Mr Gwyn – Alessandro Baricco

Mr Gwyn
   Titre  Mr Gwyn
    Auteur : Alessandro Baricco
    Titre original : Mr Gwyn
    Traducteur : Lise Caillat (Italien)
    Éditeur : Gallimard
    Date de publication 2014
    Nombre de pages :  169

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Romancier britannique dans la fleur de l’âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu’il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu’il appelle l’écrivain, il comprend que ça n’en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé.
Simplement, il ne sait pas ce qu’il va faire ensuite. Au terme d’une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d’un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l’ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C’est le début d’une expérience hors norme qui mettra l’écrivain repenti à rude épreuve. Qu’est-ce qu’un artiste ? s’interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement élégant.
Pour répondre à cette question, il nous invite à suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqué mi-aventure cocasse. Et, s’il nous livre la clé du mystère Gwyn, l’issue sera naturellement inattendue.

Ce que j’en pense :

Jasper Gwyn est un auteur reconnu par la critique et apprécié du public. Contre toutes attentes, il publie dans The Guardian une liste des 52 pages choses qu’il ne fera plus «  La première était d’écrire des articles dans The Guardian. La treizième, d’aller parler devant des classes en prenant un air sûr de lui. La trente et unième de se faire photographier le menton dans la main, songeur […] La dernière était : d’écrire des livres » (p. 11-12) Il est cependant très difficile d’écrire quand on est écrivain. Mais Mr Gwyn a de la ressource, son premier métier était accordeur de piano, il sait rebondir et maintenant il écrira des portraits.

J’ai adoré ce livre. Alessandro Baricco a une plume très poétique et délicate. Quand il se met dans la peau d’un écrivain qui ne veut plus écrire, il décrit merveilleusement bien le manque et les échappatoires trouvés par Mr Gwyn. « Est-on ou nait-on écrivain ? » c’est ce que je me suis demandé pendant toute la première partie.

Le personnage de Mr Gwyn est fabuleux, il est d’un calme et d’une minutie à toutes épreuves. Il est très mystérieux, on le suit pendant toutes ces pages mais plein de questions subsistent à son sujet. Sa relation avec Rebecca, son premier modèle qui deviendra son assistante, est faite de silence et de paroles à moitié dites. On est toujours dans le mystère, au lecteur de se faire sa propre idée.

L’idée d’écrire des portraits comme un peintre est particulière, pour moi irréalisable, mais Jasper Gwyn y parvient formidablement car chez lui rien n’est laissé au hasard. Il choisit avec lenteur et beaucoup d’attention chaque élément de sa mise en scène. Cette préparation est à l’instar de l’écriture d’Alessandro Barrico et de la lecture que j’ai faite de ce roman. J’ai lu ce roman sans précipitation, en appréciant chaque détail.

Un roman très réussi à mettre absolument dans sa valise pour les vacances !

 

Je remercie Babelio et les éditions Gallimard, ce livre fut une merveilleuse découverte.

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