La Servante écarlate – Margaret Atwood

Titre: La Servante écarlate
Auteur
 : Margaret Atwood
Illustrateur  : –
Titre original : The Hansmaid’s Tale 
Traducteur : Sylviane Rué (Canada)
Éditeur :
Robert Laffont (PAVILLONS POCHE) 
Date de publication : 1985
Nombre de pages : 482







QUATRIEME DE COUVERTURE :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, dans sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau clandestin, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.


MON AVIS :


Ce roman est un Best seller qui a été adapté en série ce qui lui a eu pour conséquence de le rendre encore plus célèbre. Une dystonie sans faille qui nous questionne sur les droits que nous possédons.


Ce livre est encore plus puissant en tant que femme puisque les droits principalement évoqués sont ceux qui ont été supprimés aux femmes. En effet, tout au long du recit, nous suivons une femme devenue Servante Écarlate, esclave sexuelle assinié à un couple pour qu’elle procrée des enfants à la place de la femme, depuis que le régime religieux totalitaire est en place. Nous apprenons donc à travers elle comment elle a peu à peu perdu tout ces droits (droit de travailler, d’avoir un compte bancaire, de ne pas se marier,…). Sa perte de liberté sera total puisqu’au final, elle n’aura même plus le droit de posséder son corps. Elle est descendu au rang d’esclave et son corps au rang d’objet. On ne lui demande même plus de pouvoir parler ou réfléchir mais juste de pouvoir procréer. Ça nous fait nous réfléchir sur la condition de la femme et sur comment elle a été considéré depuis des siècles. Je veux dire que cette réalité ne nous était pas si éloigné il y a à peine une centaine d’année. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait comparable mais l’idée est la même : l’homme travaillait et la femme devait procréer c’était son seule rôle dans sa vie. En fin de compte, Defred, notre Servate Écarlate, est présenté de la même façon. En dehors, des femmes pouvant procréer, bien d’autres classes de la société ont été privées de leurs libertés.


Ce roman entier, comme celui de Georges Orwell 1984, nous parle de la fragilité et de l’importance de nos libertés individuelles. Dans 1984, cette notion est poussé à l’extrême mais on retrouve la même idée dans la Servante Écarlate. Les Marthas, femme pauvres, ne sont faites que pour cuisiner et faire le ménage, les femmes des commandants ne font rien sauf coudre ou s’occuper du jardin, il n’y a plus d’alcool de cigarette, de prostitution, de films pornographique. Tout ce qui est en rapport avec l’amour, l’érotisme et le désir a été supprimé. Toutes les femmes sont d’ailleurs habillé de façon à ne pas arrêter l’œil de l’homme. Le sexe est donc associé dans ce monde inventé par Margaret Atwood seulement à la procréation. Mais sans parler, même les hommes sont privées de leur liberté, seule de pouvoir courtoiser une femme ou de la marier et chaque homme a sa place dans la société. Chacun est range selon son utilité et tout est fait pour que personne ne puisse se révolter.

Une réflexion sur “La Servante écarlate – Margaret Atwood

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s