Baby Love – Joyce Maynard

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    Titre  Baby Love
    Auteur : Joyce Maynard
    Titre original : Baby Love
    Traducteur : Mimi Perrin (Anglais – Etats-Unis)
    Éditeur : Philippe Rey
    Date de publication : 2013
    Date de première publication  Version originale 1981 / Version française 2013

    Nombre de pages  302

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Elles sont quatre adolescentes – la plus vieille a dix-huit ans – confrontées chacune à une maternité précoce. Sandy, Tara et Wandy sont déjà mères. Jill pense être enceinte, mais son petit ami refuse de la croire. Sandy est mariée à un garçon de dix-neuf ans – qui renâcle à la vie conjugale. Les autres pères putatifs ont plus ou moins disparu dans la nature, mais peu importe. Ce qui unit ces gamines, c’est l’amour qu’elles portent à leur bébé, leur seule réussite, leur unique source de bonheur dans une vie d’une banalité terrifiante. Elles le gavent, le dorlotent, le déguisent, jouent avec lui comme à la poupée… et parfois, sans vraiment le vouloir, le malmènent un peu. Et cet après-midi-là, sur les marches d’une laverie automatique, leur lieu de rendez-vous favori, ce sont encore des rêves qu’elles font autour de leurs enfants dont elles parlent avec un optimisme désarmant. Sans se douter un instant de tout ce qui menace leur destin et risque de le faire dramatiquement basculer : non seulement l’arrivée dans la petite ville de deux jeunes femmes, mais encore les obsessions folles d’une vieille bigote, et – inattendue tout autant qu’angoissante -, la présence d’un tueur…
Avec ce premier roman paru en 1981 aux États-Unis, Joyce Maynard signe un subtil portrait, toujours d’actualité, de l’Amérique profonde.

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L’homme de la montagne – Joyce Maynard

L'homme de la montagne

    Titre  L’homme de la montagne
    Auteur : Joyce Maynard
    Titre original : After her
    Traducteur : Françoise Adelstain (Anglais – Etats-Unis)
    Éditeur : 10/18
    Date de publication : 2015
    Date de première publication  Version originale 2013 / Version française 2014
    Nombre de pages  349

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa soeur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder, rêvant d’inattendu. Et l’inattendu arrive. Effroyable, une succession de meurtres de jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l’Etrangleur du crépuscule commence. L’inspecteur Torricelli, le père des fillettes, dirigera l’enquête. Trente ans plus tard, Rachel raconte : la traque épuisante, leurs vies suspendues, et ce jour ou les deux soeurs se sont retrouvées face à l’étrangleur… Fantasme de gamines hystériques, avaient déclaré les autorités. Depuis lors, Rachel s’est donné pour mission de retrouver cet homme. Roman d’apprentissage, polar psychologique : Joyce Maynard a su ériger ce fait-divers réel en un conte cruel haletant.

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Prête à tout – Joyce Maynard

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    Titre  Prête à tout
    Auteur : Joyce Maynard
    Titre original : To Die For
    Traducteur : Jean Esch (Anglais – Etats-Unis)
    Éditeur : Philippe Rey
    Date de publication : 2015
    Date de première publication  Version originale 1995 / Version française 2015

    Nombre de pages  322

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison, Suzanne Maretto ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Mais elle veut davantage, elle veut la célébrité. Isolée dans une petite ville de province, Suzanne décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station locale. Quand son époux est retrouvé mort, la veuve éplorée, point de mire des caméras, devient rapidement suspecte. Alternant les témoignages, le roman tisse avec brio les voix de Suzanne et de son entourage. Enigmatique, capricieuse, la jeune femme est-elle pour autant l’arriviste perverse que certains dénoncent ? Où est le vrai dans ce que raconte Jimmy, son admirateur adolescent ? Jusqu’où est-elle disposée à aller pour atteindre cette renommée si convoitée ? Admirablement construit, Prête à tout est une satire acérée de la culture de la célébrité et de l’omniprésence de la télévision, tout autant qu’un passionnant roman noir.

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Les filles de l’ouragan – Joyce Maynard

Les Filles de l'ouragan

    Titre  Les filles de l’ouragan
    Auteur : Joyce Maynard
    Titre original : The Good Daughters
    Traducteur : Simone Arous (Anglais)
    Éditeur : Philippe Rey
    Date de publication : 2012
    Nombre de pages  330

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Elles sont nées le même jour, dans le même hôpital, dans des familles on ne peut plus différentes.
Ruth est une artiste, une romantique, avec une vie imaginative riche et passionnée.
Dana est une scientifique, une réaliste, qui ne croit que ce qu’elle voit, entend ou touche.
Et pourtant ces deux femmes si dissemblables se battent de la même manière pour exister dans un monde auquel elles ne se sentent pas vraiment appartenir.

Situé dans le New Hampshire rural et raconté alternativement par Ruth et Dana, ce récit suit les itinéraires personnels de deux « sœurs de naissance », des années 1950 à aujourd »hui. Avec la virtuosité qu’on lui connaît, Joyce Maynard raconte les voies étranges où s »entrecroisent les vies de ces deux femmes, de l’enfance et l’adolescence à l’âge adulte – les premières amours, la découverte du sexe, le mariage et la maternité, la mort des parents, le divorce, la perte d’un foyer et celle d’un être aimé – et jusqu’au moment inéluctable où un secret longtemps enfoui se révèle et bouleverse leur existence.

Ce que j’en pense :

La dent dure et moi avons lu récemment Long week-end et avons décidé de lire en commun un autre roman de cet auteur. Notre choix s’est porté sur Les filles de l’ouragan, vous pouvez lire son avis ici.

Ruth Plank et Dana Dickerson sont sœurs d’anniversaire, elles sont nées toutes les deux le 4 juillet 1950 (Joyeux anniversaire les filles !), dans une petite maternité du New Hamsphire, neuf mois après un ouragan de grande ampleur. Elles grandissent dans des familles que tout oppose. Les Plank sont fermiers et conservateurs, leur vie est régie par la religion. Les Dickerson sont bohèmes, ce sont des artistes qui se cherchent. Néanmoins, les deux familles souhaitent que les sœurs d’anniversaire restent en contact.

J’ai adoré suivre la vie de Ruth et Dana de leur naissance en 1950 à nos jours. Le livre s’organise en chapitres courts qui donnent alternativement la parole à chacune. Ainsi on les suit dans les moments les plus importants de leur vie sur fond d’histoire des Etats-Unis, la guerre de Vietnam, Woodstock, l’assassinat de Kennedy…

Ruth et Dana sont différentes et on s’aperçoit rapidement que chacune ressemble plus à la famille de l’autre qu’à sa propre famille. On devine donc assez vite le secret qui réunit ces deux familles, il m’avait d’ailleurs été susurré à la lecture de la quatrième de couverture. Au début, j’ai trouvé vraiment dommage de révéler la fin du roman dés la lecture du synopsis mais ce roman est bien plus que la révélation d’un secret de famille. Ces deux jeunes filles qui deviennent femmes sont différentes comme je l’ai dit plus tôt mais elles ont aussi beaucoup de points communs. Elles doivent grandir avec le sentiment de ne pas être aimé l’une de sa mère, l’autre de son père, elles sont fortes, indépendantes, libérées. Il m’est impossible d’en préférer une tellement toutes deux m’ont paru très vite sympathiques.

C’est le second roman de Joyce Maynard que je lis et j’apprécie beaucoup sa plume. Elle écrit avec délicatesse et arrive à passionner le lecteur par des vies somme toute ordinaires, faites d’amour, de joie, d’abandon et de solitude. Elle nous conduit vers la simplicité, vers l’essence même de la vie et j’ai été séduite.

 

Livre lu dans le cadre du challenge :
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Long week-end – Joyce Maynard

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    Titre  Long week-end
    Auteur : Joyce Maynard
    Titre original : Labor Day
    Traducteur : Françoise Adelstain (Anglais)
    Éditeur : 10/18
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages  256

Quatrième de couverture :

Une chaleur caniculaire règne sur la côte est. Henry, treize ans, et sa mère Adèle doivent faire les dernières courses pour la rentrée des classes. Une rencontre fortuite au supermarché va venir tout bouleverser : Frank, un taulard en cavale, leur demande de l’héberger. Le temps d’un long week-end, le trio va vivre en huis clos une expérience qui bouleversera leur vie à jamais…

Ce que j’en pense :

En ouvrant ce livre, vous entrerez dans un monde de douceur non parce que les faits relatés sont idylliques loin de là mais parce que les mots de Joyce Maynard sont incroyablement tendres et délicats. Elle réussit avec beaucoup d’aisance à se mettre dans la peau d’un adolescent de treize ans et fait de ce huis clos, un moment aéré, lumineux et plein d’espoir. Nous assistons même à la confection d’une tarte aux pêches qui à travers les mots de l’auteure devient une scène pleine d’émotions et de sensibilité.

C’est la voix d’Henry devenu adulte que nous suivons. Il nous peint sa vision de ce long week-end de Labor Day, six jours de l’année 1987 qu’il a passé reclus dans leur maison avec sa mère Adele et un prisonnier évadé Frank.

Comment ne pas aimer les trois personnages principaux de ce roman ?

Tout d’abord, Henry, un adolescent de treize ans qui vit seul avec sa mère. Il est gentil, timide et solitaire, « un vrai naze » selon ces propres mots. Il guide et soutient sa mère même s’il est contrarié par certains actes de sa mère qui lui font honte. Il est à cette époque de sa vie où il découvre sa sexualité de façon solitaire.

Ensuite, Adele est une jolie trentenaire, ancienne danseuse, solitaire et fragile. Je me suis longtemps demandé si elle était dépressive ou folle. Nous apprendrons au travers les mots de son fils ce qui l’a conduit à cet état.

Et enfin Frank est un quadragénaire, évadé de prison, attentionné, travailleur. Je me suis demandé quel acte répréhensible a pu faire un tel ange, c’est également quelque chose que l’on découvre au cours de la lecture.

Ce roman traite avec beaucoup de justesse ces sentiments d’amour, d’amour filial, de jalousie et c’est avec de grands regrets et même une petite larme que j’ai fini ce livre.