La propriété – Rutu Modan

La propriété
   Titre  La propriété
    Auteur et illustrateur : Rutu Modan
    Titre original : ?
    Traducteur : Rosie Pinhas-Delpuech
    Éditeur : Actes Sud BD
    Date de publication 2013
    Nombre de pages :  232

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

“Avec la famille, vous n’êtes pas obligé de dire l’entière vérité et ce n’est pas considéré comme un mensonge. »

Après la Mort de son fils, Régina Segal emmène sa petite fille, Mica, à Varsovie où elles espèrent récupérer une propriété familiale spoliée pendant la seconde guerre mondiale. Une histoire de famille, de secrets, et d’amour.

Ce que j’en pense :

Depuis toujours, je suis réfractaire à la bande dessinée, pensant que l’on ne peut pas traiter en profondeur un sujet dans ce genre littéraire et reprochant aux images de brimer mon imagination. Cependant, depuis l’an dernier je me suis ouverte à la BD en commençant par les BD jeunesse. J’y ai pris un certain plaisir, je continue donc mon chemin dans la découverte du neuvième art.

Regina Segal a perdu son fils, il y a quelques mois d’un cancer. Nous la découvrons alors qu’elle entreprend un voyage vers sa Pologne natale accompagnée de sa petite fille Mica. Le but de ce voyage longtemps reporté est de récupérer une propriété (un appartement) qu’elle a héritée, appartement spolié à sa famille juive par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. Que vient-elle chercher en Pologne après tant d’années ? La mort récente de son fils est-elle un déclencheur de cette démarche si longtemps négligée ?

Rutu Modan nous livre ici un sujet passionnant sur lequel beaucoup de choses ont été écrites et sur lequel il reste tant de choses à écrire. En sept jours, nous allons découvrir derrière la douleur et l’atrocité de l’Histoire (la traite des juifs dans le ghetto de Varsovie), une histoire humaine, une histoire intime, un secret de famille.

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Au premier abord, les dessins sont simples certains amateurs du genre comparent le trait de Rutu Modan à celui d’Hergé. Mais on découvre au fil des pages une multitude de détails  et un panel très riche d’émotions sur les traits de ses personnages. Cette richesse dans le dessin m’a fait ressentir autant, sinon plus, d’émotions que le texte lui-même.

Un petit point négatif, tout de même, j’ai n’ai pas aimé les personnages secondaires de Tomasz et Avram qui sont très présents sans que je comprenne ce qu’ils apportent à l’histoire.

Vous l’avez compris, j’ai passé un excellent moment en lisant cette BD.

Avez-vous d’autres BD classiques ou moins classiques à me conseiller ?

 

Lu  dans le cadre des challenges :
# La plume au féminin – Chez Opaline
# Un genre par mois – Chez Iluze
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