L’élégance du hérisson – Muriel Barbery

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    Titre  L’élégance du hérisson
    Auteur : Muriel Barbery 
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Folio
    Date de publication : 2009
    Nombre de pages  416

 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

«Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.»

Ce que j’en pense :

Ce livre trainait depuis des années dans ma bibliothèque sans que je n’aie jamais l’occasion de l’en sortir. Ces alors que Mes étagères en franglais organise une lecture commune sur ce titre. L’occasion trouve, je le sors, je le lis et je le chronique.

L’élégance du hérisson porte deux personnages principaux au féminin. D’une part, Renée, 54 ans, un physique peu encourageant, elle est concierge au 7 rue de Grenelle à Paris, dans les beaux quartiers. Elle présente depuis l’enfance une intelligence bien supérieure à la moyenne mais pour ne pas transgresser les conventions, elle décide de cacher son érudition et de tenir le rôle de femme irréfléchie attendue chez une gardienne. D’autre part, Paloma, une enfant de 12 ans qui réside dans l’immeuble. Elle aussi est très intelligente et décider de se suicider et de mettre le feu à l’appartement de ces parents le jour de son prochain anniversaire. Elle ne veut absolument pas atteindre l’âge adulte car elle trouve que la vie d’adulte n’a aucun sens, une vie de poisson rouge dans un bocal. Elle aussi cache sa vivacité d’esprit à son entourage et préfère paraître niaise.

L’arrivé d’un nouveau propriétaire dans l’immeuble, Monsieur Ozu va radicalement changer leur vie.

Muriel Barbery a une jolie idée pour ce roman celle de montrer qu’il ne faut pas se fier aux apparences et qu’il ne faut savoir passer outre les clichés et les conventions. Cependant, j’ai trouvé que malheureusement l’auteur tombe rapidement dans les stéréotypes et la caricature qu’elle dénonce.

Renée est cultivée et le lecteur s’en aperçoit très vite, sa syntaxe et ses formulations verbales sont tellement riches que cela m’a peu rendu la lecture difficile. J’avais un peu l’impression de lire le dictionnaire. Dans la première partie du livre, il y a de nombreux passage philosophique, sans doute de très bonne qualité mais je suis sure de ne pas avoir saisi toute la portée de ses propos.

Ces deux personnages qui me semblent très peu crédibles font toutes deux preuve d’une condescendance extrême envers leur famille et voisins. Elles n’ont de ce fait paru détestables dans la première partie du roman car par la suite, elles s’ouvrent aux autres et montrent leur sensibilité et je me suis finalement attachée à Renée jusqu’à ressentir une petite émotion à la fin du récit.

Une lecture sympathique avec de bonnes idées mais qui aurait largement mérité un peu de simplicité !

Cette lecture a été faite en commun avec Mes étagères en franglais et Bookyboop dont vous pouvez lire les avis.

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# La plume au féminin – Chez Opaline

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