteur au Japon mais cette fois ci elle est beaucoup plus jeune car nous la suivons dans ses trois premières années.

Avons nous des souvenirs précis de notre petite enfance ? Il semblerait que non pour le commun des mortels mais Amélie Nothomb ne ressemble à personne comme vous le verrez grave à cette lecture. Elle passe du statut de tube à celui de Dieu avec une aisance inouïe.

Elle nous livre une autobiographie gaie et enjouée. C’est avec délectation que j’ai suivi le regard de cette enfant sur le monde des adultes qui l’entoure. Cette petite Amélie Nothomb est tout à fait en adéquation avec le personnage « Amélie Nothomb – écrivain » que nous connaissons aujourd’hui, elle ne manque pas d’imagination et son regard, sa perception n’est jamais celui que l’on attend. On avait découvert dans ces romans précédents la fascination et la vénération de l’auteur pour  » la petite fille », c’est tout cet univers que l’on retrouve ici.

En tant que parent, ce roman me fait réfléchir. Peut on vivre avec son enfant, tout connaître de lui et pourtant être aussi éloigné de ce qu’il pense et ressent.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Le zoo pétrifié, Les carnets de Cerise (Tome 1) – Joris Chamblain et Aurélie Neyret


Les-carnets-de-Cerise    Titre  
: Le zoo pétrifié, Les carnets de Cerise (Tome 1)
    Auteur : Joris Chamblain
     Illustrateur : Aurélie Neyret
    Titre original : –
    Traducteur 
    Éditeur : Soleil Productions
    Date de publication : 2012
    Nombre de pages :  70
     Quel âge ? : A partir de 8 ans
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Il était une fois… Quand j’étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j’avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois… ben moi, Cerise ! J’ai dix ans et demi et mon rêve, c’est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est d’observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. On a tous un secret enfoui que l’on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes… En ce moment, avec les copines, on observe quelqu’un de vraiment mystérieux…

Les personnages :

Cerise: C’est une petite fille de 10 ans et demi. Elle rêve de devenir romancière. Elle observe les gens pour percer leurs secrets et raconte tout dans son journal intime. Elle est  un peu menteuse. Ses meilleures amies sont Erica, la râleuse et Line la photographe.
La maman de Cerise : Elle s’occupe seule de Cerise et n’est pas au courant des petites enquêtes de sa fille. Elle n’aime pas trop que Cerise discute avec Madame Desjardins .
Madame Desjardins: Elle est romancière. C’est une vielle dame et l’amie de Cerise. C’est elle que Cerise interroge pour l’aide dans ses recherches.

Résumé de l’histoire :

Cerise et ses amies ont une cabane dans la foret. Elle vont souvent jouer dans la cabane. Line prend des photos des paysages et un jour un vieil homme apparait dans son objectif. C’est à partir de ce moment là que les 3 amies l’observe et le nomme Monsieur Mystère. Ce monsieur arrive tous les week-end à 10h et repart à 19h le corps recouvert de peinture. Que peut -il bien faire? C’est ce que Cerise décide de découvrir.

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Mon avis :

J’ai aimé que l’histoire soit raconté par Cerise, avec son écriture et ses dessins d’enfant sous forme de journal intime et sous  la forme d’une bd. Moi aussi, j’ai été intriguée par monsieur Mystère et comme Cerise j’était pressée de découvrir son secret. J’adore les histoires policières et j’ai suivi avec plaisir chacun des indices pour résoudre l’énigme. J’aime bien le côté coquine du personnage de Cerise. Je sens en elle un vrai enfant. 
Le secret de monsieur Mystère donne des peintures magnifiques.

J’ai hâte de lire le deuxième tome que maman a déjà commandé .

Lu et chroniqué par Clémence 9 ans.

Il faut beaucoup aimer les hommes – Marie Darrieussecq

Il faut beaucoup aimer les hommes

   

    Titre  : Il faut beaucoup aimer les hommes
    Auteur : Marie Darrieussecq
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : P.O.L
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  312

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Une femme rencontre un homme. Coup de foudre.
L’homme est noir, la femme est blanche. Et alors ?

Ce que j’en pense :

On m’a prêté ce livre en me disant « C’est bien écrit mais c’est un peu spécial ! » Me voilà prévenue.

Solange est une française, elle a immigré aux Etats-Unis en laissant son fils à ses parents pour faire carrière dans le cinéma. Elle fait peu à peu son trou puisque quand on la découvre au début du roman, elle tourne avec Matt Damon. Mais elle reste une actrice qui tient les seconds voire troisièmes rôles. Elle rencontre Kouhouesso lors d’une soirée privée chez Georges (Effigie d’une célèbre marque de café mondialement connue). Kouhouesso a lui aussi immigré aux Etats-Unis, il est canadien et comme Solange, il est un petit acteur. Pour elle, c’est le coup de foudre, ils finiront la nuit ensemble. Il est noir, elle est blanche. Elle est éperdument amoureuse de lui, il est éperdument préoccupé par son projet d’adaptation cinématographique. Il souhaite adapter Au cœur des ténèbres de Conrad mais pas comme Coppola l’a fait avec Apocalypse Now, lui veut le faire au Congo et montrer grâce à ce film, son Afrique.

J’ai beaucoup aimé le style de Marie Darrieussecq. Elle a écrit ce livre sur le cinéma comme un film. Elle utilise des phrases et des chapitres très courts qui disent l’essentiel et qui donne une dynamique certaine au roman. L’auteur a un véritable don pour décrire les sentiments, l’obsession de Solange.

J’ai beaucoup aimé ce roman même si je n’ai pas tout compris. Je ne pas compris pourquoi « lui noir, elle blanche » indispose autant Solange. La couleur de peau de Kouhouesso leur permet de s’interroger sur quelle est la vision que nous avons de l’Afrique, qu’est ce que l’Afrique. Nous y sommes confrontés dans la deuxième partie du roman et c’est d’ailleurs l’Afrique qui changera le regard des amoureux. Le parallèle entre la vie de la Jet Set américaine et ce voyage en Afrique est des plus réussi.

J’ai beaucoup aimé les personnages de Solange et Kouhouesso, des êtres si semblables et si différents. J’ai moi aussi, trouvé beaucoup de charme à ce mystérieux Kouhouesso.

Il faut beaucoup aimer les hommes est un roman qui m’a beaucoup plu même s’il j’en ressors un peu perplexe car j’ai l’impression d’être passée à coté de quelque chose. Alors n’hésitez pas à éclairer ma lanterne en me donnant votre analyse de ce récit.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# La plume au féminin – Chez Opaline
# ABC 2014 – Chez Nanet

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Les vacances d’un serial killer – Nadine Monfils


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    Titre  Les vacances d’un serial killer
    Auteur : Nadine Monfils
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Belfond
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages  235

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances tant attendues. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane.

Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s’enfuit. Furieux, Alfonse s’arrête dans un snack pour s’enfiler une bière pendant que les deux ados, avec leur manie de tout filmer, s’amusent à planquer leur caméra dans les toilettes, histoire de recueillir quelques images truculentes. La famille Destrooper reprend finalement la route. À l’arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leur vidéo. Quand, soudain, ils découvrent à l’écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute ! Et, pour couronner le tout, la magnifique pension dans laquelle les Destrooper ont prévu de séjourner est un rade pourri. Les vacances en enfer ne font que commencer… Une comédie décapante, teintée d’humour noir et d’un zeste de poésie, un hymne à la Belgique.

Ce que j’en pense :

Les vacances d’un serial killer est un roman policier pas tout à fait comme les autres.

Les Destrooper, une famille belge, part en vacances en mer du Nord dans une petite et calamiteuse pension de famille conseillée par un ami du père (enfin depuis peu). La famille Destrooper est des plus stéréotypées. Alfonse, le père, est le roi de la boulette sauce lapin et un fan inconditionnel du tunning. Josette, la mère, adore se plonger dans les magazines poeple et rêve de plages du Sud et de farniente. Steven et Lourdes, les enfants, sont des adolescents peu travailleurs et rêvent de cinéma. Et enfin Mémé Cornemuse, voyage en caravane et est une grand mère des plus olé-olé que je vous laisse découvrir.

Les vacances ne vont pas se passer tout à fait comme prévues et rapidement virer à la catastrophe pour la famille Destrooper.

Nadine Monfils nous propose un livre bourré d’humour et de clichés, on a l’impression de suivre la famille Bidochon en vacances. C’est très drôle ! Je ne suis pas belge mais j’ai grandi non loin du plat pays et j’ai donc adoré retrouver des images de ma jeunesse, ne serait ce que les vacances en mer du Nord (Berck sur mer pour moi) et le vocabulaire propre à la région. Mais voilà, ce livre est comme une bière belge que l’on déguste, au début c’est plaisant et rafraîchissant mais à la fin ça devient soulant. D’autant plus que le récit ne porte pas de réel suspense mais s’il est vrai que l’on se demande pendant toute la lecture qui est le serial killer qui donne son nom à l’ouvrage car attention dans ce roman un serial killer peut en cacher un autre.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges : 
# Un genre par mois – Chez Iluze
# La plume au féminin – Chez Opaline

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