Au revoir là-haut – Pierre Lemaître

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    Titre  Au revoir là-haut
    Auteur : Pierre Lemaître
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  567

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.
Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Ce que j’en pense :

Nous sommes le 2 novembre 1918, les troupes attendent dans les tranchées cette fin de guerre annoncée.  Mais le lieutenant Henri D’Aulnay Pradelle veut gagner un dernier combat, il envoie donc son bataillon à l’assaut de la côte 113.  Pendant cette offensive, le soldat Albert Maillard est témoin d’une scène qu’il n’aurait pas du voir. Son lieutenant veut l’empêcher de parler en l’enfermant dans un trou d’obus creusé dans la terre. Il le laisse pour mort, enterré vivant, mais par chance un de ces collègues de camp, Edouard Péricourt,  le sauve in extremis. Au cours de ce sauvetage, le soldat Edouard Péricourt reçoit un éclat d’obus et augmente ainsi le nombre de gueules cassées de la grande guerre.

Cet épisode nouera entre les deux hommes une relation inévitable faite de reconnaissance, de protection et de rancœur.

Dans Au revoir là-haut, nous suivons le destin de ces trois hommes, des vies guidées par la reconstruction, la vengeance pour certains et la recherche de gloire, de fortune pour d’autres.

Dés les premières pages de ce roman, Pierre Lemaître inculque à son récit un rythme endiablé qui ne tarît pas tout au long de l’histoire, tant les rebondissements sont nombreux.  Dans les derniers chapitres, on lit même ce roman comme un roman policier – premières amours de Pierre Lemaître-.

Au revoir là-haut nous propose un récit pas très moral où l’on s’interroge sur la limite entre le romancé et le réel. Par des mots simples et précis, des phrases rythmées, des descriptions réalistes, Pierre Lemaître fait que le lecteur voit, sent, ressent  les péripéties de ces héros.

Un magnifique roman sur l’après première guerre mondiale à lire absolument.

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge : # Haut en couleur

Challenge Couleurs

Walking Dead 1. Passé Décomposé

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    Titre  Walking Dead (Tome 1)
    Scénario : Robert Kirkman
    Dessin : Tony Moore & Charlie Adlard
    Traducteur : –
    Éditeur Delcourt
    Date de publication : 2004 (Version originale)
    Nombre de pages  136

 
 
 
 
 
 
Ce que j’en pense :

J’ai découvert cette bande dessinée grâce à Itunes qui l’a proposé gratuitement cette fin d’année, le premier tome faisant l’objet d’une offre gratuite dans le cadre des 12 jours de cadeaux traditionnels d’Apple de fin d’année.
J’avoue ne pas être un grand fan d’habitude de ce style de BD, plutôt fantastique, en tout cas non ancré dans le monde réel actuel. J’ai pourtant été rapidement happé par l’histoire trépidante et je l’ai lu d’une traite (malgré le nombre de planches conséquentes, 136 pages)… et je crois bien que je vais me lancer dans l’achat de la série complète (19 tomes tout de même) mais plutôt en version papier car ce n’est vraiment pas agréable de lire une BD sur un iphone ou un ipad.

En deux mots, Rick, flic d’une petite bourgade américaine blessé lors d’une altercation avec un suspect, se retrouve dans le coma. Il se réveille dans un hôpital désert.. enfin pas tout à fait car rempli de zombies. Il découvre alors un monde qui n’est plus celui qu’il a connu avant son coma, un monde où les humains sont en train de disparaître, dévorés par des morts-vivants à l’affut de tout survivant… Démarre alors un long combat où, en compagnie de sa femme, de son fils et de quelques autres survivants regroupés dans un camp, il doit apprendre à survivre.
Finalement l’intérêt de l’histoire (en tout cas de ce premier épisode) réside dans le huit clos entre les différents survivants du camp, venus de différents horizons, qui doivent apprendre à vivre ensemble pour combattre les hordes de zombies prêts à les attaquer à tout moment. Dans la construction de l’histoire, cela peut faire penser à des fictions comme LOST, et l’on devient vite accroc, se demandant à chaque page comment les relations entre les personnages vont se développer. D’ailleurs, Walking Dead a fait l’objet d’une adaptation en série pour la TV.

Concernant le style de la BD, nous sommes dans un univers totalement en noir et blanc, avec des dessins très réalistes et dynamiques, avec beaucoup de détail, et des dialogues nombreux. Se lit comme si l’on regardait une fiction à la TV.

Coucou, c’est moi Agathe ! – Pakita

9782700226638    Titre  : Coucou, c’est moi Agathe ! (L’école d’Agathe Tome 1)
    Auteur : Pakita
     Illustrateur : Jean-Philippe Chabot
    Titre original : –
    Traducteur 
    Éditeur Rageot
    Date de publication : 2000
    Nombre de pages :  27
     Quel âge ? : A partir de 6 ans
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Coucou, c’est moi Agathe ! Aujourd’hui, j’ai une idée, mais la maitresse m’a punie. C’est pas juste.

Les personnages :

Il y a un seul personnage principal. Agathe est une petite fille très curieuse et coquine.

Résumé de l’histoire :

Un matin pendant la leçon de français, les élèves apprennent le mot autoportrait. La maitresse a une idée. Elle demande aux enfants d ‘écrire leur autoportrait. Agathe décide d’écrire un faux autoportrait car elle trouve que sa vie n’est pas intéressante. Toute la classe va bien rigoler sauf peut être la maitresse

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé l’histoire surtout le moment où Agathe raconte son faux autoportrait. C’est très amusant, Agathe a beaucoup d’imagination. L’histoire est facile à lire, les mots sont simples. J’ai moins aimé la fin car c’est un peu triste.

Lu et chroniqué par Clémence 8 ans.

Chassés croisés – Damien Khérès

9782810623488_cover159    Titre  : Chassés croisés
    Auteur : Damien Khérès
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Books On Demand
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages :  120
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

L’incroyable aventure d’un enfant disparu, un médium aux techniques redoutables, une énigme frigorifique aux frontières du réel, le mystère d’une odeur tenace ou encore le récit amusant d’un indésirable sur le sol américain sont parmi les dix nouvelles qui composent ce recueil.
Dix histoires aux univers différents qui oscillent entre réalisme et irrationnel, entre quêtes et révélations où l’homme entouré de signes, d’éléments inexpliqués, est parfois impuissant et ne peut tout contrôler.

Damien Khérès s’amuse avec le lecteur et l’emmène voyager sur le cours de son imagination en ponctuant ses nouvelles de coups de théâtre bienvenus et inattendus.

Ce que j’en pense :

Je tiens tout d’abord remercier Damien Khérès pour m’avoir offert Chassés croisés, un recueil de nouvelles. Tout retrouver l’intégralité de sa bibliographie, vous pouvez aller consulter son site.

Ce recueil contient dix nouvelles différentes, différentes par leur longueur, différentes par leur thème, différentes par l’effet que j’ai ressenti à leur lecture.

Je ne vais pas parler de toutes les nouvelles mais seulement de mes préférées et de celle que j’ai le moins appréciée.

Mes textes préférés :

# L’éclaireur : Nous assistons au rendez-vous de Juliette avec un médium. Un médium très talentueux car il tombe dans le mille à chacune de ces prédictions. Un joli texte qui nous met en garde sur l’utilisation d’internet et dans lequel le médium apparaît comme bienfaisant et généreux

# Une odeur tenace : Un texte qui filtre avec le fantastique et qui m’a tenu en haleine du premier au dernier mot.

Le texte qui m’a laissé indifférente :

# Sur la route : Un homme qui conduit toute la nuit pour aller rejoindre sa copine. Il s’endort finalement au volant mais qui se réveille brusquement alerté par son rêve. J’ai été totalement hermétique à cette nouvelle, je n’ai pas compris ce que Damien Khérès a voulu transmettre avec ce texte.

D’une façon générale, Chassés croisés est d’une lecture agréable, l’écriture de Damien Khérès est simple et efficace, le texte est parsemé de jolies tournures.

Je ne suis pas une habituée des nouvelles et je m’attendais à trouver un thème commun entre toutes les nouvelles réunies dans ce recueil. Ce thème ne m’a pas paru évident mais beaucoup de ces textes tournent autour du fantastique, du paranormal.

 

Avez-vous l’adresse du paradis ? – François Bott

9782749120959

    Titre  Avez-vous l’adresse du paradis ?
    Auteur : François Bott
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le Cherche Midi
    Date de publication : 2012
    Nombre de pages  114

 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Robert et René Maupas, Rose, Juliette, Jim Anderson, Lady Brett, Gatsby, Cécile et même les silhouettes de passage, comme la mascotte ou Léon Morand… Tous les personnages de ce roman montrent l’existence comme un grand jeu de cache-cache entre divers destins qui finiront par se recouper, se rejoindre, avec une impression de « déjà vu », illustrant ainsi la phrase de Paul Éluard : « Le hasard n’existe pas. Il n’y a que des rendez-vous. »
Et comme si l’amour, les sempiternelles raisons du coeur étaient le seul rempart, si précaire, si fragile, contre le naufrage, la défaite de toute vie.
Tout cela sur fond de rumeurs, de bruit, de fureur : les tourments et le tumulte de l’histoire, servis par un style majestueux et un humour à fleur de mots.

Ce que j’en pense :

Avez-vous l’adresse du paradis ? est une très jolie chronique de gens ordinaires.

Dans Avez-vous l’adresse du paradis ?, François Bott nous livre un extrait de vie de sept personnages principaux repartis du 7 novembre 2010 au 14 juillet 2011. Sept personnages provenant d’univers différents mais qui pour la plupart vont se croiser, se séparer et se recroiser. Est ce du au hasard ?  Non, François Bott nous démontre ici que « Le hasard n’existe pas. Il n’y a que des rendez-vous », comme si le chemin de chacun est une providence et ses rencontres des étapes. Ces personnages ont des « rendez vous » les uns avec les autres mais pour certains ils ont également « rendez vous » avec la solitude, l’amour, la détresse, la mort ou un bloody mary.

François Bott profite de ce court roman pour nous dévoiler son affection pour les plages normandes, les rues parisiennes et son amour pour la littérature américaine. Un flux dynamique, des mots affutés, des formules ajustées font de cet ouvrage un très bon moment de lecture duquel on ressort rempli de questions. La vie est elle faite de coïncidence ? Est ce que chaque rencontre décide d’une trajectoire ?

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenges :

Le challenge des 170 idées – Chez Herlan

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La vie d’une autre – Frédérique Deghelt

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    Titre  La vie d’une autre
    Auteur : Frédérique Deghelt
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2010
    Nombre de pages  256

 
 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre pour le beau Pablo, nuit d’amour et le lendemain… Elle se réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées. Comment faire pour donner le change à son entourage ? Et comment retrouver sa propre vie ? C’est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a écrit ce roman sur l’amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l’existence.

Ce que j’en pense :

Marie est une jeune femme de 25 ans, elle fête son premier emploi avec une bande d’amis dans un restaurant quand elle rencontre le beau Pablo. Ils finiront la nuit ensemble. Le lendemain au réveil, horreur… Marie se réveille en ayant pris 12 ans, elle est mariée à Pablo et elle est mère de trois enfants. Elle s’aperçoit rapidement que les 12 dernières années ont été effacées de sa mémoire. Dés lors  Marie se glisse dans la vie d’une autre et tente de combler ses années oubliées.

Frédérique Deghelt nous propose ici un joli roman sur le temps qui passe, sur l’amour, l’amour maternel et le pardon Elle entoure son héroïne, Marie, d’un mari attentionné, gai, compréhensif et amoureux, de trois enfants délicieux et espiègles et d’amis ou de confidents prêts à tout pour l’aide dans sa quête. Un environnement idéal dans lequel il est bon de passer quelques heures de lecture.

Marie mène sa quête d’identité, cherche sa place dans la vie d’une autre comme on pourrait mener une enquête policière et l’on se surprend à réfléchir avec elle sur l’évènement, l’épisode de sa vie qui aurait déclenché cette amnésie.

Frédérique Deghelt nous offre un roman gai et optimiste à l’écriture légère et enjouée.

Les catilinaires – Amélie Nothomb

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    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 1997
    Nombre de pages :  151
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

La solitude à deux, tel était le rêve d’Emile et de Juliette. Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l’un près de l’autre. Etrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d’abord est venu se présenter, puis a pris l’habitude de s’incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante pour le couple que toutes les foules du monde…

Ce que j’en pense :

A chaque fois que j’ouvre un roman d’Amélie Nothomb, je me demande « Quelle histoire va t elle encore inventer ? ». Dans les catilinaires, elle s’est surpassée car elle nous présente ici une idée de départ saugrenue qu’elle fait converger vers un final tout à fait inattendu.

Emile et Juliette Hazel ont 65 ans, ils sont mariés, unis et heureux depuis 59 ans déjà. Le moment qu’ils attendent depuis toujours est enfin arrivé. Ils sont à la retraite et cherchent une petite maison à la campagne, isolée dans laquelle ils vont enfin pouvoir faire ce dont ils rêvent depuis qu’ils se connaissent, profiter l’un de l’autre, vivre l’un pour l’autre. Ils trouvent une petite maison, parfaite, une très bonne affaire, cette bâtisse ressemble tellement à ce qu’ils espèrent, qu’ils la nomment LA maison.

Les voilà prêts à vivre heureux pour plusieurs années. Mais voilà, qu’un après midi, leur seul voisin Palamède Bernadin vient leur rendre visite… mais ce n’est pas une simple visite de courtoisie comme il est bon ton d’entreprendre avec le voisinage car Monsieur Bernadin va s’incruster chaque jour de 16h à 18h. Pendant ces visites, Palamède Bernadin est très peu bavard, ces hôtes n’arrivent à lui tirer que des « oui » et des « non » et son attitude est plus qu’odieuse.

Juliette et Emile sont des gens bien élevés, ils n’osent donc pas mettre leur « invité » à la porte, cependant ce tortionnaire, comme le nomme le couple, va très vite chambouler la vie toute tracée du vieux couple.

Une fois encore, Amélie Nothomb fait preuve de dialogues savoureux, des personnages hors du commun  et d’un récit rythmé. Elle met en place une atmosphère pesante, cruelle mais aussi jubilatoire. Dans les catilinaires, l’auteur nous permet de réfléchir à la frontière entre le bien et le mal.

Livre lu dans le cadre des challenges :
Amélie Nothomb – Le Challenge – Chez Chinouk
# Le challenge des 170 idées – Chez Herlan

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Les apparences – Gillian Flynn

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    Titre  Les apparences
    Auteur : Gillian Flynn
    Titre original : Gone girl
    Traducteur : Héloïse Esquié (Anglais)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  696

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s’installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L’enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu’il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu’elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d’autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Ce que j’en pense :

Ce diabolique roman De Gillian Flynn confirme l’expression selon laquelle il ne faut pas se fier aux apparence, ne pas se fiers aux apparences d’un bonheur conjugal idyllique, ne pas se fier aux apparences d’une scène de crime, ne pas se fier aux apparences d’un gentil mari transformé en assassin.

Les apparences met en scène le couple modèle que forme Amy et Nick Dunne, deux new yorkais contraints par la crise financière et démocratisation d’internet à emménager dans le Missouri. Amy et Nick sont deux enfants chéris. La première par ses parents qui lui consacre une série de romans jeunesse L’épatante Amy, Amy y figure comme une petite fille parfaite, infaillible. Le second est adoré et surprotégé par sa mère. Leur bonheur semble parfait mais le jour de leur cinquième anniversaire de mariage Amy disparaît, sa maison est sans dessus dessous. Qu’est il arrivé à Amy ? A t elle été enlevée ? Tuée ?

Malgré une mise en place qui de prime abord peut sembler un peu lente, nous voilà plonger dans un thriller psychologique palpitant. Ce roman donne en alternance la parole à chacun des époux Dunne, Nick à travers le récit et Amy à travers son journal intime. J’ai adoré cette lecture qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page. J’ai été agréablement surprise de découvrir que chacun des petits détails de la vie quotidienne du couple que nous donne Gillian Flynn est retrouvé dans la suite du roman comme un fait nous permettant de comprendre. En effet, dans cette enquête tout nous est expliqué, aucun fait ne nous échappe, on est véritablement un acteur de cette expérience. Gillian Flynn fait preuve dans ce roman d’un esprit vif, des personnages complexes, d’une trame parfaitement maitrisée qui m’a surprise à chacun de ses rebondissements.

J’ai cependant été un peu mécontente de la fin même s’il est vrai qu’elle monte en apothéose le caractère malsain, amoral et pervers de cette splendide histoire.

Un pur moment de bonheur que ce roman, n’hésitez pas un seul instant à le lire.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune. Pour connaitre l’avis de mes co-lectrices Bianca

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge : # Haut en couleur

Challenge Couleurs

La peine du menuisier – Marie Le Gall

9782253133186-T    Titre  : La peine du menuisier
    Auteur : Marie Le Gall
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Livre de poche
    Date de publication : 2011
    Nombre de pages :  316
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

La narratrice grandit dans une atmosphère lourde de non-dits, dans une maison écrasée par le silence, dont les murs de pierre suintent le mystère… Son père n’est qu’une ombre solitaire. Pourquoi celui qu’elle appelle le Menuisier est-il si lointain ? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil ? Elle aimerait poser des questions, mais on est taiseux dans le Finistère. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance, mesurer l’invisible fardeau dont elle a hérité. D’une plume à la fois vibrante et pudique, Marie Le Gall décrypte l’échec d’une relation père-fille.

Ce que j’en pense :

Marie Yvonne n’est pas un bébé désiré, elle est arrivée tardivement dans une famille qui ne l’attendait pas. Quand elle nait, son père a déjà cinquante deux ans et sa sœur, Jeanne, 18. Jeanne qui déficiente mentalement même si aucun mot n’est donné sur son état. Dans la famille, on compte également Louise, la mère et Mélie la grand-mère.

Marie, alors qu’elle est encore très jeune, se découvre une famille particulière, un père présent mais inexistant, qu’elle n’ose nommer papa et qu’elle appelle le Menuisier, une mère et une grand mère silencieuse. Elle est certaine que ce silence cache un grand et lourd secret. Elle grandit dans une maison remplie de photo de défunts, elle parcourt et admire les cimetières et pourtant pour satisfaire le Menuisier, elle travaille dans à l’école.

Par convenance familiale, elle devient elle aussi taciturne, elle ne laisse échapper aucune émotion, elle n’ose poser aucune question. Elle est pourtant obsédée par le silence et laisse trainer ses oreilles afin de découvrir ce que cache cette morosité.

L’ambiance de ce roman est très lourde, très noire, la mort rode à chaque page. Marie Le Gall a une écriture délicate et sensible, nous sommes dans le Finistère dans années 1950, le roman est parsemé de mots bretons (un glossaire existe pour les non initiés). J’ai trouvé ce roman élégant mais cependant un peu trop long, rapidement j’ai eu l’impression de tourner en rond. Cette sensation est accentuée par le fait que ce roman est constitué d’un seul et long chapitre qui semble interminable.

Un roman qui nous plonge dans la Bretagne des années 1950, des personnages et des paysages typiques à ouvrir uniquement si vous voyez la vie en rose.

 

 

La tentation de la pseudo-réciproque – Kylie Ravera

    couverture_finale1-211x300Titre  : La tentation de la pseudo-réciproque
     Auteur : Kylie Ravera 
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Auto Edition
    Date de publication : 2007
    Nombre de pages :  387
 
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Peter Agor en est persuadé, élève en Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles Scientifiques, à la base, est une activité à plein temps. Surtout dans un grand lycée prestigieux de la capitale qui a pour but avoué de former les élites de la Nation. Surtout quand le prof de math, qui a sur ses élèves un droit de vie ou de mort, a décidé qu’il avait une dent contre vous. Surtout quand on a l’impression d’avoir à la place du cerveau un marshmallow moisi. Alors, quand l’occasion se présente, est-ce bien raisonnable de se lancer dans une enquête policière aux côtés d’une jeune détective privée pour le moins atypique mais néanmoins charmante? Avec le risque de découvrir, à la fin de l’histoire, bien plus que la simple solution de l’énigme…

Ce que j’en pense :

Ce livre au format numérique m’a gracieusement été offert par Kylie Ravera, auteur auto éditée, par l’intermédiaire de son site. Je l’en remercie chaleureusement car j’ai passé entre ces pages un très agréable moment.

A lui seul, le titre de ce roman provoque chez moi une totale adhésion mais je ne m’arrête pas là et entreprends la lecture.

La lecture de la première phrase du prologue, nous met tout de suite dans l’ambiance… nous entrons dans un livre pas tout à fait comme les autres, un livre un brin loufoque.

Nous suivons Peter Agor, étudiant en première année en classe préparatoire aux Grandes Ecoles Scientifique dans un lycée parisien. Pete est un garçon timide, pas très sur de lui, il doute de sa légitimité dans un établissement prestigieux comme Pépin le bref. Il devient le souffre douleur de Niclaus Zarkowsky, son professeur de Maths, ses notes dans cette matière sont catastrophiques. Il s’interroge donc sur son avenir et entreprend de changer de lycée. Pour cela, Pete a besoin de lettres de recommandation de ses professeurs actuels. Il s’aperçoit que la lettre de son prof de maths contient par transparence une menace de mort. Il n’hésite pas à mener l’enquête, aux dépens de son travail scolaire, avec l’aide d’une jeune demoiselle,  détective privé, Eléanore Marolex.  Et nous voilà emmené dans les méandres des prépas scientifiques pour notre plus grande joie.

Comme vous le voyez dans le résumé, ce livre est truffé de jeu de mots, et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’au cours de la lecture à voix basse, les noms propres sont lus à voix hautes pour ne passer à coté d’aucun. Autre petite fantaisie de l’auteur, le titre des chapitres porte chacun le nom d’une chanson célèbre, les chapitres sont relativement courts et rythment parfaitement l’action. Quelques pépites sont semées deçà delà dans le texte, ma préférée étant Je me trouvais devant l’entrée d’un immeuble que l’on pourrait qualifier de typiquement parisien, sa caractéristique principale étant d’être situé dans Paris (p 85).

Voilà pour la forme, le fond maintenant, avec la tentation de la pseudo-réciproque nous sommes au cœur d’un roman policier rondement mené, l’intrigue monte progressivement et l’on suit sans relâche Peter et Eléanore dans chacune de leurs pistes. Tous les indices nous sont présentés sans que je n’aie pu deviner la solution avant la fin. L’intrigue sans être très réaliste tient la route.

Les deux personnages principaux d’Eleanore et Peter sont très différents mais tous deux attachants (j’ai un petit faible pour Peter qui est un être imparfait, qui manque de confiance en soi) et restent plein de mystère à la fin de ce premier épisode.

Deux petits points négatifs : Je n’ai pas aimé les deux interludes… faut dire que je ne suis vraiment pas fan de tout ce qui ressemble de près ou de loin à l’anthropomorphisme et je fais un petit blocage sur les chats. Le  tableau Excel utilisé dans l’enquête ne s’affiche pas entièrement sur ma liseuse… c’est bien dommage même si ca ne m’a en rien gêné pour comprendre la réflexion de nos héros.

La tentation de la pseudo-réciproque est une bouffée d’air frais et c’est évident que je m’attaquerai à sa suite.