Le livre rouge – Meaghan Delahunt

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   Titre  Le livre rouge 
    Auteur : Meaghan Delahunt
    Titre original : The red book
    Traducteur : Céline Schwaller (Anglais)
    Éditeur : Métailié
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages  281

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Trois personnages se croisent en Inde. Françoise, une photographe australienne, est venue à Bhopal dans le cadre d’une recherche sur les suites du drame de cette ville où, vingt ans plus tôt, une fuite de gaz toxique dans l’usine Union Carbide a tué des milliers de gens. Ils se sont croisés sans se connaître des années auparavant, il y a Naga, un réfugié tibétain dont la famille est morte dans la catastrophe et Arkay, un voyageur écossais qui a trouvé un refuge dans le bouddhisme. Ils étaient tous les trois pleins de promesses et d’espoirs. Françoise rassemble des photographies de leurs vies dans ce Livre rouge. Ces photos racontent leurs histoires d’amour, de lutte et de transformation – elles révèlent les gens qu’ils ont été et ce qu’ils vont devenir, les vies qui s’entrelacent et se séparent.

Ce que j’en pense :

Je ressors de ce livre sérieusement perplexe. En effet, le livre rouge de Meaghan Delahunt a tout pour me plaire et pourtant je n’y ai pas été sensible. La lecture m’a parue agréable mais j’ai eu énormément de mal à poursuivre ma lecture au delà d’une vingtaine de pages quotidiennes.

La construction narrative est cependant très intéressante, le livre rouge est un recueil de photos. Chaque chapitre débute par la description en quelques phrases d’une photographie, elle est également datée et localisée géographiquement. Le récit enchaine ensuite sur l’épisode de la vie de nos héros ayant suscité cette prise de vue. Par le fait, chaque chapitre donne tour à tour la parole à chacun des trois personnages principaux. La logique chronologique et géographique n’est pas respectée sans perdre le lecteur.

Tout d’abord, Françoise, photographe australienne, débarque en Inde suite à l’obtention d’une bourse en vue de la création d’une œuvre d’art internationale pour la commémoration du vingtième anniversaire de la catastrophe humaine, écologique et industrielle de Bhopal.

Ensuite, Arkay est écossais, il fait parti des nombreux  touristes qui viennent visiter l’Inde et y restent espérant trouver du réconfort dans le bouddhisme. Il y cherche également une nouvelle énergie pour résoudre son problème d’alcoolisme.

Enfin, Naga, jeune tibétain qui a perdu sa famille dans la catastrophe de Bhopal.

Je n’ai malheureusement su m’attacher à aucun de ces personnages, il est resté entre eux et moi une barrière incompréhensible mais infranchissable.

En quête d’une réponse, de soir, chacun d’eux va voyager entre l’Inde et le Tibet, nous permettant de découvrir de splendides paysages emplis de couleurs criardes et de sons. Leurs chemins vont se croiser pour jouer un rôle déterminant dans la vie des deux autres.

Au cours de ce roman Meaghan Delahunt démontre également les conséquences immédiates et 20 ans après de ce désastre sans hésiter à décrire toute son horreur.

Un joli voyage en Inde hors des stéréotypes qui ne m’a malheureusement pas captivée.

Livre lu dans le cadre du challenge :

A la découverte de l’Inde – Chez Darkness Turns Me On

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Les larmes de Tarzan – Katarina Mazetti

9782742788255    Titre  : Les larmes de Tarzan
    Auteur : Katarina Mazetti
    Titre original : Tarzan tårar
    Traducteur : Lena Grumbach et Catherine Marcus (suédois)
    Éditeur : Babel
    Date de publication : 2009
    Nombre de pages :  277
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Elle, c’est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu’il la surnomme Tarzan. Lui, il s’appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s’engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport.

Ces deux-là peuvent-ils s’aimer? Et si, malgré l’abîme qui les sépare, ils s’attachent l’un à l’autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ?

Après l’immense succès du « Mec de la tombe d’à côté », Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l’éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique.

Ce que j’en pense :

La rencontre entre Tarzan (Mariana) et Janne est des plus rocambolesques. Katarina Mazetti nous présente deux personnages qu’a priori tout oppose.

Mariana est une maman solo avec deux jeunes enfants, elle est professeur d’arts plastiques à mi-temps… les fins de mois sont difficiles. Elle nourrit le secret espoir que son ancien compagnon, père des enfants, réapparaisse et que leur ancienne vie reprenne.

Janne a dix ans de moins que Mariana. Il est très riche au point de ne pas savoir comment dépenser son argent. Il est un homme à femmes, et ne s’attache jamais… un eternel adolescent roulant en Lamborghini.

Le sort va faire que ces deux personnes qui ne vivent pas dans le même monde se croisent puis chacun d’eux va solliciter une autre rencontre. Elle ayant besoin de lui pour amener un enfant à l’hôpital, lui ayant besoin d’elle pour récupérer un sac remplis de vêtements sentant le pipi.

J’ai été émue par ses deux personnages. Mariana qui peine de toutes ses forces pour remplir chaque jour l’assiette de ses enfants, pour leur organiser des activités à moindre prix. Sous les mots de Katarina Mazetti, on ressent la complexité d’élever deux enfants avec un demi salaire sans jamais tomber dans le misérabilisme, car l’auteur donne à Mariana un caractère très fort fait de dignité et de fierté.  Janne, un homme que l’on pourrait penser aux premiers abords hautain et radicalement insupportable, nous apparaît peu à peu attentionné, sensible  et affectueux.

Heureusement, cette histoire d’amour est loin d’être de tout repos, de nombreux obstacles parsèment la route de leur idylle. Finalement, rien de bien original dans cette histoire mais Katarina Mazetti fait de ce roman une histoire douce et délicieuse, en particulier grâce à son récit à trois voix, en effet nous lisons les mots de Mariana et Janne évidemment mais aussi des enfants. Les mots des enfants sont absolument attendrissants et amusants.

Un roman délicat qui m’a procuré beaucoup de plaisir à la lecture. J’ouvrirai rapidement d’autres romans de Katarina Mazetti.

J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge :

Les combustibles – Amélie Nothomb

couv70753363    Titre  : Les combustibles
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 2002
    Nombre de pages :  89
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres…
Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l’étincelante romancière duSabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu’on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?
Humour, ironie et désespoir s’entre-tissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles.

Ce que j’en pense :

Les combustibles est le  troisième opus d’Amélie Nothomb publié en 1994. Elle innove en nous proposant ici une pièce de théâtre qui ne répond pas cependant aux classiques du genre car si celle-ci est uniquement constituée de dialogues et contient des didascalies, elle n’est pas divisée en actes et scènes.

Cette pièce a pour unique décor une bibliothèque et fait intervenir trois personnages :

–      Le professeur qui semble être un professeur de littérature, c’est l’érudit, l’amoureux de la grande littérature. Il a d’ailleurs écrit plusieurs thèses à ce sujet.
Le professeur n’a pas de prénom. On sait pourtant avec quelle minutie Amélie Nothomb choisit les prénoms de ces personnages , cela accentue le fait qu’à travers le professeur, c’est ce qu’il représente à savoir l’enseignement, le professorat qu’elle égratigne.
–      Daniel, son assistant et élève. Daniel est instable dans son amour des femmes pourtant son amour des belles lettres est imperturbable.
–      Marina est la petite amie de Daniel, elle est aussi l’élève du professeur. C’est la plus fragile mais aussi la plus humaine des trois.

Nous sommes en temps de guerre, une guerre longue et destructrice. C’est l’hiver, il fait froid, très froid, un froid insupportable. Ces conditions extérieures vont réunir les trois personnages dans cette bibliothèque uniquement meublée de chaise et d’un énorme rayonnage de livres, le reste ayant été brulé pour constituer une source de chaleur. Cette situation extrême obligera les trois personnages à répondre ensemble à la question : Quel livre sacrifie-t-on pour une petite heure de chaleur ? Cette question insupportable pour les passionnés de littérature condamnera Daniel, Marina et le professeur à une bataille verbale et les mènera vers leurs instincts les plus primitifs.

Comme toujours, les mots d’Amélie Nothomb sont précis, incisifs, percutants.  Les phrases s’enchainent sans aucun temps mort.

Dans ce livre, il y a des similitudes avec son premier roman Hygiène de l’assassin, son regard critique sur le monde littéraire et ce personnage qui pousse un autre à la mort.

Sans qu’il soit mon préféré de l’auteur, j’ai beaucoup aimé Les combustibles et je vous invite vous aussi à venir vous réchauffer en désignant le livre que vous seriez prêt à bruler.

 

Livre lu dans le cadre des challenges :
Amélie Nothomb – Le Challenge – Chez Chinouk
# Le challenge des 170 idées – Chez Herlan

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Le magasin des suicides – Jean Teulé

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   Titre  Le magasin des suicides
    Auteur : Jean Teulé
    Titre original : –
    Traducteur :  –
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 2008
    Nombre de pages :  157
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Ce que j’en pense :

Le titre de ce roman, Le magasin des suicides, m’a d’abord attiré, la quatrième de couverture m’a convaincue … l’histoire et la plume de Jean Teulé m’ont littéralement séduite.

Le magasin des suicides est tenu depuis toujours par la famille Tuvache. L’affaire est très lucrative et vend tout le matériel nécessaire pour se donner la mort. Ce magasin pas comme les autres est géré par Mishima et Lucrèce Tuvache, ils sont tous deux amoureux du travail bien fait et ne lésinent pas sur les moyens pour que le suicide de leurs clients soit réussi. Ils ont trois enfants, chacun d’eux a reçu le prénom d’un suicidé célèbre, espérant que cette particularité les guide vers la tristesse, la mélancolie, le désenchantement. Tout d’abord Vincent (Van Gogh), l’ainé de la famille, est un créatif, dépressif et anorexique. Ensuite Marylin (Monroe), la cadette,  est complexée par sa laideur et son inutilité. Ils font tous deux la fierté de leurs parents. Mais malheureusement, le petit dernier, Alan (Turing) respire le bonheur, la joie de vivre, l’enthousiasme. Cette troisième naissance non désirée va déstabiliser la famille.

Ce roman est un petit bijou d’humour noir. Jean Teulé n’oublie rien pour dépeindre cette atmosphère lugubre, quand on pense que tout a été dit, l’auteur ajoute un nouveau détail morbide, il installe le magasin des Tuvache, boulevard Bérégovoy. Jean Teulé est toujours dans l’invraisemblable, dans l’inimaginable, cette outrance d’images conforte l’idée reçue selon laquelle «  on peut rire de tout » même du suicide.

Un sujet atypique, un humour décapant… Un véritable délice de lecture !!!

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :
# Le Challenge des 170 idées – Chez Herlan

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La maison de Róza – Hubert Klimko

9782253129714-T    Titre  : La maison de Róza
    Auteur : Hubert Klimko
    Titre original : Dom Róźy , Krýsuvík
     Traducteur : Véronique Patte  (Polonais)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages :  220
 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Œuvre bouleversante sur l’exil, l’amitié, la vieillesse et la solitude ; ballade nordique du bonheur simple et de la douleur : avec La Maison de Róza, Hubert Klimko nous livre un roman à deux entrées dont l’intime concordance se révèle peu à peu. Un jeune émigrant polonais est embauché dans une maison de retraite où il fait la connaissance d’une vieille dame aveugle, Róza. Une rencontre qui change sa vie… Bien des années plus tôt, un homme a défié Dieu et décidé que son bonheur ne dépendait que de lui. Il s’est marié, a bâti une maison, a vu naître ses deux filles, Róza et Karitas. Et la tragédie a frappé.

Ce que j’en pense :

Ce roman est découpé en deux nouvelles :

La première nouvelle est un peu triste mais réaliste sur la solitude et l’enfermement mais avec des mots d’une infinie tendresse et le regard amusé  et amusant d’Hubert Klimko.

Hubert est en immigré polonais (Hubert / polonais ( ?) Est ce une œuvre autobiographique ? ) qui rejoint l’Islande avec femme et enfant. Il trouve du travail dans une maison de retraite (Hubert Klimko a lui même été infirmier dans une maison de retraite ( ?)). On recherchait des gens énergiques, honnêtes, ponctuels, sincères, travailleurs, patients, dévoués et affectueux et il a été engagé. On se rend rapidement compte que la plupart du personnel ne possèdent pas toutes ces qualités.

Il faut voir la maison de retraite comme un microcosme de la société islandaise.

Les chapitres de la première nouvelle de ce roman découpent cette société en deux parties. La maison qui accepte Monsieur et Madame Tout le monde et la maison de Róza où les pensionnaires sont triés sur l’épaisseur de leur portefeuille. Hubert, notre héros, fréquente successivement ces deux endroits et nous dépeint leurs vices et leurs travers en nous présentant tour à tour ces « petits vieux » et le personnel.

Tout au long de la lecture, on s’étonne de ne pas rencontrer Róza, elle nous est finalement présentée et c’est elle malgré sa cécité qui va éclairer l’infirmier.

Le ton de la seconde nouvelle, sans être plus gaie, est plus simple, plus rudimentaire. Le héro, Tómas, est un jeune homme orphelin de père et de mère qui se construit une vie sous le regard de Dieu. J’ai beaucoup aimé cette seconde nouvelle et son héro. Un héro simple et efficace, il ne se pose pas de questions et tout (presque tout) lui réussi.

Il y a évidemment un lien entre ces deux nouvelles que vous découvrirez en ouvrant la maison de Róza.

David Foenkinos dit « Il faut lire Hubert Klimko avant de partie en Islande, tout comme on lirait Kerouac avant le Grand Ouest ». Alors lisez-le et faites vos valises.

 

Ce livre entre dans le cadre du  challenge des 170 idées – Chez Helran

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Rue des boutiques obscures – Patrick Modiano

    TTitre  : Rue des boutiques obscures
    Auteur : Patrick Modiano
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Folio
    Date de publication : 2004
    Nombre de pages :  250
 
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Qui pousse un certain Guy Roland, employé d’une agence de police privée que dirige un baron balte, à partir à la recherche d’un inconnu, disparu depuis long temps ? Le besoin de se retrouver lui-même après de années d’amnésie ? Au cours de sa recherche, il recueille des bribes de la vie de cet homme qui était peut-être lui et à qui, di toute façon, il finit par s’identifier. Comme dans ui dernier tour de manège, passent les témoins de la jeu nesse de ce Pedro Me Evoy, les seuls qui pourraient le reconnaître : Hélène Coudreuse, Freddy Howard di Luz, Gay Orlow, Dédé Wildmer, Scouffi, Rubirosa, Sonachitzé, d’autres encore, aux noms et aux passe ports compliqués, qui font que ce livre pourrait être l’intrusion des âmes errantes dans le roman policier.

Ce que j’en pense :

Alors que Pierre Lemaitre reçoit le prix Goncourt 2013 pour Au revoir là-haut, je me décide à relire Rue des boutiques obscures de Patrick Modiano, prix Goncourt 1978.

Guy Roland, agent de la police privée, est amnésique. Il recherche son identité après que son patron, Hutte, un baron balte, décide de fermer boutique pour prendre sa retraite. Son enquête commence grâce à un homme qui pense le reconnaître, à partir de ce premier indice – un nom russe, Stoppia – Guy Roland va rencontrer chaque personne évoquée, une à une,  dans l’espoir que quelqu’un le reconnaitra. C’est un véritable jeu de piste parfaitement détaillé par des adresses précises et des numéros de téléphone d’une autre époque, Patrick Modiano dit aimer être précis dans ces descriptions.

Guy Roland, en quête d’identité, s’identifie à chaque personnage masculin jusqu’à ce que ces recherches le mènent pendant la seconde guerre mondiale.  Jamais les mots « Occupation » ou « Juif » ne sont écrits mais c’est à ce moment de l’Histoire que la vie de Guy Roland a bifurqué. Son dernier indice le mènera au 2 rue des boutiques obscures à Rome, adresse la plus mystérieuse de cette enquête car  nous ne savons pas ce que le héros y découvrira.

Un livre intelligent qui nous parle autrement de la seconde guerre mondiale à découvrir ou redécouvrir urgemment.

Cette nuit-là – Gila Lustiger

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    Auteur : Gila Lustiger
    Titre original : Woran denkst du jetzt
    Traducteur : Marie Hermann (Allemand)
                                    entièrement révisée par l’auteur
    Éditeur : Stock
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages :  236
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Il reposait là, les mains croisées sur la poitrine, inerte et, malgré tout, une certaine puissance continuait d’émaner de lui. Sa vie durant, il avait essayé de les préserver de toutes les menaces, réelles et imaginaires, et souvent il avait cru devoir les protéger aussi de leurs propres désirs. Sa soeur et elle avaient passé la moitié de leur existence à lui résister. Elles s?étaient débattues contre lui, s’étaient très ouvertement plaintes de son despotisme et avaient parfois tenté de l’ignorer. Elles s’étaient moquées de lui et de son intransigeance, de lui et de son étroitesse d’esprit, mais, malgré cela, et qu’elles le veuillent ou non, il les avait forgées, et oui, elles l’avaient aimé. On viendrait donc le chercher le lendemain midi, mais, pour le moment, il restait étendu là, étoile fixe autour de laquelle tout le monde gravitait.

Ce que j’en pense :

L’Oncle Paul vient de mourir d’un cancer du pancréas après six longs mois d’agonie. Il a choisi de finir sa vie dans la maison de famille dans laquelle vit sa sœur plutôt que dans la maison qu’il partage avec Anne, sa femme. Sa sœur est dépressive, elle est donc secondée dans son rôle de garde malade par Corinna, l’infirmière et par Lisa et Tania ses deux filles.

L’Oncle Paul vient de rendre son dernier souffle, il est encore dans la chambre qu’on lui a aménagée quand débute ce roman. On suit le dialogue entre Tania et Lisa, chacun des chapitres porte d’ailleurs successivement l’un ou l’autre prénom.

Tania et Lisa sont deux sœurs qu’apparemment tout oppose, Lisa est une artiste, célibataire qui réfléchit beaucoup trop, Tania est cadre dans une banque, elle est mariée et mère, elle agit en se fabriquant de petites listes pour ne rien oublier. Mais elles ont en commun un amour et une admiration pour leur oncle Paul.

Sa mort va être l’occasion pour elles d’évoquer la dépression de leur mère, le divorce de leur parents, leurs choix de vie respectifs mais aussi d’analyser les non dits et les secrets de cette famille. De cette joute verbale, parfois violente mais remplie d’amour, va s’échapper les remords de l’une, la jalousie de l’autre.

Cette nuit-là de Gila Lustiger est un roman plein de finesse et un véritable hymne à l’amour, à la vie.

Ce livre entre dans le cadre du  challenge des 170 idées – Chez Helran

Retour à l’état sauvage – Kévin Iacobellis

retour--ltat-sauvage.jpg    Titre  : Retour à l’état sauvage
    Auteur : Kévin Iacobellis
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Bookelis
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages :  120
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Un matin, je me suis réveillé avec une drôle d’idée, celle de retourner dans la nature. Je n’avais plus envie de mener cette vie d’homme d’affaires, ça m’emmerdait. J’en avais marre d’être matraqué de publicités mensongères et de vivre dans un environnement industrialisé et parsemé de stupidités. Je voulais changer mon train quotidien, le rendre plus serein. Alors, j’ai plié bagages et je suis parti seul pendant une semaine en Amazonie. Mon objectif était de camper pendant un certain temps dans la forêt tropicale, pour découvrir les richesses et déconner un peu avec les autochtones. Je n’imaginais pas que je n’allais plus jamais quitter l’endroit.

Ce que j’en pense :

Dans un premier temps, j’aimerai remercier Kévin Iacobellis pour m’avoir offert cette nouvelle.

Nous sommes le jour de Noel, Luca discute avec sa femme de leurs prochaines vacances. Il veut aller camper pour se rapprocher de la nature. Sa femme préfèrerait partir comme chaque année dans un hôtel de luxe à l’étranger. Ils décident donc d’en parler à leurs invités lors du repas festif, tout le monde trouve ca insensé. C’est pourquoi, Luca décide de partir seul passer une semaine dans la forêt amazonienne. Il ne s’imagine pas que cette expérience va radicalement changer sa vie.

Luca est un homme qui partage sa vie entre sa femme et ses deux garçons adorés et son travail comme directeur de magasin. Abusé par ce monde mercantile et mensonger, il cherche à l’occasion des vacances une vie simple loin de son train-train quotidien. Qui n’a jamais pensé à faire cette même expérimentation le temps d’une semaine ?

Le style narratif de Kévin Iacobellis est très oscillant. Il alterne des phrases subtiles construites de mots délicatement choisis, on approche même la poésie quand il décrit la forêt et des phrases très (trop) proches du langage parlé avec un vocabulaire populaire ou familier. La description de ces compagnons de voyage ou des autochtones est plus que gratinée.

Dans cette nouvelle, l’auteur développe des idées intéressantes qui manquent malheureusement un peu de profondeur et d’originalité.

 

L’ile aux surprises – Enid Blyton

le-fauteuil-magique-t-1-l-ile-aux-surprises    Titre  L’ile aux surprises (Le fauteuil magique Tome 1)
    Auteur : Enid Blyton
    Titre original : The island of surprises
    Traducteur : Véronique Merland (Anglais)
    Éditeur : La bibliothèque rose
    Date de publication 2012
    Nombre de pages :  88
     Quel âge ? : 7 ans
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Julie et Paul s’ennuient tellement au village de Nulpar que le temps s’étire et s’étire. Et s’ils allaient faire un tour dans la cabane abandonnée, au fond du jardin ? Le mystérieux fauteuil à bascule qu’ils y découvrent, caché sous la poussière, pourrait bien leur faire vivre des aventures magiques !

Les personnages :

Paul, 7 ans, il est très curieux et aime beaucoup les aventures.
Julie, 8 ans, elle garde un œil sur son frère Paul et sur Fribolin et elle a toujours des bonnes idées.
Fribolin est tout petit avec des longues oreilles pointues. Fribolin  est un lutin. Il a un secret, il connait tout sur le fauteuil magique.
Tim est magicien et il aime beaucoup les farces.
L ‘enchanteur fabrique beaucoup de jouets.

Résumé de l’histoire :

Au début Julie et Paul ont trouvé un fauteuil magique, ils sont allés à l’iles des surprises mais en atterrissant ils ont cassé le fauteuil magique. Là bas, ils ont rencontre Fribolin, ils ont trouvé un chemin pour arriver au château de l’enchanteur. Dans le jardin du château, Tim a fait une farce à Fribolin, Julie et Paul en leur faisant croire qu’ils étaient invisibles.

L’enchanteur a aidé Paul et Julie à repérer le fauteuil avec une formule magique pour qu’ils rentrent chez eux en laissant leur nouvel ami Fribolin. Fribolin s’ennuie sans Paul et Julie et demande à l’enchanteur une autre formule magique pour les retrouver.

Mon avis :

J’ai bien aimé parce que il y a beaucoup aventures. Et j’aimerai vraiment avoir un fauteuil magique pour me déplacer partout dans le monde, à Disney Land Paris par exemple, et vivre des aventures. Les personnages sont rigolos surtout Fribolin et Tim qui font des farces.

L’ile aux surprises a été lu par Clémence 8 ans.

La maison du lys tigré – Ruth Rendell

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    Auteur : Ruth Rendell
    Titre original : Tigerlily’s Orchids
    Traducteur Johan-Frédérik Hel Guedj (Anglais)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages :  368
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Stuart Font, jeune et beau propriétaire londonien, se pose plusieurs questions. A-t-il eu raison d’inviter tous les occupants de son immeuble à sa pendaison de crémaillère ? Et s’il invite sa maîtresse Claudia, son mari ne va-t-il pas se manifester lui aussi ? Par ailleurs, il est de plus en plus intrigué par la jolie Asiatique solitaire, cultivatrice de lys tigrés, qui habite en face. Mais Stuart, assez naïf, est loin de se douter que cette petite fête restera gravée dans toutes les mémoires. Et pour cause : celle-ci déclenchera une spirale de violence et de meurtre. Comme dans un conte de fée urbain, la mystérieuse jeune fille semble n’être sortie de la maison du Lys tigré que pour jeter un terrible sort.

Ce que j’en pense :

Oui, La maison du lys tigré est classé dans les thrillers, Oui Ruth Rendell écrit des thrillers, mais pour moi ce roman n’est pas un thriller. Certes il y a un meurtre et la police va vaguement enquêter sur ce meurtre pour lequel le lecteur voit d’emblée deux coupables potentiels, mais l’enquête est légère et ce fameux meurtre n’intervient qu’à la page 200 sur les 368 pages que compte cette édition.  On voit donc rapidement que cette enquête policière n’est qu’un prétexte, un prétexte à étudier la société anglaise.

En effet, les différents protagonistes de cette histoire sont tous des habitants de Lichfield House et leurs voisins. On dénombre parmi eux :

–       Stuart, un magnifique jeune homme de 25 ans qui vit sur l’héritage d’une vieille tante, de prime abord tout le monde le pense gay,
–       Trois jeunes étudiantes colocataires qui portent éternellement un jean et un tee-shirt, l’une est plutôt enveloppée, la deuxième est mince et la troisième entre les deux,
–       Wally, le gardien, est un pédophile amateur, sa femme, Richenda fait les ménages,
–       Olwen, retraitée et alcoolique, son but est boire à en mourir,
–       Marius et Rose, deux ex hippies, Marius lit les sortes en choisissant un extrait de Le Paradis perdu,
–       Michael médecin controversé et sa femme, Katie
–       Duncan, retraité, il passe ses journées derrière sa fenêtre à imaginer la vie de ses voisins,
–       Lys tigré et « sa famille », mystérieux asiatiques qui veulent rester en eux,
–       Et bien d’autres.

Il y a tellement de personnages que aucun n’est approfondi, le lecteur a l’impression d’être Duncan en observant les personnages de loin sans vraiment les connaître, c’est aussi à mon avis le but du roman de dire que bien souvent nous vivons avec des personnes que nous imaginons bien plus que nous connaissons. Bien sûr le panel est large bien qu’un peu caricatural donc Ruth Rendell aborde les différents pans de la société mais franchement il ne se passe pas grand chose dans ce roman.

Livre lu dans le cadre des challenges :
# Le Challenge des 170 idées – Chez Herlan

Esprit d’hiver – Laura Kasischke

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    Auteur : Laura Kasischke
    Titre original : Mind of Winter
    Traducteur : Aurélie Tronchet (Anglais)
    Éditeur : Christian Bourgeois
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages :  276
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

Ce que j’en pense :

Laura Kasischke est une romancière très douée pour mettre en place les ambiances, dans Esprit d’hiver dès la première page, voire les premiers mots, s’installe une atmosphère angoissante.

Esprit d’hiver se déroule sur une journée, le 25 décembre d’une année indéterminée. Holly et son mari Eric, se réveillent tard car ils ont un peu abusé du lait de poule la veille. Eric part donc précipitamment à l’aéroport chercher ses parents conviés pour le repas de Noel. Holly se retrouve donc seule avec sa fille Tatiana et cette phrase qui l’obsède depuis son réveil « Quelque chose les avait suivi depuis la Russie jusqu’à chez eux ».

Holly est une quadragénaire active, une poétesse frustrée, une femme qui érige sa fille unique au rang de divinité.

Tatiana est une adolescente gâtée de 15 ans. On la sait aimer de tous autant pour sa beauté que pour sa gentillesse et ses bonnes manières. Mais nous la découvrons agressive et provocatrice. Elle a été pensionnaire d’un orphelinat en Sibérie et a été adoptée par le couple à l’âge de 22 mois.

L’une comme l’autre, elles sont insupportables. La caractère insupportable des personnages principaux est selon moi partie prenante de cette ambiance ou est-ce l’inverse ? En effet, les pensées d’Holly sont pour certaines répétées, répétées, répétées… Ce procédé assure le coté obsédant de ses pensées mais quand il reprend un trait de caractère disgracieux, c’est le lecteur qui est sur les nerfs. D’autant plus que les innombrables répétitions donnent au début, une fois le décor posé, l’impression qu’il ne se passe rien… Que la lecture m’a paru fastidieuse à ce moment du roman ! Puis, tout semble s’accélérer (même si les répétitions demeurent) et on peut plus fermer le roman jusqu’au dénouement.

Dans ce roman, nous avons tous les éléments du thriller psychologique : le huis clos, les invités qui se décommandent ou fur et à mesure, le blizzard, les appels d’inconnus sur l’Iphone, quelques évènements qui semblent paranormaux et ses personnages tellement que l’on ne les cerne pas tout à fait.

Entrer à pas feutrés dans cette maison du Michigan pour découvrir cet étrange journée dans la vie d’Holly et Tatiana.

J’ai lu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2013 organisée par Priceminister, je remercie Priceminister et Olivier pour cette jolie découverte. Je n’aime pas mettre de note, surtout en l’absence de référentiel mais puisque c’est la règle du jeu je note ce livre à 14/20.

Ce livre entre également dans le challenge des 170 idées – Chez Helran