Hôtel Iris – Yôko Ogawa

Hôtel-Iris-Yôko-Ogawa

   

    Titre  : Hôtel Iris
    Auteur : Yôko Ogawa
    Titre original : Hoteru Airisu
    Traducteur : Rose-Marie Makino-Fayolle
    Éditeur : Actes Sud
    Date de publication : 2000
    Date de la première publication : Version originale 1996 / Version française 2000
    Nombre de pages :  254

 
 
 

Quatrième de couverture :

Mari est réceptionniste dans un hôtel appartenant à sa mère. Un soir, le calme des lieux est troublé par des éclats de voix : une femme sort de sa chambre en insultant le vieillard élégant et distingué qui l’accompagne, l’accusant des pires déviances. Fascinée par le personnage, Mari le retrouve quelques jours plus tard, le suit et lui offre bientôt son innocente et dangereuse beauté.
Cette étonnante histoire d’amour, de désir et de mort entraîne le lecteur dans les tréfonds du malaise dont Yôko Ogawa est sans conteste l’une des adeptes les plus douées.

Ce que j’en pense :

Mari est une jeune fille de 17 ans qui travaille comme réceptionniste dans l’hôtel tenu par sa mère. L’hôtel Iris est un établissement modeste et relativement calme, situé loin des plages. Jusqu’au soir où un scandale éclate, une prostituée hurle des insultes à un vieil qui lui répond par un « Tais –toi, Putain ! » autoritaire. Cette phrase, le ton utilisé ainsi que l’élégance de l’homme fascine la jeune Mari.

Hôtel Iris est un livre déroutant, intriguant qui m’a beaucoup plu. On ne sait pas où l’on est, ni quand. En effet, je n’ai relevé aucun indice sur la situation géographique ou temporelle dans lequel se déroule le récit. A cause de l’auteur, de la couverture et de la présence d’ile, je me suis imaginé au Japon mais rien ne le précise.

Les personnages ont eux aussi leur part de mystère, le vieil homme est gentil et attentionné puis violent et brutal envers Mari sans aucune transition. Mari est à la fois envoutée et dégoutée par les rapports sadomasochistes qu’elle entretient avec ce vieillard. Il y a bien quelques faits dans l’histoire de chacun qui pourrait expliquer leur comportement mais ils gardent leur secret. La fin du roman le souligne. A part Mari aucun personnage ne porte de nom ou de prénom, ils sont qualifiés par leur fonction ou leur métier. Ils se nomment la mère, la femme de manège et le traducteur. Cette distance ne m’a permis de m’attacher à aucun mais j’ai cependant apprécié de les suivre dans ce récit.

Cette histoire d’amour improbable entre ces deux personnages que tout oppose m’a passionnée. Yôko Ogawa ne cache rien de la perversion de cette relation sans rentrer dans les détails pornographiques. De plus ces scènes sont intercalées avec d’autres de la vie quotidienne qui permettent d’apporter des indices sur la personnalité de chaque protagoniste de façon très subtile et très agréable.

 

Hôtel Iris est un roman que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, je lirai assurément d’autres romans de cet auteur.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge :

# Challenge écrivains Japonais d’hier et d’aujourd’hui – Chez Adalana
# ABC 2015 chez Nanet
# Plan ORSEC pour PAL en danger – Chez George

logo-challenge-c3a9crivains-japonaisABC2015

 

Plan ORSEC

 

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17 réflexions sur “Hôtel Iris – Yôko Ogawa

  1. D’elle, j’avais bien aimé « La formule préférée du professeur ». Un livre apparemment très différent de celui-ci car c’était un livre plutôt tendre, un feel good book de bonne qualité

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  2. Je ne connaissais pas du tout ce titre de l’auteure. Ça m’intéresse forcément car j’aime beaucoup la littérature asiatique. A retenir alors 🙂

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  3. Comme mithrowen, j’ai lu « La formule préférée du professeur », que j’avais beaucoup aimé. Même si ce roman à l’air très différent, il me tente aussi: plus sombre, certes, mais je pense que le style et l’attention portée aux personnages me séduira autant !

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    • Oh la la ! Il faut absolument que je lise La formule préférée du professeur. C’est vrai que Yoko Ogawa aime ses personnages et qu’elle les traite avec beaucoup d’attention. Il devrait te plaire.

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  4. Souvenirs, souvenirs… je l’avais lu il y a des années. Dix, peut-être plus… Je ne m’en souvenqis pas, jusqu’à ce que je tombe sur ton article. Je vais aller le rechercher au fond de mes cartons. Merci 🙂

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