Deux brûle-parfums – Eileen Chang

deuxbrule-parfums

   

    Titre  : Deux brûle-parfums
    Auteur : Eileen Chang
    Titre original : 沉香屑-第一炉香 et 沉香屑-第二炉香
    Traducteur : Emmanuelle Péchenart (Chinois)
    Éditeur : Editions Zulma
    Date de publication : 2015
    Date de la première publication : Version originale 1943 / Version française 2015
    Nombre de pages :  198

 
 
 

Quatrième de couverture :

A travers deux courts romans qui explorent, comme en miroir, les moeurs anglaises et chinoises de l’époque coloniale, Eileen Chang nous offre une analyse subtile des ressorts amoureux – dans une société décadente où séduction et sensualité, pudeur et obscénité répondent à des convenances d’une exquise hypocrisie.

Premier brûle-parfum. La jeune Wei-lung sollicite la protection d’une tante, riche mondaine sur le déclin, laquelle voit en elle la promesse d’une nouvelle stratégie…

Second brûle-parfum. Roger Empton, professeur à South China University, épouse une jeune fille idéale qui par grand mystère ignore tout du désir…

Délicatesse infinie et cruauté feutrée des sentiments, malentendus, emportements secrets, suavité évanescente des passions et de leurs ruses… Ici, l’enchantement romanesque a la force d’une promesse entre deux amants. Et c’est le coeur battant que nous entrons dans l’univers de ces Deux brûle-parfums.

Ce que j’en pense :

Ce roman est l’union de deux nouvelles construites sous forme de diptyque. Dans chacune d’entre elles, un personnage apprend à ses dépens que la réputation peut détruire une vie.

Le premier brûle-parfum met en scène Wei-Lung est une jeune fille issue d’une famille modeste. Elle n’a pas d’autres moyens pour continuer ses études de se rapprocher de sa tant et de solliciter son aide. Cette tante, elle ne l’a jamais vu, celui ayant été rejetée par la famille à cause de sa condition de femme aux mœurs libres. Cette dernière accepte à contre cœur d’aider sa nièce, elle a dans l’idée de profiter de la jeunesse de Wei-Lung pour attirer les jeunes prétendants auprès d’elle.

Dans le second brûle-parfum, Roger Empton, un anglais, professeur à l’université va épouser Susie. Susie est une magnifique jeune fille, anglaise également. Elle a été élevée par sa mère seule et les choses de l’amour lui sont totalement étrangères. Ce jour doit être le plus beaux de leur vie…

C’est deux histoires ont comme point commun qu’elles déroulent toutes deux à Hong-Kong (dont le nom signifie port parfumé), une région dans laquelle les anglais sont établis et avec eux leurs habitudes, lorsque la tante de Weih-Lung organise des fêtes, elles ont des senteurs très européennes. Elles mettent également chacune en scène une jeune fille qui va découvrir la vie, les autres. L’une est chinoise, l’autre anglaise. Elles n’ont évidemment pas le même rôle dans le récit mais le parallèle entre elles est très intéressant voire édifiant.

J’ai une nette préférence pour le second récit dans lequel je suis entrée plus rapidement et qui m’a davantage déroutée.

Je trouve le titre, Deux brûle-parfums parfaitement bien choisi, comme un brûle-parfum ce texte subtil et entêtant. C’est lorsqu’il s’éteint que l’on commence à s’en imprégner et que l’on aimerait continuer et découvrir comment chacun va poursuivre son chemin.

 Je remercie Babelio et les Editions Zulma pour ce voyage olfactif.
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zulma
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7 réflexions sur “Deux brûle-parfums – Eileen Chang

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