La bibliothèque des coeurs cabossés – Katarina Bivald

La bibliothèque des coeurs cabossés

   

    Titre  : La bibliothèque des coeurs cabossés
    Auteur : Katarina Bivald
    Titre original : Läsarna i Broken Wheel rekommenderar
    Traducteur : Carine Bruy (Suédois)
    Éditeur : Denoël
    Date de publication : 2015
    Date de la première publication :  Version originale 2014 / Version française 2015
    Nombre de pages :  482

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

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A l’horizon scintille l’océan – Henning Mankell

A l'horizon scintille l'océans

   

    Titre  : A l’horizon scintille l’océan
    Auteur : Henning Mankell
    Titre original : Resan till världens ände
    Traducteur : Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres
    Éditeur : Seuil
    Date de publication : 2014
    Date de la première publication : Version originale 1998 / Version française 2014
    Nombre de pages :  258

 
 

Quatrième de couverture :

À bientôt quinze ans, Joël retrouve enfin la trace de sa mère, qui l’a abandonné des années plus tôt. Elle vit à Stockholm, au bord de la mer, et Joël, la tête pleine de questions, a bien l’intention de lui rendre visite. Cela l’aidera-t-il à mettre de l’ordre dans son esprit ?
En tout cas, son père lui a promis qu’un jour, ils iraient vivre sur la côte, où il redeviendrait marin. C’est peut-être l’occasion pour Joël de réaliser son rêve en prenant la mer avec lui…

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Le peigne de Cléopâtre – Maria Ernestam

Le peigne de Cléopâtre

   

    Titre  : Le peigne de Cléopâtre  
    Auteur : Maria Ernestam
    Titre original : Kleopatras kam
    Traducteur : Ophélie Alegre et Esther Sermage (Suédois)
    Éditeur : Gaïa
    Date de publication : 2013
    Date de la première publication : Version originale (2007) / Version française (2013)
    Nombre de pages  318

 
 
 

Quatrième de couverture :

Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Chacun apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d’intérieur ou en comptabilité… et la PME se développe avec succès.
Chacun patauge quelque peu dans sa propre existence, en quête d’identité ou d’âme soeur, et trouve un réconfort non négligeable dans l’idée de venir en aide à autrui.
Jusqu’au jour où une vieille dame se présente avec une étrange requête : elle souhaite que Le peigne de Cléopâtre élimine son mari.
Difficile de résister à un filon qui promet d’être lucratif, et les candidats se bousculent bientôt au portillon.

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Vieux, râleur et suicidaire La vie selon Ove – Fredrik Backman

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    Titre  Vieux, râleur et suicidaire La vie selon Ove
    Auteur : Fredrik Backman
    Titre original : En man som heter Ove
    Traducteur Laurence Mennerich (Suédois)
    Éditeur : Presses de la cité
    Date de publication : 2014
    Nombre de pages  352

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

« Ove et le chat se sont rencontrés un matin à six heures moins cinq. Le chat a détesté Ove sur-le-champ. Le sentiment était plus que réciproque »

Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Mais depuis qu’il est sans travail, il se sent seul et inutile. Il erre dans sa maison, fait des rondes de quartier pour relever les infractions des habitants. Jusqu’au jour où, las de cette routine, il décide d’en finir. Corde au cou, debout dans le salon, il est prêt à passer à l’acte…
C’est sans compter l’arrivée de nouveaux voisins et d’un chat abandonné. Interrompant involontairement ses tentatives de suicide, ceux-ci vont peu à peu pousser Ove dans ses derniers retranchements et le ramener à la vie !
Tel un chat de gouttière amoché et craintif, à la fois drôle et touchant, Ove réveille l’instinct protecteur qui sommeille en chacun de nous. Mais attention, il griffe !

Ce que j’en pense :

Au sortir de ce livre, je sais un peu perplexe. J’ai mis beaucoup de temps à le lire car dés que je lisais quelques pages, j’avais envie de le refermer. Je me suis longuement interrogée sur les raisons de cette relative non adhésion.

En aucun cas, ce n’est à cause du personnage d’Ove que j’ai trouvé succulent. Il m’a fait pensé à mon grand-père, un vieux monsieur qui râle toujours et qui n’est jamais content. Il dit des énormités comme « Une personne incapable de se garer en créneau ne devrait pas avoir le droit de vote » mais il a un cœur en or que l’on découvre sans trop de difficultés si l’on sait gratter un peu sa carapace. J’ai également beaucoup aimé le récit de son histoire de vie de d’amour avec sa femme Sonja.

Ce n’est pas non plus, à cause de l’écriture de Fredrik Backman que j’ai apprécié pour sa simplicité, sa délicatesse et son ton humoristique. Il utilise des formules très imagées et certaines phrases reviennent comme des leitmotive tout au long du roman, c’est plaisant et tout à fait en accord avec le caractère d’Ove. De plus, ce roman est découpé en courts chapitres dans lesquels s’entremêlent le passé et le présent ce qui donne beaucoup de rythme au roman.

Tout cela m’a plu alors qu’est ce qui a coincé mon plaisir de lire ? Les personnages secondaires Parveneh, Patrick, leurs filles mais aussi Anita et Rune ou encore Adrian, Jimmy… Bref tous les autres personnages qui gravitent autour de La vie selon Ove m’ont semblé plats et inintéressants. Evidemment sans eux, l’histoire ne serait pas la même mais j’ai eu l’impression que Fredrik Backman a tout misé sur son personnage central, il l’a fait tellement truculent et grandiose que les autres en deviennent pales et insignifiants.

Une lecture mi figue, mi raisin que je vous invite malgré tout à découvrir pour faire la connaissance d’Ove Vieux, râleur et suicidaire : La vie selon Ove est à elle seule un délice.

Je remercie Babelio et les éditions Presses de la cité pour m’avoir permis de rencontrer un drôle de bonhomme, vieux, râleur et suicidaire mais ô combien savoureux

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Les larmes de Tarzan – Katarina Mazetti

9782742788255    Titre  : Les larmes de Tarzan
    Auteur : Katarina Mazetti
    Titre original : Tarzan tårar
    Traducteur : Lena Grumbach et Catherine Marcus (suédois)
    Éditeur : Babel
    Date de publication : 2009
    Nombre de pages :  277
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Elle, c’est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu’il la surnomme Tarzan. Lui, il s’appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s’engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport.

Ces deux-là peuvent-ils s’aimer? Et si, malgré l’abîme qui les sépare, ils s’attachent l’un à l’autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ?

Après l’immense succès du « Mec de la tombe d’à côté », Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l’éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique.

Ce que j’en pense :

La rencontre entre Tarzan (Mariana) et Janne est des plus rocambolesques. Katarina Mazetti nous présente deux personnages qu’a priori tout oppose.

Mariana est une maman solo avec deux jeunes enfants, elle est professeur d’arts plastiques à mi-temps… les fins de mois sont difficiles. Elle nourrit le secret espoir que son ancien compagnon, père des enfants, réapparaisse et que leur ancienne vie reprenne.

Janne a dix ans de moins que Mariana. Il est très riche au point de ne pas savoir comment dépenser son argent. Il est un homme à femmes, et ne s’attache jamais… un eternel adolescent roulant en Lamborghini.

Le sort va faire que ces deux personnes qui ne vivent pas dans le même monde se croisent puis chacun d’eux va solliciter une autre rencontre. Elle ayant besoin de lui pour amener un enfant à l’hôpital, lui ayant besoin d’elle pour récupérer un sac remplis de vêtements sentant le pipi.

J’ai été émue par ses deux personnages. Mariana qui peine de toutes ses forces pour remplir chaque jour l’assiette de ses enfants, pour leur organiser des activités à moindre prix. Sous les mots de Katarina Mazetti, on ressent la complexité d’élever deux enfants avec un demi salaire sans jamais tomber dans le misérabilisme, car l’auteur donne à Mariana un caractère très fort fait de dignité et de fierté.  Janne, un homme que l’on pourrait penser aux premiers abords hautain et radicalement insupportable, nous apparaît peu à peu attentionné, sensible  et affectueux.

Heureusement, cette histoire d’amour est loin d’être de tout repos, de nombreux obstacles parsèment la route de leur idylle. Finalement, rien de bien original dans cette histoire mais Katarina Mazetti fait de ce roman une histoire douce et délicieuse, en particulier grâce à son récit à trois voix, en effet nous lisons les mots de Mariana et Janne évidemment mais aussi des enfants. Les mots des enfants sont absolument attendrissants et amusants.

Un roman délicat qui m’a procuré beaucoup de plaisir à la lecture. J’ouvrirai rapidement d’autres romans de Katarina Mazetti.

J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge :

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson

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   Auteur : Jonas Jonasson   
   Titre original : Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann   
   Traducteur : Caroline BERG ( Suédois)
   Éditeur : Pocket
   Date de publication <span style=": 2012
   Nombre de pages :  512

 

 

 

 
Quatrième de couverture :

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja…

Ce que j’en pense :

Le titre et la couverture du livre m’ont tout de suite attirés, en les voyant la première chose qu’on se dit c’est « On ne va pas s’ennuyer ».

Et en effet, Jonas Jonasson nous conte l’histoire d’Allan, un presque centenaire, qui s’échappe de la maison retraite pour ne pas participer à la fête donnée en son honneur pour son anniversaire à trois chiffres. Il faut savoir qu’Allan est un homme naïf qui n’a aucune ambition dans la vie autre que celle de vivre le moment présent.  C’est pourquoi en quittant sa chambre, il va tout droit sans avoir d’idée précise sur sa destination. Il se retrouve dans une gare où il dérobe presque par mégarde une valise appartenant à un membre de gang. C’est la presque cavale d’Allan que nous suivons tout au long de ce roman. Ce texte alterne les chapitres au présent et les chapitres au passé. Car Allan a eu une vie EXTRAORDINAIRE sans le vouloir vraiment, il a quand même partager la table de Franco, Staline, Mao, Truman, De Gaulle… En lisant ce roman, l’enchaînement de moments plus rocambolesques les uns que les autres nous font obligatoirement penser au film Forrest Gump .

Les personnages rencontrés dans ce roman sont fabuleux, le genre de personnages qu’on ne rencontre qu’ici.. Je pense en particulier à Benny, le presque « tout », et à Mabelle avec son langage charretier et son éléphante.

L’écriture est simple, fraiche, facile à lire et j’ai beaucoup aimé découvrir que certains détails laissés par l’auteur au gré des chapitres avaient leur importance quelques dizaines de pages plus loin. Je regrette cependant l’utilisation plus qu’abondante de nom de ville suédoise qui m’a un peu gêné dans l’anticipation de la localisation des personnages.

Bref !!! Ce roman est un entremêlât de situations loufoques et de personnages qui le sont tout autant. Si vous voulez passer un bon moment « lecture détente », précipitez-vous sur ce livre.