Le soleil des mourants – Jean-Claude Izzo

   


Le soleil des mourants    Titre  
: Le soleil des mourants
    Auteur : Jean-Claude Izzo
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Flammarion
    Date de publication : 1999
    Date de la première publication : 1999
    Nombre de pages :  270

 
 
 
 
 
 

Quatrième de couverture :

Lorsque les pompiers évacuent le corps de Titi, son seul vrai copain de galère mort sous un banc de la station Ménilmontant, Rico décide de foutre le camp. De quitter Paris, pour le Sud. A mourir, autant mourir au soleil.
Dans l’hiver glacial, Rico rumine l’échec de sa vie. Son divorce. Son fils, Julien, qu’il n’a plus le droit de voir. L’engrenage qui l’a jeté à la rue.
A Marseille, il voudrait revoir Léa, le premier amour de sa jeunesse. Qui a dit que l’espoir est au bout du chemin?

Ce que j’en pense :

Le soleil des mourants est un livre dur et fort qui nous montre l’autre facette de la misère. Je l’ai adoré.

Rico et Titi sont amis dans cette vie de galère qu’est la rue, ce sont des clochards, appelés pudiquement SDF (Sans Domicile Fixe). Le roman s’ouvre sur le décès de Titi, la nuit, alors qu’il est seul dans une station de métro. En perdant Titi, Rico perd le peu qu’il lui restait. Il ne veut plus, il ne peut plus continuer cette vie et décide de partir à Marseille sur les traces de son premier amour.

Un livre très dur mais à la fois très touchant sur la misère. Bien qu’il ne soit pas défini comme tel, ce roman pourrait être le témoignage de celui à qui on ne donne jamais la parole, celui que l’on écoute pas, l’homme qui vit dans la rue.

Durant le voyage qu’effectue Rico, non sans difficulté, de Paris à Marseille, il revient sur les événements qui l’on conduit au fond du trou entre divorce et licenciement. Il pense avec beaucoup d’émotions à son fils qu’il ne connaît plus. Mais c’est aussi l’occasion pour le lecteur de découvrir la vie de SDF de l’intérieur, sans faux semblants, avec la solitude, la violence, l’alcoolisme et la déshumanisation.

Ce livre m’a beaucoup touché ? Jean-Claude Izzo a su trouver les mots justes pour évoquer la clochardisation, la pauvreté sans voyeurisme, ni misérabilisme. Rico est un homme que l’on aime et que l’on respecte. On a très envie de lui tendre la main et de l’aider à sortir la tête de l’eau qui puisse enfin respirer un air sain. Il est très émouvant et c’est avec beaucoup d’intelligence qu’il nous livre son regard sur sa vie.

 

Un livre qui ne laisse pas indifférent. C’est sans aucun doute avec un autre regard que l’on considèrera celui que d’habitude on ne regarde pas.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges :
# ABC 2015 chez Nanet
ABC2015

 

 

 

 

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6 réflexions sur “Le soleil des mourants – Jean-Claude Izzo

  1. Je pense que j’ai une âme trop sensible pour lire ce genre d’ouvrage. En tout cas le sujet est fort et chapeau à l’écrivain de l’avoir aussi bien traité alors. Je trouve le titre très poétique !

    Réponse

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