Hygiène de l’assassin- Amélie Nothomb

10029_1032958    Titre  : Hygiène de l’assassin
    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Point
    Date de publication : 1995
    Nombre de pages :  180

 

 

 

 

Mon histoire avec ce livre :

Hygiène de l’assassin  est le premier roman d’Amélie Nothomb. J’apprécie beaucoup cette auteure depuis la découverte de son roman Métaphysique des tubes. Depuis 2000, j’ai donc fait le chemin vers Hygiène de l’assassin et dans l’autre sens jusqu’à Tuer le père. Tous ces romans ne m’ont pas laissé la même impression mais c’est toujours avec beaucoup d’enthousiasme que je débute une lecture. C’est donc avec engouement que je me suis engagée dans le challenge Amélie Nothomb proposé par Chinouk. Pour cette épreuve, j’ai décidé de relire tous les livres d’Amélie Nothomb par ordre chronologique de parution ainsi j’ai commencé par Hygiène de l’assassin.

Quatrième de couverture :

Prétextat Tach, quatre- vingt- trois ans, prix Nobel de littérature n’a plus que deux mois à vivre. Monstre d’obésité et de misanthropie il joue avec une cruauté cynique à éconduire les journalistes venus l’interviewer. Les quatre premiers fuient épouvantés. La cinquième, Nina,  aura raison de lui et de son secret : sous les mots se cache le crime et sous l’œuvre l’imposture. La littérature, la vraie, est faite de larmes et de sang

Ce que j’en pense :

Hygiène de l’assassin est un roman qui aurait pu bien être une pièce de théâtre. En effet, il n’y a que très peu de récit, de description dans ce roman tout est écrit sous la forme d’un dialogue. Ce sont les protagonistes de ces conservations qui découpent le roman en chapitre.Prétextat Tach est un octogénaire, prix Nobel de littérature, atteint de la maladie d’Elzenveiverplatz – Cancer des cartilages, une invention de l’auteure – qui le condamne à mourir dans 2 mois. Cet ultimatum  lui fait accepter les interviews de différents journalistes choisis avec minutieux par son secrétaire.

Le roman peut être découpé en deux parties. La première partie constituée des interviews des quatre premiers journalistes qui ne sert qu’à exposer le caractère acerbe, misogyne, misanthrope, intolérant, sadique, provocateur de Prétextat Tach. La seconde partie, l’interview de Nina nous fait découvrir ce personnage odieux plus en profondeur à travers un dialogue caustique et plein d’humour.

A travers des propos de son protagoniste en profite pour égratigner le monde littéraire et journalistique.

On ne peut s’identifier à aucun des deux personnages principaux tellement ils sont chacun leur tour odieux, prétentieux, imbus d’eux même. Le lecteur est spectateur est assiste à une joute verbale des plus intéressante et impressionnante.

Dans ce roman, Amélie Nothomb ne s’interdit aucun néologisme et place quelques mots de vocabulaires peu usités. Son style est toujours aussi piquant et efficace.

Une seule chose m’a déplu dans ce roman… la fin. Pourquoi cette fin ? La lecture de la dernière page m’a laissée totalement perplexe et j’en garde encore aujourd’hui un goût amer.

Un roman indispensable à lire absolument pour les fans d’Amélie Nothomb et pour les autres.

 

Livre lu dans le cadre du challenge Amélie Nothomb – Le Challenge – Chez Chinouk