Funérailles célestes – Xinran

funérailles-célestes
   Titre  Funérailles célestes
   Auteur : Xinran
   Titre original : Sky Burial 
   Traducteur : Maïa Bhâratî  (Anglais – Royaume Unis)
   Éditeur : Picquier poche
   Date de publication : 2012
   Nombre de pages :  224
   Date de première publication :  2004 (Version originale) / 2005 (Version française)

Quatrième de couverture :

Funérailles célestes est une vraie histoire d’amour et de perte, de loyauté et de fidélité au-delà de la mort. Xinran dresse le portrait exceptionnel d’une femme et d’une terre, le Tibet, toutes les deux à la merci du destin et de la politique.
En 1956, Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine, remplis de l’espoir des premières années du communisme en Chine. Par idéal, Kejun s’enrôle dans l’armée comme médecin. Peu après, Wen apprend la mort de son mari au combat sur les plateaux tibétains. Refusant de croire à cette nouvelle, elle part à sa recherche et découvre un paysage auquel rien ne l’a préparée – le silence, l’altitude, le vide sont terrifiants. Perdue dans les montagnes du nord, recueillie par une famille tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture. Après trente années d’errance, son opiniâtreté lui permet de découvrir ce qui est arrivé à son mari.
Quand Wen retourne finalement en Chine, elle trouve un pays profondément changé par la Révolution culturelle. Mais elle aussi a changé : en Chine, elle avait toujours été poussée par le matérialisme ; au Tibet, elle a découvert la spiritualité.

Deux brûle-parfums – Eileen Chang

deuxbrule-parfums

   

    Titre  : Deux brûle-parfums
    Auteur : Eileen Chang
    Titre original : 沉香屑-第一炉香 et 沉香屑-第二炉香
    Traducteur : Emmanuelle Péchenart (Chinois)
    Éditeur : Editions Zulma
    Date de publication : 2015
    Date de la première publication : Version originale 1943 / Version française 2015
    Nombre de pages :  198

 
 
 

Quatrième de couverture :

A travers deux courts romans qui explorent, comme en miroir, les moeurs anglaises et chinoises de l’époque coloniale, Eileen Chang nous offre une analyse subtile des ressorts amoureux – dans une société décadente où séduction et sensualité, pudeur et obscénité répondent à des convenances d’une exquise hypocrisie.

Premier brûle-parfum. La jeune Wei-lung sollicite la protection d’une tante, riche mondaine sur le déclin, laquelle voit en elle la promesse d’une nouvelle stratégie…

Second brûle-parfum. Roger Empton, professeur à South China University, épouse une jeune fille idéale qui par grand mystère ignore tout du désir…

Délicatesse infinie et cruauté feutrée des sentiments, malentendus, emportements secrets, suavité évanescente des passions et de leurs ruses… Ici, l’enchantement romanesque a la force d’une promesse entre deux amants. Et c’est le coeur battant que nous entrons dans l’univers de ces Deux brûle-parfums.

Lire la suite

Baguettes chinoises – Xinran

Baguettes chinoises
   Titre  : Baguettes chinoises 
   Auteur : Xinran
   Titre original : Kuaizi guniang
   Traducteur : Prune Cornet  
   Éditeur : Picquier poche
   Date de publication : 2011
   Nombre de pages :  352
   Date de première publication :  2007 (Version originale) / 2008 (Version française)
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Trois sœurs décident de quitter leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans une grande ville. Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose qu’elles ont apprise : leur mère est une ratée qui n’a pas su enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu’un numéro comme prénom. Les femmes, leur répète leur père sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont des poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison.
A Nankin, leurs yeux s’ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté des mœurs et la sophistication des habitants… Elles vont faire preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l’argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C’est du cœur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir leur place au soleil.

Le maitre a de plus en plus d’humour – Mo Yan

9782020787703

   

    Titre  Le maitre a de plus en plus d’humour
    Auteur : Mo Yan
    Titre original : 师傅越来越幽默 (Shifu, ni yue lai yue youmo)
    Traducteur : Noël Dutrait
    Éditeur : Seuil
    Date de publication : 2005
    Nombre de pages  108

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Lorsque Lao Ding, à l’âge de soixante ans, est licencié de l’usine Étoile rouge pour cause de faillite, c’est un monde qui s’effondre. Mais une nouvelle Chine est en train de naître, fondée sur l’initiative privée, où se déploient tout ensemble l’ingéniosité du petit peuple, la corruption des cadres, la solidarité des générations et le chacun-pour-soi… Maître Ding retrouve l’enthousiasme et la vigueur grâce à une idée géniale, bien audacieuse, et à l’infaillible soutien de son fidèle apprenti devenu conducteur de tricycle. Il ne sait pas qu’au début de l’hiver, une nuit de terreur l’attend…

Mo Yan exerce une fois de plus son regard décapant sur la société chinoise contemporaine. Ce court roman déborde de tendresse et d’humour.

Ce que j’en pense :

Le maitre est Lao Ding, un ouvrier exemplaire qui travaille depuis 43 ans dans la même usine de fabrication de matériel agricole. Le livre débute alors que l’usine fait faillite et licencie l’ensemble du personnel. Comme un malheur n’arrive jamais seul, le même jour, le maitre se blesse la jambe. Toutes les économies d’une vie partent alors en frais médicaux. Lao Dong se voit donc obliger à soixante ans de trouver un nouveau travail pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa femme. Alors que ses anciens collègues, plus jeunes, trouvent rapidement un nouveau métier comme artisan ou vendeur sur le marché, lui erre désespérément dans les rues à la recherche d’une activité qui pourrait convenir à son âge avancé. C’est près de son ancienne usine qu’un bus désaffecté lui procurera une idée saugrenue qui lui permettra de gagner de l’argent mais mettra sa conscience à rue épreuve.

 

Dans Le maitre a de plus en plus d’humour, Mo Yan nous livre un texte épuré à la fois tendre, naïf et riche.

Un texte naïf car le personnage central tenu par le maitre à une vision un peu simpliste de l’existence. Ces réflexions candides lui vaudront à plusieurs reprises de la part de son apprenti la réflexion qui donne le titre de cet ouvrage « Vous avez de plus en plus d’humour ».

Un texte tendre car le personnage du maitre par son innocence procure au lecteur une envie de le protéger et de le mener à bon terme et c’est avec beaucoup d’affection que l’auteur raconte ses péripéties.

Un texte riche car en 100 pages, Mo Yan nous en apprend beaucoup sur la Chine contemporaine, un pays qui après une longue période de communisme est rattrapé par le libéralisme. Un pays qui ne s’occupe pas de ses vieux (on peut largement comprendre des personnes plus fragiles) et qui laisse un place précaire aux femmes.

 

La fin du roman est bien mystérieuse…

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# ABC 2014 – Chez Nanet

banni_reABC2014_al_atoire