Le magasin des suicides – Jean Teulé

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   Titre  Le magasin des suicides
    Auteur : Jean Teulé
    Titre original : –
    Traducteur :  –
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 2008
    Nombre de pages :  157
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Ce que j’en pense :

Le titre de ce roman, Le magasin des suicides, m’a d’abord attiré, la quatrième de couverture m’a convaincue … l’histoire et la plume de Jean Teulé m’ont littéralement séduite.

Le magasin des suicides est tenu depuis toujours par la famille Tuvache. L’affaire est très lucrative et vend tout le matériel nécessaire pour se donner la mort. Ce magasin pas comme les autres est géré par Mishima et Lucrèce Tuvache, ils sont tous deux amoureux du travail bien fait et ne lésinent pas sur les moyens pour que le suicide de leurs clients soit réussi. Ils ont trois enfants, chacun d’eux a reçu le prénom d’un suicidé célèbre, espérant que cette particularité les guide vers la tristesse, la mélancolie, le désenchantement. Tout d’abord Vincent (Van Gogh), l’ainé de la famille, est un créatif, dépressif et anorexique. Ensuite Marylin (Monroe), la cadette,  est complexée par sa laideur et son inutilité. Ils font tous deux la fierté de leurs parents. Mais malheureusement, le petit dernier, Alan (Turing) respire le bonheur, la joie de vivre, l’enthousiasme. Cette troisième naissance non désirée va déstabiliser la famille.

Ce roman est un petit bijou d’humour noir. Jean Teulé n’oublie rien pour dépeindre cette atmosphère lugubre, quand on pense que tout a été dit, l’auteur ajoute un nouveau détail morbide, il installe le magasin des Tuvache, boulevard Bérégovoy. Jean Teulé est toujours dans l’invraisemblable, dans l’inimaginable, cette outrance d’images conforte l’idée reçue selon laquelle «  on peut rire de tout » même du suicide.

Un sujet atypique, un humour décapant… Un véritable délice de lecture !!!

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :
# Le Challenge des 170 idées – Chez Herlan

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson

vieux-voulait-feter-anniversaire-L-G1LJIz   Titre  : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire   
   Auteur : Jonas Jonasson   
   Titre original : Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann   
   Traducteur : Caroline BERG ( Suédois)
   Éditeur : Pocket
   Date de publication <span style=": 2012
   Nombre de pages :  512

 

 

 

 
Quatrième de couverture :

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja…

Ce que j’en pense :

Le titre et la couverture du livre m’ont tout de suite attirés, en les voyant la première chose qu’on se dit c’est « On ne va pas s’ennuyer ».

Et en effet, Jonas Jonasson nous conte l’histoire d’Allan, un presque centenaire, qui s’échappe de la maison retraite pour ne pas participer à la fête donnée en son honneur pour son anniversaire à trois chiffres. Il faut savoir qu’Allan est un homme naïf qui n’a aucune ambition dans la vie autre que celle de vivre le moment présent.  C’est pourquoi en quittant sa chambre, il va tout droit sans avoir d’idée précise sur sa destination. Il se retrouve dans une gare où il dérobe presque par mégarde une valise appartenant à un membre de gang. C’est la presque cavale d’Allan que nous suivons tout au long de ce roman. Ce texte alterne les chapitres au présent et les chapitres au passé. Car Allan a eu une vie EXTRAORDINAIRE sans le vouloir vraiment, il a quand même partager la table de Franco, Staline, Mao, Truman, De Gaulle… En lisant ce roman, l’enchaînement de moments plus rocambolesques les uns que les autres nous font obligatoirement penser au film Forrest Gump .

Les personnages rencontrés dans ce roman sont fabuleux, le genre de personnages qu’on ne rencontre qu’ici.. Je pense en particulier à Benny, le presque « tout », et à Mabelle avec son langage charretier et son éléphante.

L’écriture est simple, fraiche, facile à lire et j’ai beaucoup aimé découvrir que certains détails laissés par l’auteur au gré des chapitres avaient leur importance quelques dizaines de pages plus loin. Je regrette cependant l’utilisation plus qu’abondante de nom de ville suédoise qui m’a un peu gêné dans l’anticipation de la localisation des personnages.

Bref !!! Ce roman est un entremêlât de situations loufoques et de personnages qui le sont tout autant. Si vous voulez passer un bon moment « lecture détente », précipitez-vous sur ce livre.