Tous les matins du monde – Pascal Quignard

Tous les matins du monde
   Titre  Tous les matins du monde
    Auteur : Pascal Quignard
    Titre original : –
    Traducteur : –
    Éditeur : Folio
    Date de publication : 1993
    Nombre de pages :  132

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

« Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l’ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse.

Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu’à la barque. L’ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu’il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura : – Je ne sais comment dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids. »

Ce que j’en pense :

Tous les matins du monde est une réflexion sur la musique. Suffit-il de faire de la musique pour être musicien ?

Madame de Sainte Colombe vient de mourir laissant son mari seul avec ces deux jeunes filles. Monsieur de Sainte Colombe est inconsolable, il passe ses journées à jouer de la viole de gambe, enfermé dans une petite cabane. A travers cet instrument, Monsieur de Sainte Colombe exprime tout son malheur, il va même jusqu’à ajouter une corde supplémentaire à la viole pour lui permettre de retranscrire toutes les nuances de la voix humaine. Il forme un trio avec ses filles qui a tellement de succès que le roi le souhaite à sa cour. Mais pour Monsieur de Sainte Colombe la musique est un art de vivre et non un moyen de monter socialement.

Ce roman est texte très court basé sur des faits historiques réels qui met la musique au cœur de l’histoire. Pour Pascal Quignard, la musique se vit à chaque instant, le vent, un peintre menant le pinceau émane une musicalité qui mérite d’être découverte et entendue. Cette vision de la musique est ce que chaque passionné voue à l’objet de sa passion. J’ai trouvé ce thème très intéressant et très bien abordé, la passion, ici la musique, conduit chaque instant de la vie pour rester telle quelle est il ne faut pas attendre quelque chose d’elle.

Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à trouver un quelconque intérêt aux personnages peuplant ce roman. Ils restent trop loin du lecteur sauf peut être Monsieur de Sainte Colombe qui est le seul à s’ouvrir et à présenter ses émotions et ses sentiments.

Tous les matins du monde est un livre assez noir que Pascal Quignard sert avec un style assez particulier, des phrases très courtes, un style ampoulé qui selon moi convient parfaitement à l’image que j’ai du 17ième siècle.

 

Livre lu dans le cadre des challenges :
# ABC 2014 – Chez Nanet
# Les 100 livres à lire au moins une fois – Chez Bianca

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3 réflexions sur “Tous les matins du monde – Pascal Quignard

  1. Pingback: Bilan sur les challenges 2014. | Nos expériences autour des livres

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