Ma PAL d’hiver 2015

Ma PAL d'Hiver

 

Je n’ai pas honoré mes engagements avec Ma PAL d’Automne puisque j’ai lu seulement 4 livres sur les 10 prévus. Mais j’aime beaucoup faire des listes alors je me suis amusée à concocter Ma PAL pour cet hiver en conservant quelques titres non lus cet automne.

 

 

# Ru de Kim Thuy

ru

Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l’enfance dans sa cage d’or à Saigon, l’arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d’un bateau au large du golfe de Siam, l’internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, Ru dit le vide et le trop-plein, l’égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d’un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d’argent, Kim Thúy restitue le Vietnam d’hier et d’aujourd’hui avec la maîtrise d’un grand écrivain.

# L’élu de Chaïm Potok

Chaim-Potok-L-Elu

Tandis que l’Amérique vit au rythme de l’avancée alliée en Europe, une partie de base-ball acharnée précipite la rencontre de Danny et Reuven, deux adolescents du quartier de Brooklyn issus de communautés juives radicalement opposées. Malgré leurs différences, naît entre eux une amitié profonde et sincère, défiant un monde que les logiques communautaires étouffent.

 

# Nymphéas noirs de Michel Bussi

9782266222372

Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au coeur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, ou chacun est une énigme, ou chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

# La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

La petite communiste qui ne souriait jamais

Retraçant le parcours d’une fée gymnaste qui, dans la Roumanie des années 1980 et sous les yeux émerveillés de la planète entière, mit à mal guerres froides, ordinateurs et records, ce roman dont la lecture politique n’épargne ni le bloc de l’Est ni la version falsifiée qu’en donnait à voir l’Occident délivre une passionnante méditation sur l’invention et l’impitoyable évaluation du corps féminin.

# Ce pays qui te ressemble de Tobie Nathan

Ce pays qui te ressemble

C’est dans le ghetto juif du Caire que naît, contre toute attente, d’une jeune mère flamboyante et d’un père aveugle, Zohar l’insoumis. Et voici que sa soeur de lait, Masreya, issue de la fange du Delta, danseuse aux ruses d’enchanteresse, le conduit aux portes du pouvoir. Voici aussi les mendiants et les orgueilleux, les filous et les commères de la ruelle, les pauvres et les nantis, petit peuple qui va roulant, criant, se révoltant, espérant et souffrant.

Cette saga aux couleurs du soleil millénaire dit tout de l’Égypte : grandeur et décadence du roi Farouk, dernier pharaon, despote à l’apparence de prince charmant, adoré de son peuple et paralysé de névroses. Arrivée au pouvoir de Gamal Abdel Nasser en 1952 et expulsion des Juifs. Islamisation de l’Égypte sous la poussée des Frères musulmans, première éruption d’un volcan qui n’en finit pas de rugir… C’est la chute du monde ancien, qui enveloppait magies et sortilèges sous les habits d’Hollywood. La naissance d’un monde moderne, pris entre dieux et diables.

# Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga

Notre Dame du Nil

«Il n’y a pas de meilleur lycée que le lycée Notre-Dame du Nil. Il n’y en a pas de plus haut non plus. 2 500 mètres annoncent fièrement les professeurs blancs. 2 493, corrige sœur Lydwine, la professeure de géographie. “On est si près du ciel”, murmure la mère supérieure en joignant les mains.»
Rwanda, début des années 1970. Au lycée Notre-Dame du Nil, près des sources du grand fleuve égyptien, de jeunes filles en fl eurs se préparent à devenir de bonnes épouses, de bonnes mères, de bonnes chrétiennes. Mais sous le calme apparent couve la haine raciale. Un quota «ethnique» limite à 10 % le nombre des élèves tutsi, les persécutions se multiplient et voici que s’approchent les nervis du pouvoir…

 

# Cette vie de Karel Schoeman

Cette vie

Seule dans l’obscurité de sa chambre, une vieille femme se meurt et resonge à sa vie discrète, passée à écouter et observer les autres. Au crépuscule de son existence, elle lève enfin le voile sur les secrets inavoués de son clan et recompose un puzzle intime, pétri de rancoeurs et de douleurs. Sur fond de paysage tissé par le vent, la poussière et le silence, c’est un monde fantôme qui se déploie sous ses yeux, celui des Afrikaners, austères et secrètement ardents, débarqués au début du XIXème siècle, sur les terres arides d’Afrique du Sud. Là « ou le pardon n’existe pas ».

# La fractale des raviolis de Pierre Raufast

La-fractale-des-raviolis

« Je suis désolé, ma chérie, je l’ai sautée par inadvertance. » Je comprends que l’on puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par curiosité, par habitude, par intérêt, par gourmandise, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non.

Comment se venger d’un mari volage? En l’empoisonnant avec son plat préféré. Mais rien ne se passe comme prévu et c’est tout un engrenage qui se met en place.

Un premier roman gigogne d’une inventivité rare, qui nous fait voyager dans l’espace et le temps.

# Le Héron de Guernica d’Antoine Choplin

Le héron de Guernica

A Guernica, en avril 1937, le jeune Basilio passe son temps dans les marais à peindre des hérons cendrés, alors que la population fuit dans la crainte de l’arrivée des Nationalistes. Le jour même du bombardement, le 26 avril, il cherche à rendre le frémissement invisible de la vie, dans les plumes d’un oiseau. Mais une fois la ville en feu, il ne peut se retenir d’aller voir, de ses propres yeux le massacre. Comment rendre compte de la réalité, que ce soit celle d’un héron ou d’une guerre terrible ?  Basilio se rendra jusqu’à Paris, au début de l’été, pour découvrir le « Guernica » de Picasso, cette peinture magistrale, témoignage imparable de la tragédie, bien que le peintre célèbre n’en ait pas été le témoin. Avec son économie de style, Antoine Choplin nous interroge sur la nécessité de l’art pour rendre compte de notre condition humaine, même la plus extrême.

 

# Tsubame d’Aki Shimazaki

Tsubame

Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu’elle est veuve, mère d’un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l’avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l’instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s’élancer hors du nid ?

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28 réflexions sur “Ma PAL d’hiver 2015

  1. J’ai aussi beaucoup de mal à tenir ce genre de liste….du coup, moi une lecture « imposée » par mois cela me suffit!
    Je te souhaite d’excellentes lectures en tout cas, surtout pour les deux premiers!

    Réponse
  2. Je ne connaissais pas ce principe de mini PAL c’est vraiment chouette !
    Notre-Dame du Nil me tente beaucoup. Je suis en plein La variante chilienne de Pierre Raufast, c’est très agréable, le résumé des Raviolis laisse présager un roman un peu similaire.

    Réponse
    • C’est une façon de faire baisser sa PAL petit à petit. Je n’arrive jamais à la finir mais j’en lis quelques uns donc rien est perdu. J’ai hate de découvrir l’écriture de Pierre Raufast… Tiens je vais le placer dans mes prochaines lectures.

      Réponse
  3. Pingback: Notre-Dame du Nil – Scolastique Mukasonga | Nos expériences autour des livres

  4. Pingback: Ce pays qui te ressemble – Tobie Nathan | Nos expériences autour des livres

  5. Pingback: La petite communiste qui ne souriait jamais – Lola Lafon | Nos expériences autour des livres

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