Un amour aussi grand que le désert de Gobi vu à travers une loupe – Tilman Rammstedt

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   Titre  : Un amour aussi grand que le désert de Gobi vu à travers une loupe  
   Auteur :   Tilman Rammstedt
   Titre original : Der Kaiser von China
   Traducteur : Brice Germain (Allemand)
   Éditeur : Piranha
   Date de publication : 2015
   Nombre de pages :  198
   Date de première publication :  Version originale 2008 / Version française 2015
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Keith est né dans une famille tout à fait singulière : de sa mère, il sait peu de chose ; de son père, absolument rien. Tout comme ses quatre frères et sœurs supposés, il a été élevé par son grand-père et une succession de « grand-mères » toujours plus jeunes.
À l’occasion du quatre-vingtième anniversaire du patriarche, les petits-enfants lui offrent un voyage pour la destination de son choix. Quand l’excentrique aïeul annonce qu’il a choisi de se rendre en Chine, c’est Keith, à son grand dam, qui est désigné pour l’accompagner.

Pour la première fois de sa vie, il décide de ne pas obéir et dépense tout l’argent du voyage au casino. La situation se complique encore quand il apprend le décès de son grand-père.
Afin d’éviter de tout avouer à sa famille, Keith commence à écrire des lettres racontant leurs aventures chinoises qui, au fur et à mesure, deviendront de plus en plus détaillées et extravagantes.

Un livre pétillant, truffé de trouvailles hilarantes, qui se referme forcément le sourire aux lèvres.

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Un coeur bien accordé – Jan-Philipp Sendker

   

  Un coeur bien accordé  Titre  : Un coeur bien accordé
    Auteur : Jan-Philipp Sendker 
    Titre original : Herzenstimmen
    Traducteur : Laurence Kiefé à partir de la version anglaise de Kevin Wiliarty
    Éditeur : Jean-Claude Lattès
    Date de publication : 2015
    Date de la première publication : Version originale 2012 / Version française 2015
    Nombre de pages :  394

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Presque dix ans se sont écoulés depuis que Julia Win est revenue de son voyage en Birmanie, le pays où son père est né et où elle a découvert un frère. Désormais brillante avocate à Manhattan, elle ne se sent pourtant pas pleinement épanouie. Lorsqu’elle commence à entendre dans sa tête une voix lui posant des questions qu’elle essaie depuis toujours d’esquiver – « Pourquoi vis-tu seule ? », « Qu’attends-tu de la vie ? » –, ses doutes grandissent encore.
Poussée par sa quête d’elle-même, Julia repart en Birmanie. Elle y découvre le destin d’une femme du nom de Nu Nu, un destin à la fois passionnant et tragique qui va bouleverser la vie de Julia.

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Le briseur d’âmes – Sebastian Fitzek

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    Titre  Le briseur d’âmes
    Auteur : Sebastian Fitzek 
    Titre original : Der Seelenbrecher
    Traducteur : Penny Lewis (Allemand)
    Éditeur : L’Archipel
    Date de publication : 2012
    Nombre de pages  266

 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Un psychopathe sévit dans les environs de Berlin. Lorsque la police retrouve ses victimes, ces dernières sont vivantes, mais prostrées dans un état végétatif, psychologiquement anéanties, comme privées de conscience… D’où le surnom que lui a donné la presse : le briseur d’âmes.
Caspar, un amnésique d’une quarantaine d’années interné dans une clinique psychiatrique de luxe, n’aurait jamais imaginé croiser le chemin de ce psychopathe. Et pourtant, en cette veille de Noël, alors qu’au-dehors une tempête de neige fait rage, lui, le personnel médical et quelques patients se retrouvent enfermés dans la clinique, coupés du monde… avec le briseur d’âmes. Et, cette fois, il tue !

 

Ce que j’en pense :

Le briseur d’âmes s’ouvre sur un professeur qui recrute, parmi ses étudiants, des volontaires qui accepteraient contre 200 € et la signature d’une décharge de lire d’une traite un dossier médical. Ce dossier médical relate l’histoire de Caspar lors de séjour dans une clinique allemande. Ce seul début est intriguant et inquiétant, les étudiants partagent mon avis puisque seuls Lydia et Patrick acceptant ces conditions.

C’est donc une double lecture que nous propose Sebastian Fitzek. Le récit du contenu du dossier médical de Caspar que nous découvrons amnésique et qui affrontera le briseur d’âmes et les réactions et interrogations des étudiants et leur professeur.

Le briseur d’âmes est un livre pleinement réussi. En effet, le lecteur est immédiatement placé dans l’atmosphère fermée, angoissante… oppressante que constitue ce huis clos de cette clinique. Et pourtant, la trame est un peu simple puisque qu’à la moitié du roman, j’avais compris qui et pourquoi. Mais cela n’a en rien gêné ma lecture car ici l’essentiel est le comment. Comment le briseur d’âmes agit il pour laisser ses victimes dans un tel état d’anéantissement sans laisser la moindre trace de sévices physiques ? Cette question est restée un mystère jusqu’au dénouement. Sur le sujet, je ferai comme Sebastian Fitzek dans ses remerciements, je n’en dirai pas plus pour ne pas mettre sur la piste les futurs lecteurs et de ce fait gâcher leur plaisir.

Ce livre est un très bon thriller de par l’ambiance qui y règne et par l’énigme qu’il exploite. Cependant, je regrette des débuts un peu confus. Il y a beaucoup de personnages et je me suis souvent demander « Qui a dit ça ? », « Qui a fait ça ? ». Comme tous les thrillers, ce livre doit être lu en une seule fois pour ne pas en perdre une miette. Mais rassurez vous, tout est expliqué par la suite mais il faut être patient. Je déplore également, la même chose qui me gêne dans la plupart des films d’action, les personnages sont blessés voire estropiés mais les évènements s’enchainent normalement. On voit Caspar, avec une épaule démise et les plantes de pieds envahies de morceaux de verres, porter une femme inerte sans aucune difficulté. Ca m’agace.

Malgré ces petits moins tout à fait personnels, je vous conseille de lire le briseur d’âmes, c’est un thriller très bien ficelle à l’ambiance tout à fait terrifiante.

Merci à La tête dans les livres de m’avoir conseiller et prêter ce roman. Je la remercie également pour sa patience car j’ai un peu trainé avant de la débuter.

 

Cette nuit-là – Gila Lustiger

poster_252706    Titre  : Cette nuit-là
    Auteur : Gila Lustiger
    Titre original : Woran denkst du jetzt
    Traducteur : Marie Hermann (Allemand)
                                    entièrement révisée par l’auteur
    Éditeur : Stock
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages :  236
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Il reposait là, les mains croisées sur la poitrine, inerte et, malgré tout, une certaine puissance continuait d’émaner de lui. Sa vie durant, il avait essayé de les préserver de toutes les menaces, réelles et imaginaires, et souvent il avait cru devoir les protéger aussi de leurs propres désirs. Sa soeur et elle avaient passé la moitié de leur existence à lui résister. Elles s?étaient débattues contre lui, s’étaient très ouvertement plaintes de son despotisme et avaient parfois tenté de l’ignorer. Elles s’étaient moquées de lui et de son intransigeance, de lui et de son étroitesse d’esprit, mais, malgré cela, et qu’elles le veuillent ou non, il les avait forgées, et oui, elles l’avaient aimé. On viendrait donc le chercher le lendemain midi, mais, pour le moment, il restait étendu là, étoile fixe autour de laquelle tout le monde gravitait.

Ce que j’en pense :

L’Oncle Paul vient de mourir d’un cancer du pancréas après six longs mois d’agonie. Il a choisi de finir sa vie dans la maison de famille dans laquelle vit sa sœur plutôt que dans la maison qu’il partage avec Anne, sa femme. Sa sœur est dépressive, elle est donc secondée dans son rôle de garde malade par Corinna, l’infirmière et par Lisa et Tania ses deux filles.

L’Oncle Paul vient de rendre son dernier souffle, il est encore dans la chambre qu’on lui a aménagée quand débute ce roman. On suit le dialogue entre Tania et Lisa, chacun des chapitres porte d’ailleurs successivement l’un ou l’autre prénom.

Tania et Lisa sont deux sœurs qu’apparemment tout oppose, Lisa est une artiste, célibataire qui réfléchit beaucoup trop, Tania est cadre dans une banque, elle est mariée et mère, elle agit en se fabriquant de petites listes pour ne rien oublier. Mais elles ont en commun un amour et une admiration pour leur oncle Paul.

Sa mort va être l’occasion pour elles d’évoquer la dépression de leur mère, le divorce de leur parents, leurs choix de vie respectifs mais aussi d’analyser les non dits et les secrets de cette famille. De cette joute verbale, parfois violente mais remplie d’amour, va s’échapper les remords de l’une, la jalousie de l’autre.

Cette nuit-là de Gila Lustiger est un roman plein de finesse et un véritable hymne à l’amour, à la vie.

Ce livre entre dans le cadre du  challenge des 170 idées – Chez Helran

Une fois deux – Iris Hanika

    896796675_L-1Titre  : Une fois deux
    Auteur : Iris Hanika
    Titre original : Treffen sich zwei
    Traducteur : Claire Buchbinder (Allemand)
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages :  285
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :
 
Senta et Thomas, deux êtres que tout oppose, tombent l’un sur l’autre dans un café du quartier de Kreuzberg à Berlin. Coup de foudre, coup de fil : la rencontre est scellée en 127 secondes.

Mais, très vite, le doute, la peur s’installent. Les monologues intérieurs des protagonistes témoignent de leur résistance émue, surprise, face à cette histoire. De l’analyse scientifique du sanglot au fragment du discours informatique amoureux, un véritable arsenal stylistique est mis en oeuvre pour dynamiter leur relation, la disséquer avec un humour désopilant, le tout dans la canicule estivale de Berlin, croquée avec la précision d’une Berlinoise d’adoption.

Ce que j’en pense :
 

Une fois deux est l’histoire d’un coup de foudre… encore un livre qui conte une histoire d’amour me diriez-vous !!! Mais non, car ce coup de foudre est traité de façon tout à fait original.

Elle, c’est Senta, Lui, c’est Thomas, leurs regards se croisent un soir dans un bar puis la magie du coup de foudre opère… Elle est la femme idéale, Il est l’homme de ses rêves.

Senta  doit son prénom à une passion de ses parents pour Wagner. Elle est jolie, pleine d’humeur et vive d’esprit mais aussi pleurnicharde et accumulatrice de déceptions amoureuses.
Thomas a de magnifiques yeux verts accentué par un charmant strabisme mais il est ingénieur système donc forcément pas très marrant, et son corps présente des proportions disgracieuses.
Tous deux vivent à Berlin de part de d’autre de la coulée verte, vestige réhabilité du mur de la honte qui quelques années auparavant séparait encore les deux Allemagnes.  

C’est donc la naissance de la relation amoureuse entre ces deux êtres imparfaits que nous expose Iris Hanika. En effet, elle dissèque au microscope chacun de leur geste, chacune de leur pensée, chacun de leur doute, chacune de leur dérive. J’ai trouvé passionnant mais également un peu long et rébarbatif.

Le style et la forme du récit sont également originaux. Une fois deux est un roman dans lequel s’incruste des paroles de chansons, de la poésie, un pièce de théâtre dans laquelle la narratrice tient son propre rôle, une analyse de la pleurnicherie,  et même un guide du savoir-faire des quickies ou les bienfaits de l’urinothérapie… tout cela m’a semblé charmant et dépaysant. Cependant, elle y fait figuré également une description du poste d’ingénieur système tout juste tiré d’un catalogue RH, le discours d’un responsable d’entreprise vantant les mérites de son nouveau produit ou encore la description historique de telle ou telle place allemande et je dois dire que j’ai été un peu moins convaincue par ces simili diversions

En conclusion, un roman qui vaut la peine d’être découvert pour l’originalité du point de vue mais aussi pour ces trouvailles stylistiques mais qui pêche un peu par ses qualités.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge 170 idées