Femme au foyer – Jill Alexander Essbaum

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    Titre  Femme au foyer
    Auteur : Jill Alexander Essbaum
    Titre original : Hausfrau
    Traducteur : Françoise du Sorbier (Anglais – Etats-Unis)
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2016
    Date de première publication  Version originale 2015 / Version française 2016

    Nombre de pages  386

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Anna était une bonne épouse. La plupart du temps.

Anna, une Américaine de trente-sept ans, est une épouse apparemment parfaite. Son mari suisse travaille dans une banque d affaires et elle s est installée avec lui dans une riche banlieue de Zurich où elle élève ses trois enfants. Cependant, malgré les apparences d une vie confortable, Anna, coupée de ses racines, s ennuie dans cette Suisse si différente de son pays. Incapable de communiquer avec un mari de plus en plus distant, elle se tourne vers la psychanalyse, et se surprend à chercher un épanouissement sexuel avec d autres hommes. Mais mettre fin à ces relations devient de plus en plus difficile et elle commence à perdre le contrôle. Au moment où la frontière entre passion et moralité s estompe, Anna découvre qu il n y a pas de retour possible.

Intime, intense, écrit avec le tranchant d un couteau suisse, le roman de Jill Alexander Essbaum dissèque le mariage et interroge la sexualité.

Ce que j’en pense :
 

La quatrième de couverture compare ce roman à Madame Bovary ou Anna Karénine. Je n’ai donc pas hésité quand Babelio m’a proposé cette lecture. Je remercie donc Babelio et les éditions Albin Michel de m’avoir permis de découvrir ce roman avant sa sortie.

Anna est une américaine. Elle a émigré en Suisse lorsqu’elle a épousé Bruno, originaire de ce pays. Neuf ans ont passé mais Anna ne se sent toujours pas chez elle dans ce pays. Elle n’a aucun ami et parle à peine la langue. Sa vie se résume donc à son mari et à ses enfants. Elle passe pour être une bonne épouse mais ses occupations ne font pas d’elle, une femme heureuse.

Autant le dire tout de suite, Femme au foyer n’a pas été la grand lecture que j’attendais. La comparaison avec le roman de Flaubert ou celui de Tolstoï sont usurpées. Même si ces trois femmes trompent leur ennui avec des relations extra conjugales qui ne seront ps à la hauteur de leur attente. Anna est une femme du XXIème siècle, elle est donc plus libérée sexuellement que ces deux ainées ou tout au moins l’auteur est plus libre dans ses écrits. Mais ce qui est à mon sens, le plus grandiose dans ces deux romans est la fresque de l’époque, celle-ci n’est malheureusement pas à la hauteur dans Femme au foyer.

Jill Alexander Essbaum a cependant a talent incontestable pour décrire les ressentis de son héroïne. J’ai capté chaque nuance de son état d’esprit. Malheureusement, j’ai rapidement eu l’impression de tourner en rond.

La structure du roman n’est également pas simple à appréhender puisque les paragraphes sautent du présent au passé, des cours de langues aux séances avec le psychiatre. Mais je m’y suis vite habituée et cet enchainement saccadé permettant au lecteur de comprendre Anna est devenu un atout pour cette lecture.

Les nons germanistes, comme moi, apprécieront également quelques leçons de grammaire dans la langue de Goethe.

masse-critique-babelio

Albin michel

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21 réflexions sur “Femme au foyer – Jill Alexander Essbaum

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