Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants – Mathias Enard

Parle leur de bataille, de rois et d'éléphants

   

    Titre  : Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants
    Auteur : Mathias Enard
    Titre original 
    Traducteur : –
    Éditeur : Actes Sud
    Date de publication : 2010
    Date de la première publication : 2010
    Nombre de pages :  153

 
 
 

Quatrième de couverture :

En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu’il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l’édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l’invitation du sultan Bajazet qui lui propose – après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci – de concevoir un pont sur la Corne d’Or ?
Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s’empare d’un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage.
Troublant comme la rencontre de l’homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman, précis et ciselé comme une pièce d’orfèvrerie, ce portrait de l’artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l’acte de créer et sur le symbole d’un geste inachevé vers l’autre rive de la civilisation.
Car à travers la chronique de ces quelques semaines oubliées de l’Histoire, Mathias Enard esquisse une géographie politique dont les hésitations sont toujours aussi sensibles cinq siècles plus tard.

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Tous les matins du monde – Pascal Quignard

Tous les matins du monde
   Titre  Tous les matins du monde
    Auteur : Pascal Quignard
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Folio
    Date de publication : 1993
    Nombre de pages :  132

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

« Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l’ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse.

Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu’à la barque. L’ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu’il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura : – Je ne sais comment dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids. »

Ce que j’en pense :

Tous les matins du monde est une réflexion sur la musique. Suffit-il de faire de la musique pour être musicien ?

Madame de Sainte Colombe vient de mourir laissant son mari seul avec ces deux jeunes filles. Monsieur de Sainte Colombe est inconsolable, il passe ses journées à jouer de la viole de gambe, enfermé dans une petite cabane. A travers cet instrument, Monsieur de Sainte Colombe exprime tout son malheur, il va même jusqu’à ajouter une corde supplémentaire à la viole pour lui permettre de retranscrire toutes les nuances de la voix humaine. Il forme un trio avec ses filles qui a tellement de succès que le roi le souhaite à sa cour. Mais pour Monsieur de Sainte Colombe la musique est un art de vivre et non un moyen de monter socialement.

Ce roman est texte très court basé sur des faits historiques réels qui met la musique au cœur de l’histoire. Pour Pascal Quignard, la musique se vit à chaque instant, le vent, un peintre menant le pinceau émane une musicalité qui mérite d’être découverte et entendue. Cette vision de la musique est ce que chaque passionné voue à l’objet de sa passion. J’ai trouvé ce thème très intéressant et très bien abordé, la passion, ici la musique, conduit chaque instant de la vie pour rester telle quelle est il ne faut pas attendre quelque chose d’elle.

Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à trouver un quelconque intérêt aux personnages peuplant ce roman. Ils restent trop loin du lecteur sauf peut être Monsieur de Sainte Colombe qui est le seul à s’ouvrir et à présenter ses émotions et ses sentiments.

Tous les matins du monde est un livre assez noir que Pascal Quignard sert avec un style assez particulier, des phrases très courtes, un style ampoulé qui selon moi convient parfaitement à l’image que j’ai du 17ième siècle.

 

Livre lu dans le cadre des challenges :
# ABC 2014 – Chez Nanet
# Les 100 livres à lire au moins une fois – Chez Bianca

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L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafón

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   Titre  L’ombre du vent
    Auteur : Carlos Ruiz Zafón
    Titre original : La Sombra del Viento
    Traducteur : François Maspero (Espagnol)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication 2010
    Nombre de pages :  637

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.

L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du Vent.

Ce que j’en pense :

Quel agréable moment passé dans ces rues de la vieille Barcelone !

Le jeune Daniel a quatorze ans quand il entre pour la première fois dans le cimetière des livres oubliés. Dans cette cave débordante de rayonnages et de vieux livres, son père lui demande de choisir un livre et de l’adopter. Daniel choisit L’ombre du vent écrit par un auteur méconnu Julián Carax. A la lecture de cet ouvrage, la magie opère et Daniel n’a plus qu’une idée celle de comprendre et de connaître l’auteur de ce texte noir et extraordinaire.

Ce roman est des plus agréables. On se prend rapidement au jeu et c’est avec beaucoup de plaisir que nous déambulons dans les rues de la sombre Barcelone au plein cœur de la guerre civile espagnole. Pendant ces recherches, il va approcher des personnage énigmatiques tous aussi fabuleux les uns que les autres. Si je devais en retenir un seul, ce serait Fermín Romero Torres, ex agent secret, ex SDF, il est à la fois sage et haut en couleur. Un personnage complexe avec des qualités humaines indéniables qui sera le mentor de notre jeune héro.

Sa quête de Julián Carax sera également pour Daniel l’opportunité d’être confronté aux sentiments humains tel que l’amitié, l’amour, la trahison.

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón est un texte fluide, précis dans lequel tout a un sens. Il mêle étonnamment la poésie et la violence. J’ai réellement apprécié la façon dont l’auteur nous peint le personnage de Daniel, un jeune homme comme les autres dans sa vie quotidienne et ses relations avec les autres, un peu triste et hésitant et le héros qui affronte milles aventures avec courage pour arriver à son but.

Je déplore cependant le classicisme extrême de l’intrigue. J’avais pratiquement tout deviné alors que je n’avais lu qu’un tiers des pages.

Livre lu dans le cadre du challenge :
# ABC 2014 – Chez Nanet
#1 pavé par mois – Chez Bianca
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L’île des oubliés – Victoria Hislop

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    Titre  : L’île des oubliés
    Auteur : Victoria Hislop 
    Titre original : The island
    Traducteur : Alice Delarbre (Anglais)
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  528

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… Bouleversant plaidoyer contre l’exclusion, L’Île des oubliés, traduit dans vingt-cinq pays et vendu à plus de deux millions d’exemplaires, a conquis le monde entier.

Ce que j’en pense :

Alexis est une jeune anglaise, elle se cherche sentimentalement. Elle est également intriguée par le silence de sa mère qui ne possède comme seul témoignage familial, une vieille photographie de mariage représentant son oncle et sa tante. C’est ainsi qu’Alexis effectue un voyage en Crète à la recherche de son secret de famille. Le secret de famille, je vous l’accorde, est très usité dans la littérature mais c’est avec brio que Victoria Hislop nous conte celui de la famille Petrakis.

Dans l’île des oubliés, nous suivons le destin de quatre femmes, la courageuse et dévouée Eleni, la discrète et énigmatique Sophia, la délicieuse et généreuse Maria et l’ambitieuse et séduisante Anna. Nous découvrons une histoire familiale ancrée autour Spinalonga, petite ile au large de la Crète qui fut la plus grande léproserie d’Europe jusqu’au milieu du 20ième siècle.

spinalonga

L’ile de Spinalonga, au large de la côte nord de la Crète, accueillait la principale colonie grecque de lépreux entre 1903 et 1957.

Victoria Hislop décrit en profondeur chacune de ces héroïnes, pour lesquels j’ai éprouvé des sentiments réels aux fils des pages, j’ai compati ou je me suis réjouie des péripéties vécues par ces femmes. Une lecture riche en émotion portée par une écriture plus qu’agréable.

Ce livre est également instructif, car j’ignorai totalement l’existence d’une prison à ciel ouvert comme Spinalonga. Je dois également avouer que j’ai été surprise d’apprendre que la lèpre n’a été éradiquée qu’en 1957. Victoria Hislop décrit parfaitement la manière dont la vie sur l’ile s’est organisée, les rapports des Crétois avec leur léproserie. Une histoire sur fond de seconde guerre mondiale avec de jolies histoires d’amour qui m’a passionnée.

Je souligne également le choix parfait du titre français, l’utilisation de cet euphémisme apporte une douceur à ce qui est caché qui me semble parfaitement adapté à ce roman.

 

L’île des oubliés, un roman très réussi !

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# ABC 2014 – Chez Nanet
# La plume au féminin – Chez Opaline

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Le Montespan – Jean Teulé

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   Titre  Le Montespan
    Auteur : Jean Teulé
    Titre original : –
    Traducteur :  –
    Éditeur : Pocket
    Date de publication : 2009
    Nombre de pages :  309
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour ou Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…
Passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Il orna son carrosse de cornes gigantesques, entreprit de mener une guerre impitoyable contre celui qui profanait une union si parfaite, et poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Ce que j’en pense :

Jean Teulé nous raconte ici la grande Histoire à travers la petite histoire, c’est une façon de j’aime beaucoup donc je commence cette lecture avec beaucoup d’enthousiasme.

La petite histoire est celle du marquis et de la marquise de Montespan. Les Montespan vivent un mariage rempli d’amour, de galipettes et de jeux d’argent. Ils sont heureux mais rapidement le couple manque d’argent, le marquis décide donc de faire la guerre pour le roi afin de renflouer le ménage. Sans son homme, la marquise s’ennuie et va donc trouver un peu de distraction à la cour du roi. Elle est belle comme un cœur, elle devient rapidement la favorite du roi Soleil. A une époque où il est de bon ton de voir sa femme dans le lit royal, le marquis de Montespan trouve la situation insupportable et fera tout pour récupérer sa femme.

Jean Teulé nous conte un épisode de l’histoire de France que tout le monde connaît, le roi Soleil étant le plus connu des rois de France et représente l’apogée de la monarchie française. Même si le livre est très documenté, on est loin du sérieux de nos livres scolaires. Il faut dire que le parcours du marquis de Montespan est des plus épiques et même si au niveau de l’humour, ce livre n’a rien de semblable avec Le magasin des suicides, le récit offre de nombreuses scènes mémorables.

Jean Teulé a choisi son camp et défend ardemment l’amoureux trompé en décrivant la noblesse de façon de plus en plus sévère, sale voire écœurante au fur et à mesure que le marquis est abandonné et ridiculisé par ces contemporains. Evidemment, le combat est délayable, Louis XIV ayant tout pouvoir cela donne aux actes du marquis encore plus de grandeur. J’ai également ressenti beaucoup de compassion pour ce marquis plein d’amour déçu. Même si la fin est connu d’avance, j’ai longtemps espéré une fin heureuse pour le marquis de Montespan.

La lecture n’est pas toujours facile avec notamment un début difficilement accrocheur. Je suis malgré tout contente d’avoir lu ce roman et d’avoir entrepris ce voyage au XVII ième siècle.

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :
Un genre par mois – Chez Iluze
# ABC 2014 – Chez Nanet

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L’empreinte de toute chose – Elizabeth Gilbert

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    Auteur : Elizabeth Gilbert
    Titre original : Signature of All Things
    Traducteur : Pascal Loubet (Anglais)
    Éditeur : Calmann-Lévy
    Date de publication : 2014
    Nombre de pages :  616
 
 
 
 
 
 
 
Quatrième de couverture :

Alma Whittaker naît avec le XIXe siècle, à Philadelphie, d’un père anglais dont le talent de botaniste et la roublardise lui ont permis de faire fortune dans le commerce du quinquina et d’une mère qui tient de sa famille de l’Hortus Botanicus d’Amsterdam une formidable érudition ainsi qu’une rigueur toute hollandaise.
 À leurs côtés et au contact des éminents chercheurs qui gravitent autour d’eux, Alma acquiert une intelligence éclectique et la passion de la botanique. En grandissant, elle se passionne pour les mousses puis pour Ambrose Pike, illustrateur de génie. Comme elle, il cherche à percer les secrets de l’univers mais, à la logique scientifique d’Alma, il préfère une pensée ésotérique ; un fossé qui les éloignera inexorablement et poussera enfin Alma à partir à la découverte du vaste monde. Alors que les terra incognita s’amenuisent de jour en jour, Alma explore les continents, la nature, la société dans laquelle elle vit et son propre corps – de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Des bas-fonds de Londres en passant par Philadelphie, Tahiti ou les cimes des Andes, Elizabeth Gilbert nous raconte le siècle kaléidoscopique qui voit jaillir l’esprit des Lumières. Sa plume est vive, insolente, savante et non dénuée de romantisme : à l’image de son héroïne.

Ce que j’en pense :                            images-12Ce roman est un coup de coeur. images-12

J’ai choisi ce roman lors d’une masse critique grâce à la seule mention du mot BOTANIQUE sur la quatrième de couverture. Je l’ai reçu, lu et adoré. Je tiens à remercier de tout cœur les éditions Calmann-Lévy et Babelio pour ce livre qui est mon premier coup de cœur 2014.

Elizabeth Gilbert nous offre ici un très grand livre qui aurait pu s’intituler le fabuleux destin d’Alma Wittacker. Alma nait le 5 janvier 1800 à Philadelphie. Son père est un anglais illettré qui a fait fortune dans la culture, la transformation et l’exportation d’espèces végétales exotiques. Sa mère est hollandaise, c’est la fille du directeur du jardin botanique d’Amsterdam. C’est le parcours d’Alma de sa naissance jusqu’à sa mort que nous conte l’empreinte de toute chose.

Ce roman est très riche. J’ai lu qu’Elizabeth Gilbert s’est documenté pendant trois ans avant la rédaction de ce roman et en effet c’est une mine d’informations sur les expéditions scientifiques du 19 ième siècle, sur les populations indigènes des iles du sud et sur les mousses. Ce sont les mousses qu’Alma étudiera toute sa vie, cette étude la guidera vers une découverte révolutionnaire pour le monde scientifique.

On ne s’ennuie pas une seule seconde, les évènements inattendus se succèdent dans la vie d’Alma. Elle est différente des femmes de on époques et sa vie est tout simplement passionnante. Nous suivons Alma pas à pas et entrons dans tout ce que la vie à de plus intime.

Les personnages sont forts et attachants. Je pense bien sur à Alma que l’auteur décrit comme laide et que je trouve splendide, délicieuse, généreuse, intelligente et entière. Je pense aussi à Prudence, sa sœur adoptive qui a une personnalité troublante, mystérieuse et qui restera pour Alma une véritable énigme. Enfin, je pense à Ambrose, une homme angélique et spirituel qui changera à tout jamais la vie de notre héroïne.

Une plume subtile pour un magnifique roman !

Et j’ai eu la chance d’avoir une petite surprise sur la tranche du livre :

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Livre lu dans le cadre du challenge :
# Plume au féminin – Chez Opaline

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Certaines n’avaient jamais vu la mer – Julie Otsuka

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    Titre  Certaines n’avaient jamais vu la mer
    Auteur : Julie Otsuka
    Titre original : The Buddha in the Attic
    Traducteur : Carine Chichereau (Anglais)
    Éditeur : 10/18
    Date de publication : 2013
    Nombre de pages  143

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli.

D’une écriture incantatoire, Julie Otsuka redonne chair à ces héroïnes anonymes dans une mosaïque de la mémoire éblouissante. Un roman bouleversant.

Ce que j’en pense :

Dans Certaines n’avaient jamais vu la mer, nous suivons des femmes japonaises émigrées aux Etats Unis au début du 20 ième siècle. Elles débarquent en vue d’épouser de riches hommes d’origine japonaise qu’elles ne connaissent que par photos interposées. Le rêve américain s’offre à elles.

Nous les découvrons lors de leur traversée en bateau et les accompagnons dans leur vie.

Julie Otsuka utilise le nous de narration, il donne à ce récit une force extraordinaire, j’ai vraiment eu l’impression d’être l’une d’entre elles. Ce roman est une longue litanie de faits vécus par toutes ces femmes. Elle mélange des moments anodins de la vie quotidienne à des moments heureux et d’autres beaucoup moins… Une vie. Dans ce catalogue de petits moments, l’auteur sème des mots, des phrases  dites par ces personnages, ils rendent encore plus poignant, vrai ce récit.

J ‘ai adoré cette lecture, le style de Julie Otsuka fait que l’on est vraiment au cœur de la destinée de ces Japonaises. On ressent également la mentalité que l’on prête au peuple japonais, un peuple courageux, travailleur qui accepte son sort.

Grace à ce roman, j’ai découvert cet épisode de l’Histoire, l’incarcération des Japonais sur le sol américain après l’attaque de Pearl Harbor. Il ne me semble pas avoir lu cet épisode dans mes manuels scolaires.

Un livre sans fausse note à lire urgemment !

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# La plume au féminin – Chez Opaline

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