Annabel – Kathleen Winter

Annabel

   

    Titre  : Annabel
    Auteur : Kathleen Winter
    Titre original : Annabel
    Traducteur : Claudine Vivier (Anglais – Canada)
    Éditeur : 10/18
    Date de publication : 2014
    Date de la première publication : Version originale 2010 / Version française 2013
    Nombre de pages :  470

 
 
 
 

Quatrième de couverture :

1968, un bourg côtier du Labrador au Canada. Un enfant naît, ni garçon ni fille. Intersexué. Ils sont trois à partager ce secret : les parents et une voisine de confiance. On décide de faire opérer l’enfant ; ce sera Wayne – le choix du père. Mais dans l’eau trouble de l’adolescence, son moi caché, cette Annabel qui l’accompagne comme une ombre, réapparaît. Et avec elle, la vérité. Un magnifique roman sur la différence et l’identité, porté par une langue poétique où vibrent intimement la Nature et les êtres.

Ce que j’en pense :

Annabel est un beau roman. Un magnifique sujet qui pourtant aurait pu être mieux traité.

Un enfant né à la fin des années 1960 dans le Labrador (Canada). C’est un enfant exceptionnel puisqu’il est hermaphrodite vrai c’est à dire qu’il possède les deux organes sexuels mâle et femelle. Son père décide qu’il sera un garçon et le nomme Wayne. Sa mère préférait le laisser grandir avec sa spécificité. Annabel nous conte la vie de cet enfant et de sa famille.

J’aime beaucoup le sujet. Il est vrai que les individus hermaphrodites ou intersexués sont rares voire extrêmement rares (j’ai pu lire que ce phénomène concerne 1 à 2 naissances sur 1 000). Mais chez les personnes sexuellement différenciées, il est moins rares de les voir développer une sensibilité, des habitudes associées stéréotypiquement à l’autre sexe. Plus largement, Annabel peut être lu comme un livre sur la différence. 

Kathleen Winter donne la parole à Wayne. On le sent mal à l’aise avec son corps, avec ce qu’il est. Mais je trouve que l’auteur ne va pas assez loin dans son ressenti et sur ces choix. Cette mécanique de découverte de soi, d’apprentissage et d’acceptation m’intéressait et c’est ce que je m’attendais à les trouver davantage développés en ouvrant ce livre. 

Je ne suis pas médecin mais il me semble que certains faits exposés dans ce livre sont impossibles. Je ne comprends pas pourquoi les mentionner alors que selon moi il n’apporte rien de plus au récit.

Ce roman déborde d’amour. Jacintha, la mère se morfond dans la culpabilité d’avoir imposer à sa fille d’être un garçon. Treadway, le père, a la fierté mal placée des hommes qui souhaitent que leur fils soit un « vrai homme », cependant ces actes souvent maladroits dégagent un puissant amour. Wayne aime ses parents et accepte beaucoup pour ne pas les décevoir.

Annabel est un beau roman, il m’a beaucoup plu. Un travail en profondeur de la personnalité de Wayne aurait sans aucun doute transmis plus d’émotions à la lectrice que je suis.

 

Noctambule a gentiment accepté de lire en ma compagnie. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de beaucoup partager pendant la lecture, je suis donc impatiente de lire son avis. (à venir)

 

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16 réflexions sur “Annabel – Kathleen Winter

  1. Pingback: Annabel – Kathleen Winter | 22h05 rue des Dames

  2. J’ai trouvé que le rythme est inégal dans l’histoire. J’ai trouvé un essoufflement sur le milieu. Mais l’idée est belle et certaines scènes sont belles surtout au début sur le ressenti de la mère. Puis le choix du père pour venger son fils.
    Une agréable lecture qui manque peut -être d’unité mais qui part d’une véritable volonté de raconter une différence.
    Je suis d’accord sur la véracité de certains faits mais ce n’est pas une histoire vraie. L’auteure prend ce qu’elle veut. Je te l’accorde c’est dommage. Cela rend Annabel moins authentique. 🙂
    Ravie d’avoir fait cette lecture avec toi 🙂

    Réponse
  3. Je l’ai lu et chroniqué en début d’année et je me joins à ton avis : beaucoup d’amour, une noble ambition de raconter la différence mais certaines choses sont mal exploitées. J’avais l’impression de lire un premier jet, très incomplet…

    Réponse
  4. Quel sujet délicat et difficile… Je crois me souvenir que Guy des Cars avait traité un sujet similaire.
    Je me sens mal à l’aise avec la souffrance de la famille et de l’enfant, avec ce secret, avec cette recherche d’identité… Je ne me sens pas tout à fait prête à le lire mais je le garde en mémoire.
    Merci pour vos avis et cette suggestion ! Très intéressants.

    Réponse
    • C’est vrai que le sujet n’est pas simple. Il y a de la souffrance bien sur mais ce n’est pas du tout un livre triste. Chacun est pudique, personne n’étale son mal vivre, son mal être.

      Je comprends très bien que tu sois retissante à te lancer.

      Réponse

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