Vieux, râleur et suicidaire La vie selon Ove – Fredrik Backman

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    Titre  Vieux, râleur et suicidaire La vie selon Ove
    Auteur : Fredrik Backman
    Titre original : En man som heter Ove
    Traducteur Laurence Mennerich (Suédois)
    Éditeur : Presses de la cité
    Date de publication : 2014
    Nombre de pages  352

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

« Ove et le chat se sont rencontrés un matin à six heures moins cinq. Le chat a détesté Ove sur-le-champ. Le sentiment était plus que réciproque »

Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Mais depuis qu’il est sans travail, il se sent seul et inutile. Il erre dans sa maison, fait des rondes de quartier pour relever les infractions des habitants. Jusqu’au jour où, las de cette routine, il décide d’en finir. Corde au cou, debout dans le salon, il est prêt à passer à l’acte…
C’est sans compter l’arrivée de nouveaux voisins et d’un chat abandonné. Interrompant involontairement ses tentatives de suicide, ceux-ci vont peu à peu pousser Ove dans ses derniers retranchements et le ramener à la vie !
Tel un chat de gouttière amoché et craintif, à la fois drôle et touchant, Ove réveille l’instinct protecteur qui sommeille en chacun de nous. Mais attention, il griffe !

Ce que j’en pense :

Au sortir de ce livre, je sais un peu perplexe. J’ai mis beaucoup de temps à le lire car dés que je lisais quelques pages, j’avais envie de le refermer. Je me suis longuement interrogée sur les raisons de cette relative non adhésion.

En aucun cas, ce n’est à cause du personnage d’Ove que j’ai trouvé succulent. Il m’a fait pensé à mon grand-père, un vieux monsieur qui râle toujours et qui n’est jamais content. Il dit des énormités comme « Une personne incapable de se garer en créneau ne devrait pas avoir le droit de vote » mais il a un cœur en or que l’on découvre sans trop de difficultés si l’on sait gratter un peu sa carapace. J’ai également beaucoup aimé le récit de son histoire de vie de d’amour avec sa femme Sonja.

Ce n’est pas non plus, à cause de l’écriture de Fredrik Backman que j’ai apprécié pour sa simplicité, sa délicatesse et son ton humoristique. Il utilise des formules très imagées et certaines phrases reviennent comme des leitmotive tout au long du roman, c’est plaisant et tout à fait en accord avec le caractère d’Ove. De plus, ce roman est découpé en courts chapitres dans lesquels s’entremêlent le passé et le présent ce qui donne beaucoup de rythme au roman.

Tout cela m’a plu alors qu’est ce qui a coincé mon plaisir de lire ? Les personnages secondaires Parveneh, Patrick, leurs filles mais aussi Anita et Rune ou encore Adrian, Jimmy… Bref tous les autres personnages qui gravitent autour de La vie selon Ove m’ont semblé plats et inintéressants. Evidemment sans eux, l’histoire ne serait pas la même mais j’ai eu l’impression que Fredrik Backman a tout misé sur son personnage central, il l’a fait tellement truculent et grandiose que les autres en deviennent pales et insignifiants.

Une lecture mi figue, mi raisin que je vous invite malgré tout à découvrir pour faire la connaissance d’Ove Vieux, râleur et suicidaire : La vie selon Ove est à elle seule un délice.

Je remercie Babelio et les éditions Presses de la cité pour m’avoir permis de rencontrer un drôle de bonhomme, vieux, râleur et suicidaire mais ô combien savoureux

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