Mr Gwyn – Alessandro Baricco

Mr Gwyn
   Titre  Mr Gwyn
    Auteur : Alessandro Baricco
    Titre original : Mr Gwyn
    Traducteur : Lise Caillat (Italien)
    Éditeur : Gallimard
    Date de publication 2014
    Nombre de pages :  169

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Romancier britannique dans la fleur de l’âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu’il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu’il appelle l’écrivain, il comprend que ça n’en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé.
Simplement, il ne sait pas ce qu’il va faire ensuite. Au terme d’une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d’un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l’ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C’est le début d’une expérience hors norme qui mettra l’écrivain repenti à rude épreuve. Qu’est-ce qu’un artiste ? s’interroge Alessandro Baricco, dans ce roman intrigant, brillant et formidablement élégant.
Pour répondre à cette question, il nous invite à suivre le parcours de son Mr Gwyn, mi-jeu sophistiqué mi-aventure cocasse. Et, s’il nous livre la clé du mystère Gwyn, l’issue sera naturellement inattendue.

Ce que j’en pense :

Jasper Gwyn est un auteur reconnu par la critique et apprécié du public. Contre toutes attentes, il publie dans The Guardian une liste des 52 pages choses qu’il ne fera plus «  La première était d’écrire des articles dans The Guardian. La treizième, d’aller parler devant des classes en prenant un air sûr de lui. La trente et unième de se faire photographier le menton dans la main, songeur […] La dernière était : d’écrire des livres » (p. 11-12) Il est cependant très difficile d’écrire quand on est écrivain. Mais Mr Gwyn a de la ressource, son premier métier était accordeur de piano, il sait rebondir et maintenant il écrira des portraits.

J’ai adoré ce livre. Alessandro Baricco a une plume très poétique et délicate. Quand il se met dans la peau d’un écrivain qui ne veut plus écrire, il décrit merveilleusement bien le manque et les échappatoires trouvés par Mr Gwyn. « Est-on ou nait-on écrivain ? » c’est ce que je me suis demandé pendant toute la première partie.

Le personnage de Mr Gwyn est fabuleux, il est d’un calme et d’une minutie à toutes épreuves. Il est très mystérieux, on le suit pendant toutes ces pages mais plein de questions subsistent à son sujet. Sa relation avec Rebecca, son premier modèle qui deviendra son assistante, est faite de silence et de paroles à moitié dites. On est toujours dans le mystère, au lecteur de se faire sa propre idée.

L’idée d’écrire des portraits comme un peintre est particulière, pour moi irréalisable, mais Jasper Gwyn y parvient formidablement car chez lui rien n’est laissé au hasard. Il choisit avec lenteur et beaucoup d’attention chaque élément de sa mise en scène. Cette préparation est à l’instar de l’écriture d’Alessandro Barrico et de la lecture que j’ai faite de ce roman. J’ai lu ce roman sans précipitation, en appréciant chaque détail.

Un roman très réussi à mettre absolument dans sa valise pour les vacances !

 

Je remercie Babelio et les éditions Gallimard, ce livre fut une merveilleuse découverte.

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Avant d’aller dormir – S. J. Watson

Avant d'aller dormir
   Titre  Avant d’aller dormir
    Auteur : S. J. Watson
    Titre original : Before I go to sleep
    Traducteur : Sophie Aslanides (Anglais)
    Éditeur : Pocket
    Date de publication 2013
    Nombre de pages :  480

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie…
Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien… Peut-être pas.

Ce que j’en pense :

Christine, 47 ans, se réveille chaque matin dans la peau d’une jeune femme. Chaque matin, elle est surprise, intriguée par l’homme qui dort à ses cotés. Christine est atteinte d’une amnésie très rare, non seulement elle n’a aucun souvenir de son passé mais elle est incapable de fixer le moindre souvenir une fois la nuit passée. Donc chaque matin, cet homme la réconforte et lui explique qu’il est son mari, Ben, et qu’elle a perdu la mémoire suite à un accident de voiture très violent.

Jusqu’à quel point peut elle faire confiance à la jolie version que lui raconte Ben ?

L’histoire de ce thriller n’est pas banale, je trouve cette idée d’exploiter la mémoire comme faille très originale. S. J. Watson le fait merveilleusement bien et c’est avec beaucoup de suspens et de plaisir que j’ai suivi pas à pas les progrès de Christine jusqu’à la découverte de la vérité. L’énigme est parfaitement menée, l’auteur joue avec nos nerfs en semant une multitude de détails qui semblent anodins pour assembler les différentes pièces du puzzle que dans les 100 dernières pages. La fin est d’ailleurs surprenante.

Christine est un personnage très touchant, elle est à la fois fragile et combative. C’est avec peine, curiosité et encouragement que je l’ai vu se débattre entre ses souvenirs et son imagination.

Ben est un mari qui s’occupe de sa femme avec abnégation et plusieurs fois au cours de cette lecture je me suis dis « C’est beau l’amour ! » mais bien sur je ne vous en dis pas plus.

Le seul petit point négatif est que j’ai trouvé le récit un peu répétitif. Chaque jour commence avec le même rituel, évidemment cette répétition apporte à l’ambiance du roman mais quand on a envie de découvrir la suite ça peut paraître long.

Avant d’aller dormi est le premier roman de S. J. Watson, il sera bientôt adapté au cinéma par Rowan Joffre avec Nicole Kidman.

 

 

Le Meilleur des jours – Yassaman Montazami

Le Meilleur des jours
   Titre  : Le meilleur des jours
    Auteur et illustrateur : Yassaman Montazami
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Sabine Wespieser Editeur
    Date de publication 2012
    Nombre de pages :  138

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

« Karl Marx et mon père avaient un point commun : ils ne travaillèrent jamais pour gagner leur vie. « Les vrais révolutionnaires ne travaillent pas », affirmait mon père. Cet état de fait lui paraissait logique : on ne pouvait œuvrer à l’abolition du salariat et être salarié – c’était incompatible. » Y. M.

Après la mort de son père, Yassaman Montazami se réfugie dans l’écriture pour tenter de garder vive la mémoire de ce personnage hors norme. La drôlerie et la cocasserie des souvenirs atténuent peu à peu l’immense chagrin causé par sa perte.
Né avant terme, condamné puis miraculé, l’enfant adulé par sa mère, qui jamais ne lui refusa rien, fut nommé Behrouz – en persan : « le meilleur des jours » –, un prénom prédestiné pour un futur idéaliste épris de justice et un pitre incapable de prendre la vie au sérieux.
Envoyé en France pour y poursuivre des études qu’il n’achèvera jamais, il participe à sa manière aux événements révolutionnaires de 1979, au cours desquels l’Iran bascule de la monarchie à la République islamique, en faisant de son appartement parisien un refuge pour les Iraniens en exil. Leurs chassés-croisés entre Paris et Téhéran donnent à l’auteur l’occasion de brosser une multitude de personnages improbables et issus des milieux les plus divers : une épouse de colonel en fuite, fanatique d’Autant en emporte le vent, un poète libertin, mystique et interdit de publication, un révolutionnaire maoïste enfermé à la prison d’Evin, et même un ancien chef d’entreprise devenu opiomane.
Évocation d’un monde aujourd’hui disparu, ce premier roman frappe par sa maîtrise et par l’acuité de son trait.

Ce que j’en pense :

Dans Le meilleur des jours, Yassaman Montazan nous présente quel homme extraordinaire a été son père. Il porte le prénom de Behrouz, le meilleur des jours en persans, à travers ce récit nous assimilons la justesse de ce choix car Behrouz n’a vécu que le meilleur des jours.

Behrouz nait en Iran de façon prématurée après l’échec d’un avortement artisanal et raté. Tout laisse à pense qu’il mourra très jeune mais l’immense amour de sa mère va lui permettre de grandir dans cette famille bourgeoise dans laquelle il est choyé. Il étudie à Paris, à l’université de la Sorbonne, où il prépare une thèse sans compter le nombre des années. C’est également en France qu’il fondera sa famille avec de quelques allers-retours dans son Iran natal.

C’est un joli hommage que l’auteur fait à son père hors du commun surtout très différent de tout ce que j’ai pu jusqu’à présent lire sur l’Iran et les iraniens. Il est idéaliste, intellectuel, dévoué et fan inconditionnel de Karl Marx. De ce point de vue, le livre est très intéressant, un autre Iran nous est montré. Behrouz est un homme libre avec une mentalité des plus ouverte et j’ai été très heureuse de rencontrer un tel homme et de telles idées dans ce pays connu pour être un des plus liberticide.

Un récit mêlant tendresse et violence. Tendresse car on ressent un réel amour filial presque une vénération entre l’auteur et son père. Elle s’est construite à travers lui et lui la considère en égale et lui permet de grandir comme bon lui semble. Violence car on assiste dans ce texte à la montée du régime islamique et à la fuite des protestataires. Et c’est de ce point de vue que j’ai été dérangée par l’angle pris par l’auteur. C’est une histoire vraie donc on ne peut rien reprocher aux faits mais le regard d’exilé de Berhouz sur cet horrible épisode est certes intéressant mais reflète mal tout ce qui s’est passé pendant cette période.

C’est la première fois que je lis un livre des éditions Sabine Wespieser, j’ai trouvé ce livre, par son format, par la légèreté et la douceur du papier, par la police de caractère particulièrement agréable à lire.

 

Lu  dans le cadre des challenges :
# La plume au féminin – Chez Opaline
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Marie d’en haut – Agnès Ledig

Marie d'en haut
   Titre  : Marie d’en haut
    Auteur et illustrateur : Agnès Ledig
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Pocket
    Date de publication 2012
    Nombre de pages :  320

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

À trente ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsqu’Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n’hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre explicitement qu’il n’est pas le bienvenu.
Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C’est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie.
Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L’enjeu ? Le coeur de Marie.

Ce que j’en pense :

Olivier va avoir quarante ans, il est gendarme. Nous le découvrons alors qu’il quitte son pays basque natal pour l’Ariège en vue de gagner plus d’argent pour s’occuper de Madeleine. Il est farouche et solitaire à cause d’une histoire familiale difficile. Lors d’une de ses premières enquêtes en Ariège, il doit visiter la ferme de Marie sur  les hauteurs du village. Marie s’occupe seule de la ferme et de sa fille.  Elle est écorchée vive par son passé douloureux et a la réputation d’avoir un sacré caractère.  La première rencontre entre Marie et Olivier se passe très mal car il arrive avec tous ses aprioris sur les paysannes et avec l’intention de montrer à ses collègues qu’il est le chef. Cependant quelque chose d’imperceptible va se passer entre eux lors de ce premier contact. Comment ses deux personnages désillusionnés sur l’humanité mais qui rêvent du grand amour vont réussir à s’apprivoiser ?

Ce roman d’Agnès Ledig est d’une véritable douceur. Que l’on se sent bien pendant cette lecture !  Le monde qu’elle crée avec et autour de ces personnages est parfait, gentil, doux et une fois que j’y suis entrée, je n’avais pas du tout envie d’en sortir.

Les adultes de ce roman ont tous eu une histoire difficile et ils suscitent d’emblée l’empathie par leur fragilité, leur délicatesse, leur besoin d’amour. J’ai vraiment eu envie de les voir heureux. Toutefois, le personnage d’Olivier m’a légèrement agacée, c’est un homme, un vrai et il l’exprime, j’ai trouvé ça un peu trop mais heureusement sa sensibilité et sa bienveillance m’ont rapidement fait oublier ce désagrément.

Quant à Suzie, la fille de Marie, elle est intelligente et à travers ces yeux d’enfants, elle enfonce les portes ouvertes pour aider les grands à y voir plus clair. Elle est adorable mais son coté « petite fille parfaite » m’a également un peu irrité.

La rencontre de Marie et Olivier est peu conventionnelle et c’est avec une tonne d’humour, d’amour et de poésie que ces deux-là vont se découvrir et s’aimer.

J’ai beaucoup aimé retrouver dans ce roman le monde paysan loin de ses clichés habituels. Dans Marie d’en haut , la vie à la ferme est certes difficile et demande beaucoup d’abnégation au travail mais il n’en reste pas moins que les paysans sont ouverts, cultivés et sensibles.

 

Vous l’aurez compris Marie d’en haut est une romance à mettre entre toutes les mains qui ont l’âme un tantinet fleur bleue.

 

Lu  dans le cadre des challenges :
# La plume au féminin – Chez Opaline
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Cosmétique de l’ennemi – Amélie Nothomb


Cosmétique de l'ennemi  

    Titre  Cosmétique de l’ennemi
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2001
    Nombre de pages  140

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime.
La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d’avance. Il lui a suffi de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé. De toute façon, le hasard n’existe pas.

Ce que j’en pense :

Jérôme Angust se prépare à partir en voyage d’affaire vers Barcelone. Son avion est annoncé avec du retard l’obligeant à attendre à l’aéroport. Il essaie de faire passer le temps en débutant un livre lorsque qu’un homme s’assoit à côté de lui et engage la conversation.  Il se présente sous le nom de Textor Textel et prétend être Hollandais. Jérôme Angust n’apprécie pas cette arrivée dans son monde d’autant plus que l’homme est d’emblée impoli et sans gêne. Dans un premier temps, Jerome demande à l’homme de le laisser tranquille ce que Textor Textel n’entend pas puisqu’il commence à lui raconter sa vie. Les faits énoncés deviennent de plus en plus horribles et dérangeants, au fil du discours Jerome découvrira que cet inconnu ne l’est pas tant que ça.

Amélie Nothomb nous livre ici un très court roman qui n’est constitué que d’un dialogue entre ces deux personnages. C’est sa spécialité, elle se définit d’ailleurs elle-même  comme dialoguiste plus que comme auteur. Dans cosmétique de l’ennemi, elle excelle, on ressent qu’elle prend beaucoup de plaisir à écrire et à concocter chacune des phrases de ce dialogue et le lecteur prend également beaucoup de plaisir à les lire. Elle s’amuse à faire passer sa victime par différents stades, allant de la compréhension à la colère en passant par l’agacement, la résignation et on se délecte à suivre cette situation insupportable dans laquelle elle met ce pauvre Jérôme. Imaginez un homme qui vient vous raconter sa vie alors que vous n’avez pas envie de l’écouter, auriez-vous autant de patience que Jérôme Angust ? Personnellement, j’ai bien peur que oui donc je sais à quel point cette situation est désagréable.

Le dénouement est étonnant mais j’ai trouvé que malheureusement la fin est un peu surfaite.

Cosmétique de l’ennemi  est un très bon livre s’il l’on veut découvrir les talents de dialoguiste d’Amélie Nothomb mais il ne restera pas comme mon livre préféré de cette auteur.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :

# Le challenge Amélie Nothomb – Chez Chinouk
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Le crime parfait – Peter James

Le crime parfait
   Titre  Le crime parfait
    Auteur : Peter James
    Titre original : The Perfect Murder
    Traducteur : Raphaëlle Dedourge (Anglais)
    Éditeur : Pocket
    Date de publication 2013
    Nombre de pages :  116

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Vingt ans de mariage, ça se fête.
Chacun de leur côté, Victor et Joan se préparent une petite surprise. Dans leur minable pavillon de Brighton, ou s’amoncellent désillusions et rancunes, le couple s’affaire. Cyanure pour l’un, hyperglycémie fatale pour l’autre. Deux crimes parfaits. Le tout étant de garder son sang-froid. Une gageure pour ceux qui s’aiment, comme eux, d’un aussi grand amour…

Ce que j’en pense :

Joan et Victor sont mariés depuis bien trop longtemps. Quand ils ne sont rencontrés, ils étaient follement amoureux mais le temps est passé et les petites imperfections de l’autres si mignonnes au départ sont devenues insupportables. Elle a un amant. Il fréquente une prostituée à qui il promet la belle vie. Ils préparent chacun de leur cotés le meurtre de l’autre. Il veut l’empoisonner au cyanure. Elle  veut utiliser son diabète comme arme et l’empoisonner au sucre. Lequel des deux commettra le crime parfait ?

Ce court roman se lit d’une seule traite. Les évènements s’enchainent, les pages se tournent et on se rend compte que malheureusement l’histoire est déjà finie.

J’ai trouvé ces deux personnages de Joan et Victor attachants, ils sont remplis de défauts. Il faut dire que Peter James ne les décrit qu’à travers le regard de l’autre, il n’y a aucune concession chaque petit défaut est monté en épingle ce qui rend l’ensemble délicieusement plaisant.

Pour ces deux prétendants au  crime parfait rien ne va se dérouler comme prévu et quand la police s’en mêle l’amateurisme est à son comble. Les situations dans lesquelles Peter James positionne ces personnages sont vraiment très drôles. Je ne suis particulièrement attirée par l’humour dans la littéraire, je trouve cela rapidement trop mais ici ce n’est pas du tout ce cas, le dosage est parfait.

Ce ne sont ni le suspens, ni l’ingéniosité du tueur, ni les bouleversements de situation qui rendent ce roman policier plaisant. Je dirai même qu’on est dans l’anti thèse du roman policier classique mais ça fonctionne.

 

Le crime parfait est un drôle de roman policier avec lequel on passe un court moment mais plus qu’agréable.

 

Et vous comment commettriez-vous le crime parfait ?

Livre lu dans le cadre du challenge :
# ABC 2014 – Chez Nanet

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La propriété – Rutu Modan

La propriété
   Titre  La propriété
    Auteur et illustrateur : Rutu Modan
    Titre original : ?
    Traducteur : Rosie Pinhas-Delpuech
    Éditeur : Actes Sud BD
    Date de publication 2013
    Nombre de pages :  232

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

“Avec la famille, vous n’êtes pas obligé de dire l’entière vérité et ce n’est pas considéré comme un mensonge. »

Après la Mort de son fils, Régina Segal emmène sa petite fille, Mica, à Varsovie où elles espèrent récupérer une propriété familiale spoliée pendant la seconde guerre mondiale. Une histoire de famille, de secrets, et d’amour.

Ce que j’en pense :

Depuis toujours, je suis réfractaire à la bande dessinée, pensant que l’on ne peut pas traiter en profondeur un sujet dans ce genre littéraire et reprochant aux images de brimer mon imagination. Cependant, depuis l’an dernier je me suis ouverte à la BD en commençant par les BD jeunesse. J’y ai pris un certain plaisir, je continue donc mon chemin dans la découverte du neuvième art.

Regina Segal a perdu son fils, il y a quelques mois d’un cancer. Nous la découvrons alors qu’elle entreprend un voyage vers sa Pologne natale accompagnée de sa petite fille Mica. Le but de ce voyage longtemps reporté est de récupérer une propriété (un appartement) qu’elle a héritée, appartement spolié à sa famille juive par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. Que vient-elle chercher en Pologne après tant d’années ? La mort récente de son fils est-elle un déclencheur de cette démarche si longtemps négligée ?

Rutu Modan nous livre ici un sujet passionnant sur lequel beaucoup de choses ont été écrites et sur lequel il reste tant de choses à écrire. En sept jours, nous allons découvrir derrière la douleur et l’atrocité de l’Histoire (la traite des juifs dans le ghetto de Varsovie), une histoire humaine, une histoire intime, un secret de famille.

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Au premier abord, les dessins sont simples certains amateurs du genre comparent le trait de Rutu Modan à celui d’Hergé. Mais on découvre au fil des pages une multitude de détails  et un panel très riche d’émotions sur les traits de ses personnages. Cette richesse dans le dessin m’a fait ressentir autant, sinon plus, d’émotions que le texte lui-même.

Un petit point négatif, tout de même, j’ai n’ai pas aimé les personnages secondaires de Tomasz et Avram qui sont très présents sans que je comprenne ce qu’ils apportent à l’histoire.

Vous l’avez compris, j’ai passé un excellent moment en lisant cette BD.

Avez-vous d’autres BD classiques ou moins classiques à me conseiller ?

 

Lu  dans le cadre des challenges :
# La plume au féminin – Chez Opaline
# Un genre par mois – Chez Iluze
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Harry Potter à l’école des sorciers (Tome 1) – J. K. Rowling

Harry Potter à l'école des sorciers

   

    Titre  : Harry Potter à l’école des sorciers (Tome 1) 
    Auteur : J. K. Rowling
    Titre original : Harry Potter and the Philosopher’s Stone
    Traducteur : Jean-Claude Götting (Anglais)
    Éditeur : Folio Junior
    Date de publication : 2001
    Nombre de pages  304

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure donc sa naissance et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ?

Ce que j’en pense :

La saga Harry Potter est un succès planétaire. Je ne connais pas une seule personne l’ayant lue qui ne m’en ai pas dit du bien. J’ai souvent l’impression d’être la seule personne sur terre à ne pas l’avoir lu. Il y a quelques mois, j’ai fait le premier pas en empruntant le premier tome à mon petit frère. Mais j’avais peur de la commencer et si moi je ne l’aimais pas. J’ai enfin franchi le pas et je ne le regrette pas.

Harry Potter est un jeune garçon qui vit chez son oncle et sa tante, les Dursley, après le décès de ses parents. Les Dursley ont toujours détesté les Potter à causes de leur excentricité. Alors qu’il grandit sans amour, Harry reçoit un courrier lui annonçant qu’il est attendu à Poudlard, une école de sorcellerie, à la rentrée suivant son onzième anniversaire. Harry Potter est surpris, ne connaissant rien sur son état de sorcier mais heureux de quitter les Dursley. Grace à cette invitation, il va enfin comprendre ce qui est arrivé à sa famille et vivre sa vie de sorciers.

En lisant Harry Potter à l’école des sorciers, on entre dans un véritable univers magique. J.K. Rolling a une imagination débordante et une plume très agréable pour nous conter et inventer chaque détail créant ce monde fantastique. On y est, on y croit.

On suit Harry pendant toute son année scolaire, on apprend avec lui à connaître tous les secrets de Poudlard. Son année ne manque pas d’aventures, il faut dire que Harry Potter est curieux, téméraire et courageux. Il est entouré d’une petite bande d’amis constituée d’Hermione et Ron qui vont l’aider dans ces expéditions. Ces trois personnages se complètent à merveille et c’est avec un énorme plaisir que nous les suivons dans les couloirs de Poudlard. Un roman qui plaira sans aucun doute aux jeunes (et moins jeunes) lecteurs, ce roman ne manque pas de rythme, les aventures se succèdent rapidement et Harry n’hésite jamais à contourner les règles pour arriver à ses fins.

J’ai passé un excellent moment avec Harry à l’école des sorciers et je ne regrette nullement d’avoir entrepris la lecture de cette saga.

Retrouver mon avis sur les autres tomes : Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6 et Tome 7.

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :
# La plume au féminin – Chez Opaline
# Relisons Harry Potter – Chez George
# Les 100 livres à lire au moins une fois – Chez Bianca

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Maurice à la poule – Matthias Zschokke

Maurice à la poule

   

    Titre  Maurice à la poule
    Auteur : Matthias Zschokke
    Titre original :  Maurice mit Huhn
    Traducteur : Patricia Zurcher (Allemenand)
    Éditeur : Points
    Date de publication : 2010
    Nombre de pages  256

 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Maurice est farouche, solitaire, contemplatif. Un déphasé qui cultive les paradoxes. Il a un trèfle à quatre feuilles, dont il attend qu’il lui porte bonheur, et un ami à qui il n’a rien à dire. De son studio berlinois où il vit reclus, il entend un violoncelle ; la musique traverse les murs et son âme, une musique lancinante, chargée des brumes du passé. Maurice se lance à la recherche du violoncelliste…

Ce que j’en pense :

Ce roman a reçu le prix Femina étranger en 2009. Généralement, les romans ayant reçu ce prix me plaisent beaucoup donc je n’ai pas hésité une seconde avant de l’emporter quand je l’ai trouvé pour presque rien dans une boutique de livres d’occasion.

On dit qu’il y a toujours une exception à la règle, ce fut hélas le cas Maurice à la poule. Maurice est un quinquagénaire, un écrivain public sans beaucoup d’activités. Il passe la plupart de son temps à la contemplation aussi bien auditive que visuelle. Dans ce roman, il ne se passe rien, aucune intrigue aucun mystère, même sa recherche obsessionnelle du joueur de violon tourne court. Nous suivons Maurice au gré de ses pensées, nous sommes immergés dans son cerveau.

Les pensées d’un homme en total décalage avec son époque auraient pu me plaire mais dans ce roman tout n’est que discrétion sans réel lien entre ses différentes pensées qui pourrait nous permettre de suivre le fil. Nous sommes en Allemagne, la ligne d’après en Italie en compagnie d’une femme que l’on connaît. Vous l’aurez compris, je suis complètement passée à côté de ce livre.

Pourtant, Matthias Zschokke a une très jolie plume, c’est inconstatable,  il nous offre de magnifiques tirades sur l’amour maternel, la paresse, le talent.

Maurice est anti héros. Je m’attache généralement à ses personnages sans gloire mais malheureusement ça n’a pas été le cas ici. Maurice est pourtant humain, il exprime des sentiments et son mal être mais il reste trop distant avec le lecteur. Tourner les pages de ce roman a été  pour moi très fastidieux comme ci chacune d’elle pesait une tonne.

Et vous, qu’avez-vous pensé de Maurice à la poule ?

L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafón

OmbreDuvent
   Titre  L’ombre du vent
    Auteur : Carlos Ruiz Zafón
    Titre original : La Sombra del Viento
    Traducteur : François Maspero (Espagnol)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication 2010
    Nombre de pages :  637

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.

L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du Vent.

Ce que j’en pense :

Quel agréable moment passé dans ces rues de la vieille Barcelone !

Le jeune Daniel a quatorze ans quand il entre pour la première fois dans le cimetière des livres oubliés. Dans cette cave débordante de rayonnages et de vieux livres, son père lui demande de choisir un livre et de l’adopter. Daniel choisit L’ombre du vent écrit par un auteur méconnu Julián Carax. A la lecture de cet ouvrage, la magie opère et Daniel n’a plus qu’une idée celle de comprendre et de connaître l’auteur de ce texte noir et extraordinaire.

Ce roman est des plus agréables. On se prend rapidement au jeu et c’est avec beaucoup de plaisir que nous déambulons dans les rues de la sombre Barcelone au plein cœur de la guerre civile espagnole. Pendant ces recherches, il va approcher des personnage énigmatiques tous aussi fabuleux les uns que les autres. Si je devais en retenir un seul, ce serait Fermín Romero Torres, ex agent secret, ex SDF, il est à la fois sage et haut en couleur. Un personnage complexe avec des qualités humaines indéniables qui sera le mentor de notre jeune héro.

Sa quête de Julián Carax sera également pour Daniel l’opportunité d’être confronté aux sentiments humains tel que l’amitié, l’amour, la trahison.

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón est un texte fluide, précis dans lequel tout a un sens. Il mêle étonnamment la poésie et la violence. J’ai réellement apprécié la façon dont l’auteur nous peint le personnage de Daniel, un jeune homme comme les autres dans sa vie quotidienne et ses relations avec les autres, un peu triste et hésitant et le héros qui affronte milles aventures avec courage pour arriver à son but.

Je déplore cependant le classicisme extrême de l’intrigue. J’avais pratiquement tout deviné alors que je n’avais lu qu’un tiers des pages.

Livre lu dans le cadre du challenge :
# ABC 2014 – Chez Nanet
#1 pavé par mois – Chez Bianca
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Styliste à tout prix, Lili Chantilly (Tome 1) – Claire Ubac

9782809647662FS    Titre  : Styliste à tout prix, Lili Chantilly (Tome 1)
    Auteur : Claire Ubac
    Illustrateur  : Christelle Abgrall
    Titre original : –
    Traducteur 
    Éditeur : Play Bac
    Date de publication : 2012
    Nombre de pages :  112

    Quel âge ? : 9 ans

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Depuis toute petite, Lili adore dessiner, créer, imaginer. Elle est douée et veut devenir styliste ! Mais sa mère n’est pas là pour la soutenir et son père s’y oppose… Comment le convaincre ? Qui l’aidera à réaliser son rêve ? Heureusement, Lili peut compter sur son imagination… et sur son meilleur ami !

Les personnages :

Lili : C’est une petit fille. Elle a 11 ans. Elle adore la mode, son rêve est de devenir styliste ou décoratrice. Elle est aussi très têtue.
Cédric : C’est le père de Lili, il fait des reportages.
Zina : C’est la gouvernante de la maison.
Bouddha: C’est le meilleur de Lili. Son vrai nom est Samuel Truong.

Résumé de l’histoire :

Je vais raconter l’histoire comme si j’étais Lili.

Mes amis  sont déjà partis quand mon père vient rechercher à la fête de  l’école. Nous marchons vers la maison quand Papa n’annonce que son patron de la télévision veut travailler avec lui au Moyen-Orient. Je lui dis « mais papa tu ne seras pas là le jour de ma rentrée au collège ? » Mon père me répondit qu’il m’a inscrit dans un collège. Le lendemain je vais dans le bureau de mon père mais il n’est pas là. Je fouille son bureau , je trouve un morceau de journal, je le lis, c’est un concours de mode, j’aimerai y participer mais je ne peut pas car il faut avoir 15 ans.
Comment je vais faire ?

Mon avis :

J’ai aimé cette histoire parce qu’il se passe beaucoup de choses, je voulais savoir comment Lili aller réussi à passer ce concours. J’ai trouvé que Lili est très belle, intelligente et aussi futée. Je voudrais être comme Lili plus tard quand je serai au collège.

J’aime bien parce qu’à la fin, il nous explique les créations de Lili. J’ai trouvé ça super bien.

Lu et chroniqué par Clémence 9 ans.