C’est Lundi, que lisez-vous ? #38

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Le principe de ce rendez-vous est simple, il faut répondre à trois questions chaque lundi:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Ce rendez-vous est organisé par Galléane et vous pouvez retrouver tous les billets sur son blog.

J’ai l’impression de vous proposer des « C’est lundi, que lisez vous ? » qui se ressemblent chaque semaine. Les mamans savent que le mois de juin est très chargé entre les fêtes des activités extra-scolaires, celles des activités périscolaires et celles des écoles, je ne sais plus où donner de la tête et mes lectures en pâtissent. Vivement Juillet ! 🙂

Ce que j’ai lu la semaine dernière : 

# Deux brûle-parfums d’Eileen Chang 

deuxbrule-parfums

Étourdissante de liberté rebelle, de beauté et d’intelligence, Eileen Chang commence sa carrière d’écrivain à vingt ans, entre Hongkong et Shanghai, au plus fort de la guerre sino-japonaise. À la fois portée par un souffle de liberté venu d’Occident et pénétrée de culture traditionnelle, elle déploie tout son art d’observatrice romanesque dans cette Chine en mutation.

C’est le cœur battant qu’on entre dans l’univers de ces Deux brûle-parfums, deux courts romans virtuoses, et comme en miroir, sur les mœurs anglaises et chinoises de l’époque, où pudeur et obscénité répondent à des convenances d’une exquise hypocrisie, offrant à Eileen Chang un champ d’analyse romanesque d’une folle richesse.

Premier brûle-parfum. La jeune Wei-lung sollicite la protection d’une tante, riche mondaine mise au ban de la famille. Madame Liang recèle en effet tous les philtres de l’intelligence pratique de la haute société chinoise, et voit en Wei-lung l’appât qu’elle n’espérait plus…

Second brûle-parfum. Roger Empton, professeur à South China University, est parfaitement amoureux de la très éthérée Susie, une jeune fille idéale qui par grand mystère ignore tout des désirs d’un homme normalement constitué. Au soir de leurs noces, Susie s’enfuit du lit conjugal comme une volaille décapitée, faisant bientôt du malheureux Roger Empton la risée de la bonne société coloniale.

# La condition pavillonnaire de Sophie Divry 

La condition pavillonnaire

La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ?

Ce que je lis aujourd’hui : 

Je continue les deux livres débutés la semaine précédente.

Ce que je lirai ensuite  : 

# De beaux lendemains de Russell Banks 

De-beaux-lendemains

L’existence d’une bourgade au nord de l’état de New York a été bouleversée par l’accident d’un bus de ramassage scolaire, dans lequel ont péri de nombreux enfants du lieu.
Les réactions de la petite communauté sont rapportées par les récits de quatre acteurs principaux. Il y a d’abord Dolorès Driscoll, la conductrice du bus scolaire accidenté, femme solide et généreuse, sûre de ses compétences et de sa prudence, choquée par cette catastrophe qui ne pouvait pas lui arriver, à elle. Vient Billy Ansel, le père inconsolable de deux des enfants morts. Ensuite, Mitchell Stephens, un avocat new-yorkais qui se venge des douleurs de la vie en poursuivant avec une hargne passionnée les éventuels responsables de l’accident. Et enfin Nicole Burnell, la plus jolie (et la plus gentille) fille de la bourgade, adolescente promise à tous les succès, qui a perdu l’usage de ses jambes et découvre ses parents grâce à une lucidité chèrement payée.
Ces quatre voix font connaître les habitants du village, leur douleur, et ressassent la question lancinante — qui est responsable ? — avec cette étonnante capacité qu’a Russell Banks de se mettre intimement dans la peau de ses personnages.

 

 

Je vous souhaite une excellente semaine de lecture en vous demandant « Et vous que lisez-vous ? » 

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24 réflexions sur “C’est Lundi, que lisez-vous ? #38

  1. Pingback: C’est Lundi, que lisez-vous ? #4 | 22h05 rue des Dames

    • Non en effet, cela n’a pas l’air très gai. Mais il traine depuis trop longtemps dans ma PAL (je dois le faire suivre) et j’avais adoré Russell Banks dans Un membre permanent de la famille alors je n’ai pas trop de crainte.
      Bonne semaine à toi !

      Réponse
    • Chacun voit dans les lectures communes des attraits. Pour ma part, j’aime beaucoup. Elle consiste à lire en même temps ou presque un roman et surtout de publier l’avis le même jour. J’en profite souvent pour échanger avec mon co-lecteur au fil de la lecture, on échange nos réactions à chaud et on argumente sur des points au fil de l’eau qui peuvent ne pas apparaître dans l’avis final. Cette lecture à plusieurs créé une sorte de motivation, de stimulation qui donne à cette lecture un goût spécial et donne du dynamisme au blog. Cerise sur le gâteau, elle est souvent l’occasion de faire des digressions et de connaître un peu mieux celui-ci avec qui on partage la lecture. J’espère t’avoir un peu éclairée.

      Réponse

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